Un texte splendide de Bernard Tremeau, paru sur le site des 4 vérités. Les antilibéraux et autres
amis de la LCR (sans doute futur "NPA", Nouveau Parti Anticapitaliste) qui viennent se faire du mal sur ce blog n'ont pas fini de s'étouffer. Je vous parie qu'il vont encore me reparler de
"provocation", de "fake", de "parodie". Ce sont leurs derniers mots à la mode en ce moment. Y'en a un qui le dit, tous les autres le disent. C'est assez drôle à voir au final.
Article de B. Trémeau :
Bertrand Delanoë vient de jeter un pavé dans la mare aux grenouilles. Il a dit qu'il était
"libéral". Et, pour nous, il a raison de le dire ! Car le "libéralisme", le libre-échange des biens ou des services entre les hommes aboutit toujours à produire le maximum possible de richesses.
Chacun essayant d'apporter sur le marché le plus possible de biens pour les transformer en argent et mettre cet argent dans sa poche. Et quand un gouvernement supprime cette motivation, en
décidant par exemple de donner à tous les paysans le même salaire, les paysans ne cherchent plus à produire le plus possible pour gagner le plus possible. La production chute. Le "Grand bond en
avant" de Mao en Chine a fait mourir de faim entre 20 et 30 millions de chinois...
Mais le libéralisme a un inconvénient majeur. Il aboutit à des inégalités de revenus. Ceux qui sont en bonne santé, ceux qui sont intelligents, ceux qui n'ont pas peur de travailler ou ceux qui
n'hésitent pas à prendre des risques en innovant gagnent plus d'argent que ceux qui sont infirmes, qui sont débiles, qui sont toujours fatigués, ou qui préfèrent la sécurité d'un travail de
fonctionnaire. Nous sommes tous différents les uns des autres. Ce que notre travail nous permet d'apporter sur le marché a nécessairement une valeur différente. Il y a donc des riches et des
pauvres. Il y a toujours eu des riches et des pauvres...
Avec la mondialisation, il y en aura de plus en plus. La taille du marché devient planétaire. Des millards d'hommes peuvent être intéressés par ce que je peux leur offrir. Je peux donc avoir des
miliards de clients. Et avec les progrès technologiques, ces clients sont de plus en plus riches. Les différences de revenus deviennent fantastiques. Les joueurs de foot qui intéressent des
millions de spectateurs, les fabricants de logiciels ou les vendeurs d'une boisson gazeuse le savent bien : ils font des fortunes colossales, car ils savent apporter aux millards d'habitants du
monde ce qu'ils souhaitent avoir.
Et nous en profitons tous, comme producteurs et comme consommateurs. Car l'entreprise qui fait des bénéfices embauche au lieu de licencier, donne de bons salaires sans mégoter, tout en vendant
ses produits de moins en moins cher.
Mais de telles inégalités, issues du libre comportement économique, sont jugées par une majorité de français comme totalement intolérables. Elles sont ressenties comme des "injustices sociales".
Le patron utiliserait son pouvoir pour "exploiter" ses salariés. C'est-à-dire les payer moins cher qu'il ne le "devrait" et s'offrir ainsi à lui-même de gros revenus. Le salarié ne doit donc pas
se laisser faire. Le mythe de la "lutte des classes" est né.
L'actionnaire, qui touche de gros dividendes, du fait que l'entreprise dont il est propriétaire fait de bons bénéfices, "volerait" au salarié ce qui lui revient. On oublie que l'actionnaire a
économisé une partie de son argent. Cet argent a été mis à la disposition d'une entreprise pour acheter un outil de travail efficace. Par exemple, pour transporter de la terre, on a remplacé la
panière en osier portée sur la tête par un gros camion aux roues énormes. Le revenu mensuel du chauffeur de camion est finalement bien supérieur à celui de la femme qui porte sa panière.
Tel nous apparaît le libéralisme : une collaboration étroite et toujours négociée dans l'entreprise entre le patron, les actionnaires et les salariés. Négociations imposées par la concurrence
devenue planétaire. Cependant, il est évident que, dans une société riche comme la nôtre, il serait scandaleux de laisser sans soins un malade, sans toit un vieux ou sans école un enfant..
Je ne pense pas que le "libéralisme" de Bertrand Delanoë soit le même que le mien. Et je n'analyse pas les raisons qui le poussent à se présenter comme un libéral. Mais merci à Bertrand Delanoë !
Nous passons de l' "ultralibéralisme" au "libéralisme". C'est merveilleux !
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Il y a quelques années, Jean-Jacques Annaud me disait que les
Américains évitaient d'envoyer leurs grands films à Cannes, tellement ledit festival avait mauvaise image et mauvaise presse (ce n'est plus le cas maintenant). Vers la même époque d'ailleurs, Luc
Besson disait qu'il n'y avait pas eu de bonne palme d'or depuis... Apocalyspse now, en 1979.
De même, cette année, les oscars (avec une audience en chute libre) ont récompensé Paul
Thomas Anderson, autre idole cannoise, et son brûlot sur le pétrole et la Bible (cherchez la cible politique...). Les frères Coen, habitués du bunker cannois, ont aussi été couronnés pour un
autre exercice de style : comme dans Fargo, l'Homme qui n'était pas là et une dizaine d'oeuvrettes, les frères Coen délivrent jusqu'à la nausée le même message : les petits wasp, les petits
blancs du Texas ou du Nord Dakota sont bêtes, brutaux, violents et incurables.
Tiens! La droite se réveille. Nicolas Sarkozy semble être revenu de son flirt avec les "progressistes". Après l’ouverture, la
fermeture ? Sa décision surprise, il y a une semaine, d’affronter les syndicats, hostiles au service minimum dans les écoles primaires et à la réduction des effectifs d’enseignants, ravive un
vieux clivage. "Dans la vie, il y a la gauche et il y a la droite", a dit le président, mardi. Retour aux fondamentaux.
La conversion du
PS
regarder
les réalités. L’historien Bernard Lewis le remarque, dans la revue Le Débat (mai-août 2008) : "(…) En ce moment nous assistons à un changement dans l’histoire dont l’ampleur égale
celle de la chute de Rome, l’avènement de l’islam ou la découverte des Amériques". Il écrit : "Il se pourrait que dans un avenir envisageable des musulmans soient majoritaires dans quelques
villes européennes du moins, sinon dans des pays (…)". Mais, pour un fumeux prétexte, le rapport 2006 de la Documentation française, "Immigration et présence étrangère en France", ne sera
jamais publié. On y apprenait que les jeunes issus de l’immigration représentent 25% de la tranche des 20-29 ans et que cette proportion devrait dépasser prochainement les 30%. Circulez,
rien à voir!