Mercredi 2 juillet 2008

Un texte splendide de Bernard Tremeau, paru sur le site des 4 vérités. Les antilibéraux et autres amis de la LCR (sans doute futur "NPA", Nouveau Parti Anticapitaliste) qui viennent se faire du mal sur ce blog n'ont pas fini de s'étouffer. Je vous parie qu'il vont encore me reparler de "provocation", de "fake", de "parodie". Ce sont leurs derniers mots à la mode en ce moment. Y'en a un qui le dit, tous les autres le disent. C'est assez drôle à voir au final.

Article de B. Trémeau :

Bertrand Delanoë vient de jeter un pavé dans la mare aux grenouilles. Il a dit qu'il était "libéral". Et, pour nous, il a raison de le dire ! Car le "libéralisme", le libre-échange des biens ou des services entre les hommes aboutit toujours à produire le maximum possible de richesses. Chacun essayant d'apporter sur le marché le plus possible de biens pour les transformer en argent et mettre cet argent dans sa poche. Et quand un gouvernement supprime cette motivation, en décidant par exemple de donner à tous les paysans le même salaire, les paysans ne cherchent plus à produire le plus possible pour gagner le plus possible. La production chute. Le "Grand bond en avant" de Mao en Chine a fait mourir de faim entre 20 et 30 millions de chinois...

Mais le libéralisme a un inconvénient majeur. Il aboutit à des inégalités de revenus. Ceux qui sont en bonne santé, ceux qui sont intelligents, ceux qui n'ont pas peur de travailler ou ceux qui n'hésitent pas à prendre des risques en innovant gagnent plus d'argent que ceux qui sont infirmes, qui sont débiles, qui sont toujours fatigués, ou qui préfèrent la sécurité d'un travail de fonctionnaire. Nous sommes tous différents les uns des autres. Ce que notre travail nous permet d'apporter sur le marché a nécessairement une valeur différente. Il y a donc des riches et des pauvres. Il y a toujours eu des riches et des pauvres...

Avec la mondialisation, il y en aura de plus en plus. La taille du marché devient planétaire. Des millards d'hommes peuvent être intéressés par ce que je peux leur offrir. Je peux donc avoir des miliards de clients. Et avec les progrès technologiques, ces clients sont de plus en plus riches. Les différences de revenus deviennent fantastiques. Les joueurs de foot qui intéressent des millions de spectateurs, les fabricants de logiciels ou les vendeurs d'une boisson gazeuse le savent bien : ils font des fortunes colossales, car ils savent apporter aux millards d'habitants du monde ce qu'ils souhaitent avoir.

Et nous en profitons tous, comme producteurs et comme consommateurs. Car l'entreprise qui fait des bénéfices embauche au lieu de licencier, donne de bons salaires sans mégoter, tout en vendant ses produits de moins en moins cher.

Mais de telles inégalités, issues du libre comportement économique, sont jugées par une majorité de français comme totalement intolérables. Elles sont ressenties comme des "injustices sociales". Le patron utiliserait son pouvoir pour "exploiter" ses salariés. C'est-à-dire les payer moins cher qu'il ne le "devrait" et s'offrir ainsi à lui-même de gros revenus. Le salarié ne doit donc pas se laisser faire. Le mythe de la "lutte des classes" est né.

L'actionnaire, qui touche de gros dividendes, du fait que l'entreprise dont il est propriétaire fait de bons bénéfices, "volerait" au salarié ce qui lui revient. On oublie que l'actionnaire a économisé une partie de son argent. Cet argent a été mis à la disposition d'une entreprise pour acheter un outil de travail efficace. Par exemple, pour transporter de la terre, on a remplacé la panière en osier portée sur la tête par un gros camion aux roues énormes. Le revenu mensuel du chauffeur de camion est finalement bien supérieur à celui de la femme qui porte sa panière.

Tel nous apparaît le libéralisme : une collaboration étroite et toujours négociée dans l'entreprise entre le patron, les actionnaires et les salariés. Négociations imposées par la concurrence devenue planétaire. Cependant, il est évident que, dans une société riche comme la nôtre, il serait scandaleux de laisser sans soins un malade, sans toit un vieux ou sans école un enfant..

Je ne pense pas que le "libéralisme" de Bertrand Delanoë soit le même que le mien. Et je n'analyse pas les raisons qui le poussent à se présenter comme un libéral. Mais merci à Bertrand Delanoë ! Nous passons de l' "ultralibéralisme" au "libéralisme". C'est merveilleux !

par Lisa publié dans : TOUR DES BLOGS ET SITES communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 11 juin 2008

Article paru dans les 4 Vérités.
Par Nicolas Bonnal :

Il y a quelques années, Jean-Jacques Annaud me disait que les Américains évitaient d'envoyer leurs grands films à Cannes, tellement ledit festival avait mauvaise image et mauvaise presse (ce n'est plus le cas maintenant). Vers la même époque d'ailleurs, Luc Besson disait qu'il n'y avait pas eu de bonne palme d'or depuis... Apocalyspse now, en 1979.

C'est en 1980 que Gilles Jacob a pris les rênes du Festival et en a fait ce méchoui du snobisme culturel, d'ineptie professionnelle, et de nullité artistique. Audiard disait que l'on pouvait présenter un film mal joué, mal éclairé, et mal écrit, et que cela ferait un bon film d'art. Le film d'art, le film d'auteur, le film pour critiques de festival a tué le cinéma beaucoup plus que le commerce.

Le grand critique Jacques Lourcelles, auteur du merveilleux dictionnaire des films chez Robert Laffont, a bien vu la transition dans les années 60,  lorsque les festivals ont pris le pouvoir culturel et précipité la disparition du grand cinéma traditionnel, qui conciliait le commerce et la qualité. Lourcelles dénonce des auteurs tels que Resnais, Godard, Leone ou bien Bergman et Antonioni. Depuis le cinéma a décliné et a perdu même pour notre auteur son innocence et sa candeur. Chaque année les jurys du festival de Cannes consacrent un film nul, politiquement correct jusqu'à la caricature, et oublié quelques mois plus tard, alors que toutes les vidéothèques familiales sont pleines de Walt Disney ou de westerns de John Wayne.

Qui se souvient en effet des palmes d'or des années 80 ou 90 ? Ou de Bill August, deux fois primé à Cannes ? Des trente dernières années, j'ai moi-même peu de souvenirs (la Mission, le Tarantino du début...). L'hypocrisie culturelle va de pair avec une trop grande quantité de films, des compliments trop faciles et un crépuscule de la sensation historique : car où sont les chefs-d'oeuvre d'antan ?

Le plus grave est que le festival de Cannes de Jacob and co (lui dont le fils a été scénariste de Francis Perrin...) a déteint sur l'industrie américaine. Lorsqu'une andouille comme Sean Penn déclare à un journaliste du Monde en adoration que Cannes doit montrer l'exemple et lutter contre les oscars, il se moque du monde ou n'est au courant de rien. Car les oscars ont primé Sean Penn, ont primé Clint Eastwood (devenue vieille idole post moderne) et ont primé l'ineffable Michael Moore, palme d'or à Cannes pour son pamphlet imbécile sur le 11 septembre.

De même, cette année, les oscars (avec une audience en chute libre) ont récompensé Paul Thomas Anderson, autre idole cannoise, et son brûlot sur le pétrole et la Bible (cherchez la cible politique...). Les frères Coen, habitués du bunker cannois, ont aussi été couronnés pour un autre exercice de style : comme dans Fargo,  l'Homme qui n'était pas là et une dizaine d'oeuvrettes, les frères Coen délivrent jusqu'à la nausée le même message : les petits wasp, les petits blancs du Texas ou du Nord Dakota sont bêtes, brutaux, violents et incurables.

On peut donc rassurer Sean Penn : Les oscars ne sont pas si éloignés que cela du contenu politique du festival de Cannes. On rappellera qu'entre deux palmes d'or pour l'avortement en Angleterre ou en Roumanie, Cannes aura récompensé cette année un film sur la France plurielle, devenue enfin le vrai reflet de son équipe de football.

Il y a quelques années, le jury avait éloigné de la sélection française l'Anglaise et le roi du pourtant très prestigieux Eric Rohmer , estimant ingénument que ce film était trop à droite. Ni plus ni moins. On constate que la gauche fanatique, qui a pris le pouvoir économique dans le domaine culturel en 1981, ne fait pas dans le détail. Et que pour formater les jeunes générations elle ne s'embarrasse plus de principes.
Le plus drôle -ou le plus irritant- est que cette marxisation du cinéma et de son festival le plus célèbre est allée de pair avec la récupération par l'Oréal, l'explosion du nombre de cerbères et la flambée des prix. Cannes est devenue une cité pour oligarques de gauche. Pour paraphraser Edouard Herriot, on dira qu'elle a le coeur à l'extrême gauche et le portefeuille à l'extrême droite. Le cinéma n'a qu'à bien se tenir !...

par Lisa publié dans : TOUR DES BLOGS ET SITES communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 20 mai 2008

Tiens! La droite se réveille. Nicolas Sarkozy semble être revenu de son flirt avec les "progressistes". Après l’ouverture, la fermeture ? Sa décision surprise, il y a une semaine, d’affronter les syndicats, hostiles au service minimum dans les écoles primaires et à la réduction des effectifs d’enseignants, ravive un vieux clivage. "Dans la vie, il y a la gauche et il y a la droite", a dit le président, mardi. Retour aux fondamentaux.

L’UMP n’est pas en reste. Dès lundi, son secrétaire général, Patrick Devedjian, demandait la suppression des 35 heures. Mardi, dans Le Figaro, le sénateur Philippe Marini fustigeait l’ISF qui pousse les fortunes à l’exil (plus de deux départs par jour). Le même jour, les députés envoyaient balader les exigences du PS sur le projet de réforme des institutions, tandis que François Fillon et Jean-François Copé appelaient "à la mobilisation générale". Castagne en perspective.

Alors que la gauche "utopiste" s’imagine vaguement en grand manitou d’un nouveau 68, la droite mesure, chaque jour davantage, sa victoire sur les idées. Quand Devedjian plaide pour la contractualisation de la durée minimum du travail, il bouscule un des interdits qui ne demandent qu’à tomber sous le poids des évidences. La liste est longue de ces tabous que Sarkozy, hier iconoclaste, protège encore.

L’empressement mis par l’Élysée à démentir la charge de l’UMP contre les 35 heures a d’ailleurs montré la tension qui traverse la majorité. Le visible raidissement des rapports entre le chef de l’État et son premier ministre, qui se dit plus va-t-en-guerre, laisse voir la querelle sur l’amplitude des réformes. Si la voie de la conciliation n’est plus celle de Sarkozy, sa réelle envie d’en découdre est à confirmer.

Son bilan suffira-t-il à le ragaillardir, face aux processions des fonctionaires ? "Les heures supplémentaires, ça marche", s’est-il félicité, mardi, tandis que Silvio Berlusconi reprenait son idée de défiscalisation. La baisse du chômage, le taux de croissance (2,2 %) sont autant d’arguments qui valident ses choix les moins timides. La droite gagne quand elle s’affirme. Pas de meilleure recette.

Test de résistance

La résistance de Nicolas Sarkozy se lira, peut-être, face aux enseignants, qui appellent à défiler à nouveau, samedi, contre les suppressions de postes. Ils disent avoir été humiliés par le chef de l’État, qui a exigé des grévistes qu’ils se déclarent 48 heures à l’avance pour mettre en place un service minimum. Il est vrai que Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), venait d’assurer que le pouvoir franchirait "la ligne rouge" s’il obligeait à une telle démarche. Le bras d’honneur élyséen n’a pas plu. Mais la FSU n’est pas propriétaire de l’Éducation nationale.

Puisque l’UMP veut mettre les pieds dans le plat : qu’elle dise ce qu’elle pense de ces apparatchiks. Depuis des décennies, ils accompagnent le désastre éducatif. Quand Aschieri assure qu’il "défend ceux qui se battent pour que l’école marche mieux", il dresse son constat d’incompétence, au regard d’un système qui recule dans les classements européens tandis que son coût ne cesse d’augmenter. Le syndicalisme, toujours opposé aux réformes, est comptable de la régression de l’Éducation nationale et de son inégalitarisme.

Les enseignants ne sont évidemment pas dispensés de toute responsabilité dans cet échec qui crève les yeux. Ce sont les élèves les plus défavorisés qui devraient protester de leur ghettoïsation pour avoir été mis à l’écart des subtilités du langage, de la grammaire, de la culture. Beaucoup de ces profs ont, en effet, renoncé à transmettre des savoirs, au profit d’un uniforme droit-de-l’hommiste inspiré des conformismes d’une gauche voulant formater des "citoyens du monde". Les jeunes des cités, qu’on a vus défiler derrière les syndicats, sont de dociles frondeurs.

Mais les professeurs, qui en viennent parfois à se confondre avec des travailleurs sociaux, sont surtout le produit d’une idéologie anti-élitiste qui, depuis quarante ans, a conduit à les dévaloriser et à les paupériser. Or, c’est sur leurs épaules que repose en partie la cohésion sociale, qui ne peut s’abîmer davantage. C’est pourquoi toute l’attention du gouvernement devrait se porter sur leur statut, afin de leur rendre autorité et liberté pédagogique. Les enseignants sont-ils prêts à assumer cette révolution culturelle?

La conversion du PS

Même la gauche, leur mentor, se remet en question. Elle fait maintenant l’éloge du libéralisme, mot interdit dans les écoles. Courant sans cesse derrière la droite, elle s’était convertie pareillement à la sécurité, puis à la nation. Les enseignants suivront-ils? "Je suis libéral. La droite ne l’est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté et le mot et la chose", assure Bertrand Delanoë. Manuel Valls veut même introduire le libéralisme dans la "déclaration de principe" du parti. Bienvenus au club!

Suivre Berlusconi ?

La droite suivra-t-elle l’Italie sur l’immigration ? Berlusconi a annoncé, mercredi, la création d’un délit d’immigration clandestine. En France, on en est encore à dissimuler les chiffres officiels (voir mon
blog)*.

*
 Il est vrai que la liberté de dire et de décrire reste un exercice périlleux. Personne ne se bouscule pour regarder les réalités. L’historien Bernard Lewis le remarque, dans la revue Le Débat (mai-août  2008) : "(…) En ce moment nous assistons à un changement dans l’histoire dont l’ampleur égale celle de la chute de Rome, l’avènement de l’islam ou la découverte des Amériques". Il écrit : "Il se pourrait que dans un avenir envisageable des musulmans soient majoritaires dans quelques villes européennes du moins, sinon dans des pays (…)". Mais, pour un fumeux prétexte, le rapport 2006 de la Documentation française, "Immigration et présence étrangère en France", ne sera jamais publié. On y apprenait que les jeunes issus de l’immigration représentent 25% de la tranche des 20-29 ans et que cette proportion devrait dépasser prochainement les 30%. Circulez, rien à voir!

Par Ivan Rioufol pour Le Figaro le 23 mai 2008



On peut retrouver l'article d'Ivan Rioufol également sur le site Une Vision Néoconservatrice

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Dimanche 4 mai 2008

Très bon article des 4 Vérités du 23 avril 2008, rédigé par Christian Lambert :

Nombreux sont les "braves gens", en France et ailleurs, jeunes et moins jeunes qui, depuis un mois, prennent feu et flamme en faveur du Tibet, de ses habitants, de sa religion et de sa civilisation. Fort bien, mais ils arrivent un peu tard et paraissent ne pas savoir qu'au Tibet, le mal est fait depuis longtemps.

Dés sa victoire, en 1949, Mao Tsé Toung a fait envahir le Toit du Monde par ses armées. La sinisation et une répression génocidaire ont aussitôt commencé. Le Dalaï-Lama dut s'enfuir en 1959, et, à partir de 1966, les gardes rouges de la Révolution culturelle causèrent d'immenses dégâts, pillant, brûlant des temples millénaires et massacrant les tibétainsà qui mieux mieux. Au lendemain de la Révolution culturelle, seuls 12 des 6 259 lieux de culte du bouddhisme tibétain avaient été épargnés.

Mais en ce temps-là, les "braves gens", qui aujourd'hui protestent et manifestent, étaient alors, pour beaucoup, les admirateurs éperdus de la révolution communiste chinoise et de son grand Timonier, le camarade Mao. Ils n'étaient pas les seuls. Partout dans le monde et plus particulièrement en France, on recherchait l'honneur d'être admis en Chine, d'être reçu par ce "génie du genre humain" qu'était Mao Tsé Toung, devant lequel on allait se prosterner, et pas seulement des marxistes mais des hommes politiques dits de droite aussi ignorants des réalités chinoises que dépourvus de jugement.
"Mao Tsé Toung est un génie de l'humanité" proclamait dans les années 1970 un président de la République française. L'ennui est que ce "génie de l'humanité" a provoqué la mort de dizaines de millions de ses compatriotes par des décisions d'une remarquable et criminelle idiotie, comme le Grand bond en avant, et instauré dans son pays une dictature implacable comme l'avait fait en URSS le "camarade Staline", son modèle avant qu'ils ne se brouillent et en viennent aux mains.

 

Le Tibet aujourd'hui n'existe plus. Les communistes chinois ont fait disparaître quelque 800 000 tibétains sur 2,8 millions qui n'ont pas été seulement fusillés, mais battus à mort, crucifiés, brûlés vifs, noyés, mutilés, affamés, étranglés, pendus, ébouillantés, enterrés vivants, écartelés ou décapités (cf.  Stéphane Courtois : "le livre noir du communisme. Crimes, terreur, répression. - Tibet : génocide sur le Toit du monde-"). Lhassa est sinisée, défigurée par les enseignes chinoises, les gargotes, les bars et les bordels que fréquentent les chinois qui arrivent de plus en plus nombreux, maintenant par le train Pékin-Lhassa, ce qui coûte moins cher que d'émigrer porte d'Italie à Paris.
La jeunesse tibétaine elle-même, de plus en plus intoxiquée par la télévision, se sinise et peu à peu abandonne sa propre civilisation.
Si l'on veut trouver ce qu'il reste du Tibet, c'est au Bhoutan qu'il faut aller, dans certains quartiers de Katmandou et au Ladakh, le "petit Tibet" et, bien sûr, à Dharamsala en Inde, où réside le Dalaï-Lama.

Ceci étant, que l'on sache que les protestations, occidentales et autres, en faveur du Tibet n'auront aucun effet. Les Jeunx Olympiques auront lieu. Les milliards de dollars investis dans cette grande foire au sport et à la télévision ne seront pas perdus. Il faut savoir aussi qu'obsédé de tout temps par la crainte de forces centrifuges, le pouvoir à Pékin ne cèdera rien, qui se moque totalement des états d'âme de tel ou tel chef d'Etat occidental s'interrogeant sur sa présence à la cérémonie inaugurale des Jeux - ce ou ces présidents qui s'en vont à Pékin en grande pompe et en famille pour supplier nos "amis communistes chinois" de signer quelques contrats de nature à diminuer le nombre de nos chômeurs.

La comédie actuelle avec les chinois, on l'a déjà jouée avec les soviétiques dont certains imprudemment doutaient, alors que notre intelligentsia, dans sa majorité, professait la plus grande considération pour le régime de Moscou. Souvenons-nous. On dénonçait le massacre de l'élite de l'armée polonaise à Katyn par la barbarie nazie. Mais, du jour où, Gorbatchev étant président de l'URSS, il fut reconnu en 1990 que ces milliers d'officiers polonais - 21 857-  avaient été exécutés par le NKVD, le KGB de l'époque, plus un mot n'en fut dit. Je crois me souvenir aussi que, lors des Jeux Olympiques à Moscou qui venait d'envahir l'Afghanistan, il y eut en occident quelques froncements de sourcil. Et alors ?

Un mot encore pour terminer. Les chinois prennent des mesures de rétorsion contre les intérêts français en Chine, se montrant en particulier très favorable à l'indépendance de la Corse. Les français n'étant pas les seuls dans le monde à manifester en faveur du Tibet, j'ai demandé à qui de droit pourquoi les chinois s'en prenaient surtout aux intérêts français. Voici la réponse qui m'a été donnée : "La direction chinoise est pragmatique. Sachant que la France est un pays faible, à la gouvernance incertaine, les chinois s'en sont pris au faible. C'est plus facile que de s'en prendre aux forts.
Alors que faire ? Envoyer à Pékin une délégation de haut niveau pour demander pardon à l'empereur !
Bref, tout cela c'est ce qu'on appelle une politique de Gribouille...

Christian Lambert,

Ancien ambassadeur

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Mercredi 16 avril 2008

Merci et bravo à David de diffuser sur son blog ce texte trouvé sur le site des amis du parti républicain.  A mon tour, je tiens à le publier :



Quand en Angleterre, lors d'une assez grande conférence, l'archevêque de Canterbury a demandé à Colin Powell si les plans américains pour l'Irak n'étaient qu'un exemple d’« empire building » par George Bush. [Jeu de mot entre  empire building (construction d’un empire) et nation building (construction d’une nation) qui est le terme par lequel les Etats-Unis définissent leur engagement en Irak par exemple -- NdT] . 
  
Il a répondu en disant : « Au fil des années, les États-Unis ont envoyé un grand nombre de leurs meilleurs jeunes hommes et femmes et les ont mis en grand danger en combattant pour la liberté au-delà de nos frontières. La seule quantité de terre que nous n’ayons jamais demandé en retour est la quantité suffisante pour enterrer ceux qui ne sont pas rentrés. » 
  

 

 

C’est devenu très calme dans la salle. 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Ensuite, il y a eu une conférence en France, à laquelle un grand nombre d'ingénieurs internationaux ont pris parts, y compris des Français et des Américains. Pendant une pause l'un des ingénieurs français revint dans la salle en disant « Avez-vous entendu la dernière grosse connerie que Bush a fait ? Il a envoyé un porte-avions en Indonésie pour aider les victimes du tsunami. Qu'est-ce qu'il a l'intention de faire, les bombarder ? »

Un ingénieur de Boeing s'est levé et a répondu calmement : « Chacun de nos porte-avions a trois hôpitaux à bord qui permettent de traiter plusieurs centaines de blessés ; ils fonctionnent à l’énergie nucléaire et peuvent apporter de l'énergie électrique de secours pour les installations à terre ; ils ont trois restaurants avec la capacité de nourrir 3000 personnes, avec trois repas par jour ; ils peuvent produire plusieurs milliers de litres d’eau potable à partir de l’eau de mer chaque jour ; et ils transportent une demi-douzaine d'hélicoptères qui peuvent servir à transporter des victimes et des blessés vers et depuis le pont d’envol du porte-avions. Nous avons 11 bâtiments comme cela. Combien en a la France ? » 

 

Une fois de plus, un silence absolu. 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Un amiral de la Marine américaine assistait à une conférence navale qui comprenait des amiraux en provenance des Marines américaine, anglaise, canadienne, australienne et française. Lors d'un cocktail, il se trouvait debout avec de nombreux officiers de la plupart de ces pays. Tout le monde discutait en anglais en dégustant leurs boissons, mais un amiral français s’est soudainement plaint du fait que : « tandis que les Européens apprennent plusieurs langues, les Américains apprennent uniquement l’Anglais. » Il a ensuite demandé : « Pourquoi est-ce que nous devons toujours parler Anglais à ces conférences plutôt que de parler Français ? »

Sans hésiter, l'amiral américain a répondu « Peut-être que c'est parce que des Britanniques, des Canadiens, des Australiens et des Américains, se sont organisés de sorte que vous n'ayez pas à parler l'Allemand. » 

 

Vous pourriez avoir entendu une épingle tomber. 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ 
  
Enfin cette dernière histoire s'inscrit dans la droite ligne de celles du dessus...

 

Un groupe d'Américains, enseignants retraités, est récemment allé en France en voyage organisé.

Robert Whiting, un vieux monsieur de 83 ans, arrive à Paris par avion. Aux douanes françaises, il a pris quelques minutes pour retrouver son passeport dans son bagage à main.

« Vous êtes déjà venu en France avant, monsieur ? » Demanda l'agent des douanes sarcastiquement.

M. Whiting a admis qu'il était déjà venu en France auparavant.

« Alors vous devriez savoir que votre passeport doit être prêt. » 

L'Américain a dit : « La dernière fois que je suis venu ici, je n'ai pas eu à le montrer. »

 

« Impossible, rétorqua l’agent, Les Américains doivent toujours montrer leurs passeports à leur arrivée en France ! »

Le senior américain a donné un long regard dur au Français. Puis il a tranquillement expliqué : « Eh bien, lorsque j’ai débarqué à Omaha Beach le 6 juin 1944 pour aider à la libération de ce pays, je n'ai trouvé aucun damné Français à qui le montrer. »

Eric Cunat 
par Lisa publié dans : TOUR DES BLOGS ET SITES communauté : BLOGS, en parler ...
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