SANTE

Mardi 9 juin 2009

Effets secondaires gravissimes, invention de maladies imaginaires, laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes... Dans "Ces médicaments qui nous rendent malades" (aux éditions du Cherche Midi), le Dr Sauveur Boukris, lui-même médecin généraliste, dénonce les dangers des médicaments. Un livre qui accuse, où l'on découvre les effets secondaires gravissimes de médicaments consommés couramment, l'ignorance crasse de médecins formés, le plus souvent, à la seule école de l'industrie pharmaceutique, l'invention de maladies purement imaginaires pour l'unique profit d'entreprises florissantes (florissant sur le dos de notre santé), la partialité des experts, la force d'un lobby mieux organisé que jamais.... entre autres bonnes nouvelles !
Un livre que  je ne peux évidemment que recommander quand on connaît ma farouche opposition aux pressions diverses et variées du lobby pharmaceutique.

"Cette industrie a changé de politique", écrit en préface de l'ouvrage le Pr Philippe Even, président de l'Institut Necker (Paris) et farouche défenseur de l'indépendance de ses pairs. "On a privilégié les profits immédiats, le retour sur investissement rapide ; on a cherché davantage à satisfaire les actionnaires qu'à répondre aux besoin de santé des populations".

EXTRAITS

"En France, on estime le nombre de décès dus aux médicaments entre 8000 et 13000 par an. Deux à trois fois plus que ceux liés aux accidents de la route ! On compte près de 130 000 hospitalisations par an dues à des médicaments. Ce sont les plus de 65 ans qui paient le plus lourd tribut et qui sont les plus touchés par les accidents thérapeutiques. Les effets néfastes des médicaments sont deux fois plus fréquents après 65 ans, et 10 à 20% d'entre eux conduisent à des séjours à l'hôpital. Avec l'âge, le nombre de maladies augmente, et la consommation de médicaments aussi. De plus, le risque d'interaction du fait d'association de médicaments s'accroît !"

"Comme chez l'adulte, les effets indésirables des médicaments survenant chez les enfants sont une cause fréquente de maladie et d'hospitalisation. (...). Ce sont les enfants de moins de 1 an qui sont les plus touchés. (...) En 2005, la caisse d'assurance-maladie de l'Aude a publié une étude réalisée à partir des demandes de remboursement des médicaments prescrits pendant l'année 2001. Plus de 1000 prescriptions concernaient des AINS (anti-inflammatoires non stéroidiens), dont le choix n'était pas adapté à l'âge de l'enfant. 108 prescriptions contenaient de la niaprazine (Nopron), substance classée dans la famille des antihistaminiques commercialisée pour les troubles du sommeil de l'enfant. L'âge moyen des enfants était de 1,5 an, alors que le Nopron est contre-indiqué chez les enfants de moins de 3 ans ! (...) Enfin, 570 prescriptions concernait l'Eucalyptol (calyptol inhalant). Ce médicament est contre-indiqué chez les moins de 12 ans en raison du risque de convulsions. (...) En 2003, l'agence anglaise du médicament a estimé que 30 000 à 40 000 enfants et adolescents ont été traités par des antidépresseurs alors qu'aucun de ces médicaments n'avait obtenu d'autorisation pour cette tranche d'âge de la population !".

"En 2007, en Australie, le système de pharmacovigilance a alerté les médecins sur les troubles neuropsychiatriques provoqués par le zolpidem (Stilnox), de la famille des hypnotiques. Les troubles observés sont des hallucinations (104 cas) et des amnésies (62 cas). Mais le plus grave et le plus inquiétant, c'est la survenue de somnambulisme avec des comportements étranges ou inappropriés. (...) Une patiente a été observée en train de manger devant son réfrigérateur ouvert... alors qu'elle dormait. Elle a grossi de 23 kilos en sept mois. (...) Enfin, deux autres cas ont été signalés : des patients ont conduit leur véhicule alors qu'ils dormaient !"

"Les antalgiques aussi facilement prescrits et consommés que le paracétamol (Doliprane, Efferalgant, Dafalgan, etc.) peuvent induire des hépatites graves, dont certaines sont fulminantes, voire mortelles. Les psychotropes, dont la France détient le record européen de consommation, sont responsables de 10 à 30 % des hospitalisations en urgence, surtout chez les personnes âgées. Les antibiotiques, dont là encore les français sont le champions de la prescription, induisent des accidents cutanés de type allergique et, pour certains d'entre eux, des problèmes hématologiques ou rénaux. (...) L'acné chez les adolescents est banale ; le traitement par l'isotrétinoïne (Roaccutane) des laboratoires Roche peut provoquer des troubles psychiques graves. En mars 2007, la FDA (autorité sanitaire américaine) avait déjà signalé l'existence de troubles psychiques chez des patients prenant du Roaccutane ; entre 1982 et 2000, elle avait recensé 37 cas de suicide (24 pendant le traitement et 13 après), 110 hospitalisations pour dépression, idées suicidaires ou tentatives de suicide et 284 cas de dépression sans hospitalisation !"

"Catherine, 38 ans, vient consulter pour perdre du poids et en particulier quelques centimètres au niveau de la taille et des hanches. Je l'examine, et en effet son indice de masse corporelle (IMC) et son périmètre abdominal sont élevés. Le lui prescris Acomplia, le nouveau médicament indiqué contre l'obésité. Quelques jours après, elle est en dépression ! Elle m'appelle et se plaint d'être fatiguée, de ne pas avoir la force de se lever, d'avoir les larmes faciles et d'être plus irritable. Elle ne se reconnaît plus et dit ne pas avoir d'énergie pour s'occuper de ses deux enfants. Je ne comprends pas ce qui se passe, d'autant que je connais bien cette patiente : Catherine P. est une personne tonique et dynamique, toujours en mouvement. Je lui demande de faire des analyses de sang pour vérifier qu'il n'existe pas d'anomalie particulière, et je ne trouve rien. Quelques jours plus tard, je fais le rapprochement avec le médicament prescrit et je l'appelle : -Madame, prenez-vous toujours l'Acomplia ? - Oui, bien sûr. Je le prends tous les matins. - Alors vous allez l'arrêter dés aujourd'hui ! - Mais pourquoi ? demande-t-elle, inquiète - Je pense que c'est l'Acomplia qui a provoqué votre dépression !
Quelques jours plus tard, après l'arrêt du médicament, elle retrouve son énergie et son dynamisme. "

"En France, depuis le 1er juillet 2008, la vente de certains médicaments est autorisée en accès libre au grand public. Les laboratoires ont fait pression pendant des années auprès des pouvoirs publics pour accèder à ce marché de près de 2 milliards d'euros et de 423 millions de boîtes vendues en 2007. (...) Les avantages pour les compagnies pharmaceutiques sont surtout financiers, car les prix des médicaments d'automédication sont libres, ce qui permet de réaliser des marges substantielles".

"Le foie est l'organe du corps humain particulièrement visé par les médicaments car c'est souvent là que passent les métabolites. C'est la grande usine d'épuration des produits en général et des médicaments en particulier. De tous les cas d'hépatite aiguë, 10% sont d'origine médicamenteuse. Chez les femmes de plus de 50 ans, ce chiffre atteint 40%. (...) Le nombre de médicaments incriminés dans des cas d'hépatite approche le millier. Les spécialistes sont formels : devant une hépatite d'origine indéterminée, tout médicament doit être suspecté !".

"La revue Prescrire, indépendante des laboratoires pharmaceutique et riche de plus de 30 000 abonnés, pose directement la question : l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) est-elle avant tout au service des patients ou au service des firmes pharmaceutiques ? Et pour illustrer ses propos, elle cite des exemples. A partir de quatre médicaments (Di Antalvic, Agréal, Mediator et les coxibs), la rédaction de la revue Prescrire attaque l'Afssaps en lui reprochant sa lenteur excessive dans ses prises de position et son opacité. (...) Ainsi, le Di Antalvic : ce médicament, très connu et très largement prescrit (...), est un mélange de dextropropoxyphène et de paracétamol. (...) Il peut entraîner des troubles respiratoires et perturber le rythme cardiaque. En Suisse et en Suède, ce médicament a été retiré en raison du risque d'intoxication mortelle. Aux Etats-Unis, l'association de consommateurs Public Citizen a présenté à l'agence américaine du médicament une pétition demandant le retrait des médicaments contenant du dextropropoxyphène au vu des données du réseau Drug Abuse Warning Network, qui a recensé 2110 décès accidentels entre 1981 et 1990. En Angleterre et au pays de Galles, il est prévu que les autorisations de mise sur le marché des associations contenant du dextropropoxyphène soient retirées. En France, on a enregistré des décès mais le médicament n'est pas (encore) retiré ! Selon la caisse nationale d'assurance-maladie, l'association dextropropoxyphène et paracétamol  était au deuxième rang des médicaments les plus prescrits en 2006, avec environ 48 millions de boîtes".

"Toutes les données reçues [par les médecins] sur le médicament sont délivrées par la visite médicale, par la presse, par des congrès, par des experts universitaires. Au centre de ce dispositif se trouve l'industrie pharmaceutique ! [...] Les laboratoires financent les sources d'information et les moyens de la diffuser. Les dépenses de promotion réalisées par l'industrie pharmaceutique en France sont estimées à 12 ou 13 % du chiffre d'affaires, soit près de 3 milliards d'euros. La grande majorité de ce budget est consacrée à la visite médicale (75,8 %), puis vient la publicité (13,4 %), les congrès (8,6 %) et les échantillons (2,2 %). [...] La visite médicale est une véritable machine de guerre. Une enquête réalisée en 2007 sur 60 000 médecins généralistes montre que 20 % d'entre eux ont reçu plus de 40 visites dans le mois, 45 % de 11 à 40 visites et 32 % de 1 à 10 visites. Seuls 3,2 % des médecins interrogés n'ont reçu aucune visite dans le mois. On estime à 330 le nombre moyen de visites reçues chaque année par un médecin généraliste, soit 33 par mois environ, soit près de 2 par jour ! [Les visiteurs médicaux] étaient 9 000 durant l'année 1975 et sont passés à 17 500 en 1998 puis à 21 000 en 1999 pour atteindre 23 250 en 2005. [...] Aux Etats-Unis, dans l'affaire Vioxx, la commission de la Chambre des représentants, en analysant la stratégie commerciale du produit, a montré que le laboratoire avait donné des directives à son réseau de visite médicale pour minorer les risques cardio-vasculaires du médicament."

"Les laboratoires mettent au point des médicaments pour combattre des maladies mais fabriquent aussi des troubles pour développer un marché pour leurs médicaments. Les laboratoires pharmaceutiques inventent des médicaments pour sauver des vies humaines et réduire les souffrances, mais ils ne se contentent pas de vendre à ceux qui en ont besoin. Grâce à des budgets publicitaires colossaux et des campagnes de promotion efficaces, les firmes pharmaceutiques jouent sur nos peurs : peur de la mort, de la maladie, de la déchéance physique ou psychique, pour vendre des médicaments ! Des troubles mineurs sont décrits comme des affections graves : la timidité, par exemple, devient un trouble d'anxiété sociale, la tension prémenstruelle devient un trouble dysphorique prémenstruel. Etre un sujet à risque pouvant développer une pathologie devient une pathologie en soi ! Les stratégies marketing des firmes pharmaceutiques ciblent ainsi les bien-portants. [...] Un exemple de ce dérapage des laboratoires est celui du marché du dysfonctionnement sexuel féminin. Il fallait y penser ! Après le succès du sildénafil (Viagra), lancé en 1998, où le laboratoire Pfizer a vendu, dans le monde, plus de 1,5 milliard de ces pilules bleues, ce même laboratoire a voulu multiplier par deux son marché en cherchant l'équivalent pour les femmes".

Sauveur Boukris est médecin généraliste, enseignant à la faculté Bichat et Lariboisière et collabore à plusieurs revues médicales. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages.

 


>> L'émission les médicamenteurs, diffusée ce soir mardi 9 juin sur France 5 à 20:35 (rediffusions le 21 juin à 21:30 et le 1er juillet à 00:20) revient sur le sujet. <<


 

Par Lisa
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Jeudi 14 mai 2009

Les pesticides sont un poison pour l'homme et toutes les espèces vivantes sur terre. Ils sont présents partout : dans les sols, les eaux des rivières, les nappes phréatiques. Ils infestent l'air, imprègnent les fruits et les légumes que nous mangeons. Et détruisent notre santé.

L'alerte est générale. La mobilisation commence à l'être. En France, du 20 au 30 mars dernier, collectivités locales, associations et entreprises se sont mobilisées pour la quatrième année consécutive pour dénoncer l'impact des pesticides sur l'environnement et la santé, et proposer des alternatives afin de réduire leur utilisation. Treize autres pays d'Europe les ont imités. L'Amérique (Brésil, Québec) et l'Afrique (Cameroun, Tunisie, Mauritanie) se sont également jointes au mouvement.

> Réduire de moitié l'usage des pesticides
Dans notre pays, premier consommateur européen de pesticides avec 76 000 tonnes épandues par an, François Veillerette, président du MDRGF (mouvement pour le droit et le respect des générations futures) rappelait récemment que 96% des eaux superficielles et 52% des fruits et légumes contiennent des résidus de pesticides. Pour contrer cette pollution générale, un plan "Ecophyt 2018" a été lancé en septembre dernier par le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, prévoyant "si possible" la réduction de moitié de l'utilisation des pesticides d'ici dix ans. Mais début février 2009, lors du débat sur le projet de loi Grenelle 1, les sénateurs ont déjà réduit la portée de cette ambition. En adoptant notamment un amendement qui précise que cet objectif ne devra pas "mettre en danger des productions, notamment les cultures dites mineures". Par "cultures mineures", les sénateurs entendent surtout l'arboriculture fruitière, grande consommatrice de pesticides. Cette attitude a provoqué la colère de Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à la Fédération Nationale de l'Environnement (FNE). "L'objectif de réduction de 50% des usages de pesticides est l'un des acquis le plus structurants du Grenelle", déclare-t-il. "Il nous concerne tous : agriculteurs toutes productions confondues, collectivités, jardiniers, agents de la voirie".

> Une grande enquête en cours
Premiers utilisateurs et premiers exposés aux conséquences des pesticides, les agriculteurs devraient pourtant être plus vigilants. Modifieront-ils leurs comportements à la lumière des études en cours ? D'ici à la fin de l'année, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques fera le point sur l'incidence des pesticides sur la santé des agriculteurs français. Cette analyse, menée simultanément dans 12 départements auprès de 560 000 agriculteurs (sur 1,4 millions d'actifs que compte le monde agricole français), ambitionne de récolter le plus d'informations possible sur les liens éventuels entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides et la contraction de cancers. Des questionnaires ont été adressés, et déjà 182 000 ont été retournés aux chercheurs. La lecture de ces indications doit permettre "d'identifier les expositions, l'incidence de certains cancers, les causes de décès mais aussi d'apporter des arguments scientifiques pour juger du caractère professionnel de certains cancers".

> De nouveaux printemps silencieux
Scientifiques et médecins sont maintenant de plus en plus nombreux à s'interroger sur l'impact de ces molécules pour la santé et l'environnement. Il a fallu du temps : presque cinquante ans depuis la parution, en 1962, aux Etats-Unis, du livre de la biologiste Rachel Carson "Printemps silencieux", qui dénonçait les effets de la chimie sur l'environnement. Et contribua à l'interdiction du DDT.
Présents dans tous les écosystèmes, les pesticides se retrouvent dans les différents maillons des chaînes alimentaires, affectant ainsi le comportement et la reproduction de nombreuses espèces vivantes. Les entomologistes observent la raréfaction de nombreuses espèces de papillons et d'insectes butineurs qui jouent un rôle fondamental dans la pollinisation des plantes, en particulier des arbres fruitiers, qui sont aussi, dans l'agriculture, les plus massivement traités.
Les espèces dont le régime alimentaire est insectivore paient un lourd tribut ainsi qu'en témoigne la diminution de certaines espèces d'oiseaux comme les hirondelles, ou des chauves-souris. Amphibiens, reptiles et poissons (dont l'anguille, particulièrement sensible) sont également touchés. Les botanistes signalent la quasi-disparition de certaines plantes comme les messicoles, plantes des moissons, ou encore l'adonis, le pied-d'alouette, le bleuet et la nielle. Les traitements phytosanitaires répétés provoquent aussi un appauvrissement, moins visible mais bien réel, de la microfaune et de la flore microbienne des sols, diminuant ainsi leur fertilité.
Ils contribuent par exemple à la diminution des vers de terre, dont le rôle est essentiel dans le maintien de la structure des sols et de la circulation de l'eau.

> Les professionnels, premières victimes
Chez les humains, ce sont les professionnels, agriculteurs, jardiniers et agents des collectivités territoriales, qui sont les plus exposés.
Si toutes les précautions d'emploi ne sont pas respectées, une intoxication aiguë peut survenir. Des maux de tête, des nausées, maux de ventre, irritations cutanées ou oculaires, des difficultés à respirer sont fréquemment signalés. "Un utilisateur de produits phytos sur cinq a ressenti des troubles au moins une fois dans l'année écoulée" indique le rapport "Phyt'attitude" de la Mutualité Sociale Agricole (MSA).
En cas d'exposition chronique aux pesticides, les atteintes de la fonction de reproduction, les troubles neurologiques et les pathologies cancéreuses sont les effets sanitaires les plus fréquemment invoqués. Les études toxicologiques et les enquêtes épidémiologiques en cours permettront peut-être de confirmer la forte suspicion d'un lien causal pour certains types de cancers (tumeurs cérébrales, lymphomes...) observés fréquemment chez les agriculteurs.
En 2006, la maladie de Parkinson a été, pour la première fois en France, reconnue par un tribunal de Bourges comme maladie professionnelle chez un ancien ouvrier agricole.
Pour la population générale, la question se pose également de savoir si la pollution diffusée par les pesticides, et par conséquent l'imprégnation des individus par ces substances, dont certaines sont reconnus comme CMR (cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques), pourrait être l'une des causes de l'augmentation importante et inexpliquée de la fréquence de certains cancers, en particulier chez des sujets jeunes, ou de la dégradation de la qualité du sperme observée depuis quelques années.  


Témoignage : "malade des pesticides, je brise la loi du silence".

Il y a 5 ans, Paul François, agriculteur en Charente, a été victime d'une grave intoxication aux pesticides. Depuis, il se bat. Pour recouvrer la santé. Pour inciter les agriculteurs à se protéger. Et contre les firmes chimiques.

"Ma vie a basculé le 27 avril 2004, à 40 ans. Ce jour-là, la chaleur cogne sur les 240 ha de mon exploitation céréalière, à Bernac (Charente). Après avoir pulvérisé sur mes cultures de maïs un désherbant chimique, je veux vérifier que la cuve ayant contenu le produit a été bien rincée par le système de nettoyage automatique. Quand j'ouvre le récipient, les vapeurs du Lasso (nom commercial de l'herbicide, fabriqué par Monsanto), mises sous pression par la chaleur, surgissent et me chauffent tout le corps. Dans les minutes qui suivent, je ressens des nausées. Je suis admis aux urgences. Je perds connaissance. Je suis hospitalisé quatre jours. Un cauchemar : je crache du sang, je souffre de violents maux de tête, de troubles de la parole, de la mémoire et de l'équilibre. Après 5 semaines d'arrêt maladie, je reprends le travail.
Le 29 novembre, grave rechute : je tombe dans le coma à la maison. S'ensuivent 7 mois rythmés par les hospitalisations, les transferts de service en service, les examens et les comas à répétition... Les médecins sont perplexes : ils ne s'expliquent pas la persistance des troubles plusieurs mois après l'inhalation accidentelle du Lasso. Différentes pistes sont tour à tour étudiées, toutes écartées : dépression, maladie mentale, épilepsie ... Un médecin m'a même soupçonné de me shooter à l'herbicide !
La MSA (mutualité sociale agricole) refuse de classer mes problèmes de santé en maladie professionnelle. Je l'attaque en justice. Le 3 novembre 2008, le tribunal des affaires sociales d'Angoulême me donne raison : il reconnaît que je souffre d'une maladie professionnelle causée par mon "gazage" à l'herbicide Lasso, retiré du marché français en 2007. Il a fallu que je me batte, que j'apporte des preuves scientifiques. Un labo indépendant a analysé le Lasso. Outre sa matière active herbicide, il contient un solvant. Un an après mon accident, ces deux molécules sont présentes, à doses très élevées, dans mes urines et mes cheveux. Mélangées, elles constituent un cocktail beaucoup plus redoutable pour la santé que chacune séparément. Elles interagissent sur l'organisme, se stockent dans les graisses et sont progressivement relarguées dans le sang, écrit dans son rapport le professeur en toxicologie Jean-François Narbonne. C'est l'explication de ma longue maladie. Mon procès a révélé au grand jour que les fabricants de produits phytosanitaires sont autorisés par la loi à garder secret tout ingrédient qui entre à moins de 7% dans la formule. J'apprends aussi que les tests pour homologuer les produits portent sur chaque composante, mais ne mesurent pas la toxicité du mélange. J'ai porté plainte contre Monsanto. Les fabricants ne disent pas tout sur la dangerosité de leurs produits. Si j'avais su que le Lasso était à ce point volatil, si cette propriété avait été indiquée sur l'étiquette, j'aurais mis un masque avant d'ouvrir la cuve. Je me bats pour une jurisprudence qui protège les agriculteurs. Ils sont les premières victimes des pesticides. Ils sont davantage touchés que le reste de la population par les cancers, les maladies de Parkinson ou d'Alzheimer.
Les médecins des services de neurologie, néphrologie (reins), immunologie me l'ont dit. Pour ne pas être accusés de pollueurs ou d'empoisonneurs, les arboriculteurs et les viticulteurs n'ont pas osé se protéger, comme la MSA le préconise, dans des scaphandres de cosmonaute. Il faut briser la loi du silence : la France est le 3me pays utilisateur de produits phytosanitaires dans le monde, et le 1er en Europe, et nous ne serions qu'une petite dizaine d'agriculteurs reconnus en maladie professionnelle ?... Les agriculteurs ne doivent pas culpabiliser d'avoir utilisé ces produits phytosanitaires. Ils l'ont fait pour répondre à la demande et aux pressions exercées par l'obligation de rendement. Ils utilisent des produits homologués, ils n'enfreignent donc pas la loi.
Si on continue à pratiquer une agriculture intensive avec des pesticides à hautes doses, on va dans le mur".

Source : Alternative santé, n°366, mai 2009, pages 20 et 22.


Le silence des fabricants de pesticides en dit long sur les intérêts en jeu. Face au lucratif marché de la chimie en agriculture, que pèsent les risques encourus par l'homme ?

> A lire aussi sur le sujet : "Pesticides, révélations sur un scandale français", de Fabrice Nicolino.

Résumé : Les conséquences sanitaires de l'exposition aux pesticides sont d'ores et déjà massives. Des centaines d'études, à l'échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à faibles doses, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du foetus , le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient. Depuis 1945, l'industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne ne s'en aperçoive. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Les industriels ont infiltré, et continuent à le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. L' "agriculture raisonnée" , que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l'avenir, est une incroyable manipulation. En lisant ce récit, on découvre le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d'abeilles. On y découvre comment est dissimulée l'existence de milliers de malades des pesticides.
L'auteur est journaliste et travaille pour le magazine Terre Sauvage.

Par Lisa
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Jeudi 7 mai 2009

"ALLI". Lettres colorées, nom qui n'a pas de consonnance médicale particulière, on pourrait croire à un simple complément alimentaire comme il en existe tant d'autres. Or Alli est un véritable médicament. Cette pilule est destinée à faire perdre quelques kilos aux personnes dont l'indice de masse corporelle est supérieur à 28. Elle contient une molécule qui s'appelle l'orlistat, dosée à 60 mg. Cette même molécule est vendue en dose double (120 mg), sur prescription médicale cette fois, dans un médicament qui s'appelle le Xénical. Or  il suffit, pour contourner un refus de son médecin de prescrire le Xénical, de doubler les doses d'Alli pour faire comme si l'on prenait du Xénical ! Un point rassurant quand même qui permet d'éviter ce genre de dérives : le prix. Environ 60 euros pour un mois de traitement, non remboursés. Soit 360 euros pour 6 mois. Si l'on souhaite se procurer ce médicament, dans tous les cas un avis médical s'impose, notamment pour éviter les intéractions avec d'autres traitements médicamenteux éventuels. Le pharmacien lui-même est tenu de refuser de délivrer ce médicament à une personne qui n'en a visiblement pas besoin. Car cette petite pilule va certainement vite fait d'être très tentante pour des jeunes filles et femmes qui souffrent de cette maladie parfois mortelle qui s'appelle l'anorexie.
Pour les personnes dont le surpoids, pour ne pas dire l'obésité, pose de réels problèmes, mieux vaut consulter un médecin qui prescrira un traitement adapté et remboursé plutôt que de se ruiner en achetant des boîtes d'Alli.
Il est de toutes façons inutile de se gaver de pilules anti-kilos si on n'a pas à la base une hygiène de vie un minimum correcte. Il ne faut pas espérer perdre du poids si l'on ne pratique aucune activité physique et si l'on mange des graisses d'origine animale à tous les repas. Manger un peu moins mais surtout équilibré à chaque repas, faire du sport, boire beaucoup d'eau afin d'aider le corps à éliminer est encore le meilleur des régimes qu'on n'ait jamais trouvé.
Peut-être est-il bon aussi de relativiser les critères de la mode. Au Moyen-Age, la mode était aux grands fronts : les femmes se faisaient donc épiler pour correspondre aux critères en vigueur. Plus tard, à la fin du XIXème siècle, les tailles très fines étaient à l'honneur : les femmes n'hésitaient alors pas à se faire opérer pour qu'on leur enlève les deux côtes flottantes (!). Et lorsque l'image féminine en vogue préconisait des seins plats, elles les étouffaient dans des corsets tellement serrés qu'elles en avaient des vertiges. La mode a donc de tout temps édicté des règles absurdes. Aujourd'hui, la mode est à la minceur. Une grande partie de la population occidentale s'acharne donc à perdre des kilos. C'est vrai que l'excès pondéral est néfaste à la santé, et en ce sens la mode de la minceur est plutôt saine. Mais les stratégies abérrantes que certaines personnes mettent en place pour maigrir à tout prix sont tout autant néfastes que l'excès de poids, voire plus. Les images véhiculées par les médias ne nous poussent pas seulement à être minces, mais aussi à être jeunes, bronzés, jamais fatigués, jamais énervés... Comme si nous avions le devoir d'oublier la vie réelle, avec ses soucis, ses contrariétés, ses fatigues de fin de semaine et parfois aussi ses nuits d'insomnies.  Il faut être conscient de cette dérive culpabilisante des diktats de la mode qui nous éloignent de l'essentiel, c'est-à-dire de notre "vraie" vie.
La pilule Alli doit simplement permettre de donner un petit coup de pouce, dans le cadre d'un régime adapté, à des personnes qui souffrent d'un réel surpoids et non par coquetterie parce que la minceur est "à la mode". La prudence reste le maître-mot, en gardant à l'esprit que les pilules "miracle" n'existent pas. Si l'on espère un miracle, le mieux est encore d'aller à Lourdes.
D'autres aides plus naturelles permettent de perdre du poids, comme l'homéopathie. Ce n'est pas une médecine de la minceur, pas plus que les autres. Mais comme toutes les médecines de terrain, elle peut corriger les tendances métaboliques et relancer les fonctions biologiques endormies. La médecine infinitésimale est une thérapie de terrain ; elle s'intéresse à chaque patient, étudie ses goûts, ses aversions, ses tendances pathologiques. La tendance à accumuler des kilos fait partie de ces éléments propres à chaque individu. Un médecin homéopathe ne s'intéresse pas au seul poids du patient ; il prend aussi en compte la façon dont il grossit, les modulations de son appétit, sa résistance au stress, sa constitution, la localisation de ses kilos, etc. En homéopathie, on distingue trois constitutions principales. Les sujets carboniques grossissent facilement. Les fluoriques grossissent avec l'âge. Les phosphoriques grossissent rarement malgré leur solide appétit. On peut corriger les excès de ces constitutions (ce qu'on appelle notre profil homéopathique) en prescrivant le bon remède adapté à chacun. Un médecin homéopathe pourra aussi donner des médicaments visant à corriger le fonctionnement hormonal, à résister au stress, ou encore à améliorer l'élimination rénale et hépatique, etc. Autant de coups de pouces qui ne remplacent en aucun cas le régime alimentaire, mais peuvent le rendre plus efficace.

Par Lisa
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Mercredi 29 avril 2009

Je lis souvent le magazine "Psychologies". Et dans le numéro d'avril, "spécial écologie", j'ai beaucoup aimé la chronique de David Servan-Schreiber, que voici :  

La planète va très mal, donc nous aussi. Mon ami Michael Lerner a fondé, à la fin des années 1970, un centre d'accompagnement des personnes qui souffrent d'un cancer. On y enseigne la nutrition, le yoga, une plus grande conscience de la valeur de sa propre vie pour apprendre à mieux la soigner. Mais depuis les années 1990, devant l'afflux de patients de plus en plus jeunes (dont les maladies ne peuvent a priori s'expliquer que par la dégradation de notre environnement), Michael s'est trouvé face à un constat effrayant : on ne peut pas vivre en bonne santé sur une planète malade.

Il y a mille manières de montrer que la santé de la planète et la santé de chacun d'entre nous sont intimement liées. Mais si nous devions choisir "une" action, celle qui aurait le plus grand impact sur l'équilibre écologique, quelle serait-elle ? Moins prendre la voiture ? Ne pas laisser couler l'eau quand nous nous lavons les dents ? Manger bio ? Mieux trier les ordures ? Non, ce serait simplement celle qui a aussi le plus grand impact positif sur notre santé : manger moins de viande !

A méditer : 30% des terres arables sont cultivées pour nourrir le bétail, et c'est une des principales causes de la déforestation. Les engrais et les pesticides utilisés pour ces cultures de maïs et de soja sont une des principales sources de dénaturation des sols et de pollution des rivières. Les gaz à effet de serre émis par le bétail contribuent davantage au réchauffement climatique que l'ensemble de l'industrie du transport (le New York Times a récemment calculé que si les américains réduisaient leur consommation de viande de 20%, cela équivaudrait à remplacer toutes les voitures du continent par des modèles hybrides).

Le fonds mondial de recherche contre le cancer concluait en 2007 que la consommation moyenne de viande rouge par personne ne devrait pas excèder 500 grammes par semaine. En Europe de l'Ouest, elle est évaluée à 250 grammes par jour, et la France est en tête des pays européens. Un indien en consomme en moyenne 14 grammes par jour et, à âge égal, vit en meilleure santé qu'un occidental (moins d'Alzheimer, de cancers, de maladies cardiovasculaires). Fascinant de voir comme tout est connecté ! Et que la meilleure chose que nous puissions faire pour la Terre soit aussi une des plus largement démontrées pour protéger notre santé !
En 1854, le chef Seattle des tribus indiennes du Nord-Ouest remit solennellement son territoire et son peuple à la souveraineté des Etats-Unis. Le discours qu'il prononça à cette occasion a servi d'inspiration, un siècle plus tard, au mouvement écologiste, qui l'a réinterprété de manière particulièrement percutante. Le testament du chef s'adresse, de façon plus pressante que jamais, aux descendants des colons blancs que nous sommes : "Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la Terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes. La Terre n'appartient pas à l'homme ; l'homme appartient à la Terre. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Tout ce qui arrive à la Terre arrive aux fils de la Terre".

> David Servan-Schreiber est neuropsychiatre. Auteur de "Guérir" et d'"Anticancer" (où il parle de sa propre expérience du cancer), il a fondé et dirigé un centre de médecine intégrative à l'université de Pittsburgh, aux Etats-Unis.

Par Lisa
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Lundi 27 avril 2009
Bien qu'une récente étude révèle que les français (adultes) sont les plus minces d'Europe, près de 15% des jeunes français sont en surpoids. Deux tiers des enfants obèses le restent à l'âge adulte. Avant d'étudier par coeur tous les magasines féminins qui proposent des régimes tous autant plus loufoques les uns que les autres en fonction des modes du moment, il est urgent d'agir avant tout contre l'inactivité physique auprès des jeunes, et d'encourager les enfants à bouger plutôt que de rester plantés devant la télé ou les jeux vidéo, mais également de les encourager à bien manger.

Un seul mot d'ordre, donc : bouger. Que ce soit à la maison, à l'école, sur un terrain de sport, l'activité physique est essentielle pour la santé. "Bouger, ce n'est pas seulement faire du sport. Faire bouger les enfants, c'est favoriser les trajets non motorisés pour aller à l'école, jouer au ballon dans le jardin plutôt que de rester devant la télévision...", explique Martine Duclos, chef du service de médecine du sport au CHU de Clermont-Ferrand.

La sédentarité en cause
En dix ans, le nombre d'enfants en surpoids a doublé en France. Première cause de ce phénomène : la sédentarité. "C'est simple, il y a 50 ans, un enfant de 10 ans passait zéro heure devant un écran, contre 5,5 heures aujourd'hui. Il faut absolument inciter la population à rebouger. Dans une course opposant deux enfants de dix ans de deux époques différentes, 1984 et 2004, l'enfant de 1984 courrait 8% plus vite que celui de 2004. Il passerait donc la ligne d'arrivée loin devant son adversaire de 2004" explique Roland Krentowski, médecin du sport à la Pitié-Salpêtrière.

Des repas en famille
A la sédentarité s'ajoute bien souvent une alimentation trop riche et déséquilibrée. "Lors des repas, il faut éviter de regarder la télévision afin de se concentrer sur ce que l'on mange" explique Aurore Maury, diététicienne. "En moyenne, en regardant la télé, on mange 30% de plus. Le repas en famille est à préconiser". Il faut prendre le temps de manger. La satiété étant atteinte au bout de 20 minutes, il est nécessaire que l'enfant mange lentement afin qu'il apprenne à distinguer la faim et qu'il sache s'arrêter lorsqu'il est rassasié.
Tout comme bouger, manger équilibré doit être un mot d'ordre. "Il ne faut surtout pas interdire ou priver l'enfant de barres chocolatées par exemple. Car il découvrira plus tard ces produits et ne saura pas les gérer. Il faut simplement apprendre à les consommer modérément, en variant les goûters" ajoute Aurore Maury.

Un dépistage précoce
Un enfant ne devient pas obèse du jour au lendemain. Généralement, il prend du poids progressivement  et l'entourage ne s'en aperçoit pas forcément. Un suivi pédiatrique régulier permet de prévenir les risques d'obésité. Et ce dés l'âge de 2 ans. Le meilleur moyen de dépister l'obésité est le calcul de l'indice de masse corporelle (IMC). La plupart des obésités s'installent très tôt, entre 2 et 6 ans, sans forcément se voir. "Nous faisons un point régulier sur la courbe de corpulence de l'enfance. Et plus on agit vite, plus il est facile de rectifier le problème" explique Jacques Romieu, pédiatre. Il est nécessaire de peser et mesurer son enfant tous les 6 mois et suivre l'évolution de sa courbe de corpulence. Le pédiatre effectue une mise au point avec les parents sur la manière de manger de l'enfant et apporte des conseils nutritionnels.

Accentuer la prévention
Dans la petite enfance, l'attention doit se porter sur les quantités. Il faut apprendre aux enfants à structurer leur journée sur les repas, et il ne faut pas les laisser manger tout au long de la journée. "Souvent, comme l'enfant ne mange pas pendant les repas, les parents multiplient les prises alimentaires tout au long de la journée et ce n'est pas une solution" ajoute Jacques Romieu.
Il est important d'impliquer l'enfant dans la préparation des repas. Ce sont des moments privilégiés pour lui faire découvrir les couleurs, les odeurs, les saveurs, les textures, les goûts des aliments, et leur donner envie de les goûter. "La prévention est essentielle. On agit sur des petits détails qui peuvent éviter bien des souffrances aux enfants. Car on ressent un mal-être chez les enfants obèses, le regard des autres est difficile. Plus les risques d'obésité sont dépistés tôt, plus c'est simple. Si l'on attend 5 ans, déjà la prise en charge est plus lourde, un suivi régulier avec un psychologue et une diététicienne doit bien souvent se mettre en place" rappelle Jacques Romieu.
Un peu plus tard, il faut savoir expliquer à une petite fille de 9ans qu'elle ne peut pas manger, en quantité, comme son grand frère de 15 ans. A cet âge, les garçons auront tendance à développer du muscle en grandissant alors que la jeune fille acquiert naturellement de la masse graisseuse.
A l'adolescence, l'enfant développe un comportement alimentaire propre à son âge : grignotages, déstructuration des repas ... Malgré ces comportements liés à l'adolescence, les parents doivent continuer à lui inculquer les bons conseils diététiques, et notamment à l'inciter à manger plusieurs fruits et légumes par jour.

Les risques de l'obésité :
Dans les deux tiers des cas, l'obésité perdure à l'âge adulte. Elle est responsable de nombreuses pathologies comme les maladies cardiovasculaires et le diabète. L'excès de graisse dans le sang avec hypercholestérolémie, souvent associée à l'obésité, renforce les risques cardiovasculaires.
Une personne obèse a trois fois plus de risque d'être diabétique qu'une personne non obèse.
Différentes études montrent une relation entre excès de poids et tous types de cancers, en particulier de l'estomac, de la prostate et du rein chez l'homme ou du sein et de l'utérus chez la femme.
Les problèmes rhumatologiques peuvent être très handicapants, avec des douleurs fréquentes et des lésions d'arthrose sur les hanches, genoux et vertèbres.

(Source : la revue mensuelle de ma mutuelle santé ; édition de mars 2009).
Par Lisa
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Dimanche 26 avril 2009
J'avoue être assez indifférente au changement d'heure. Et pourtant ...

Cette année encore, nous avons dû avancer nos montres d'une heure pour le passage à l'heure d'été. Ce décalage forcé fait peut-être économiser de l'électricité, mais en contrepartie, ce sont nos organismes qui se consument.
Le 18 mars dernier a eu lieu la "journée nationale du sommeil", patronnée par le ministère de la santé. L'objectif de cette journée était fort louable : sensibiliser les français à la gravité des troubles du sommeil et leur enseigner la nécessité d'un sommeil régulier et réparateur. Coïncidence, dix jours plus tard, nous avons été privés d'une heure de sommeil pour le passage à l'heure dété..
On sait que l'organisme est régi par une horloge interne, elle-même liée à la rotation de la Terre et à la succession du jour et de la nuit. L'impact sur la santé des deux heures de décalage par rapport au Soleil a d'ailleurs été mesurée scientifiquement. L'étude Euclock, par exemple, menée au niveau européen sur l'analyse du sommeil de plus de 50 000 personnes confime dans ses premières conclusions que "l'horloge circadienne ne s'adapte pas facilement au changement imposé par l'heure d'été. L'impact d'une heure est bien plus fort qu'on ne le pense dans le contexte des changements saisonniers. C'est notamment vrai pour les couche-tard". Pour sa part, le Dr Marie-Françoise Vecchierini, spécialiste du sommeil rattachée à l'Hôtel-Dieu, estime que ce changement peut favoriser un temps de sommeil insuffisant, notamment chez les sujets sensibles.
Plusieurs mécanismes sont en effet chamboulés. L'horaire avancé dérègle la production de mélatonine, l'hormone qui régule le sommeil et qui est produite par le cerveau sous l'effet de l'obscurité. Il perturbe aussi la sécrétion de l'hormone du réveil, le cortisol, sécrété entre 5 et 8 heures (heure solaire).
Mais il y a plus grave : tout récemment, une recherchede l'institut Karolinska de Stockholm a permis de montrer que les crises cardiaques augmentent de 5% dans la semaine suivant le passage à l'heure d'été. "Les résultats suggèrent que même des petites perturbations dans le cycle du sommeil peuvent affecter le coeur", explique Rickard Ljung, à l'origine de l'étude. Des résultats significatifs puisqu'ils concernent toute la population suédoise suivie pendant vingt ans... Pour l'instant, les pouvoirs publics français n'en ont cure et ce bien qu'en Europe seulement 5 pays sur 27 vivent avec une avance de deux heures par rapport à l'heure solaire moyenne de leur fuseau horaire. 
Par Lisa
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Jeudi 9 avril 2009

La fatigue, de la simple faiblesse physique à l'épuisement moral profond, est très certainement le mal le plus répandu. Il est la conséquence directe de notre mode de vie : soucis professionnels ou autres qui nous grignotent le moral,  chocs émotionnels qui nous bouleversent l'âme, surcharges de responsabilités ont raison de nos réserves de tonus... et c'est normal : nous sommes vivants, confrontés à des stress auxquels on doit s'adapter.
Le problème, c'est que la fatigue peut se faire trop présente, trop longtemps, et s'installer durablement. Dans ce cas elle est un handicap qui empêche d'être en pleine possession de ses moyens, et d'être efficaces dans nos activités.
La meilleure solution pour renverser la vapeur est de faire attention à notre hygiène de vie, trés souvent mise à mal dans nos sociétés occidentales qui vivent à 300 à l'heure. Reprise du sport, rééquilibrage de son alimentation, apprendre la relaxation, faire des cures de vitamines ... à chacun de cerner ce qui fait défaut dans son hygiène de vie, car souvent la fatigue vient de là. Elle n'est le signe de maladies que dans des cas, heureusement, peu fréquents.
Quelques petits conseils pour retrouver une pleine forme ...


Mesurer ses efforts

Nous tirons parfois exagérément sur la corde, jusqu'au point de rupture. Chacun possède ses propres limites ; certaines personnes peuvent accumuler les nuits sans sommeil et arriver le matin au boulot fraîches et disposes, alors que d'autres vont s'écrouler, les yeux cernés, après la moindre soirée un peu plus tardive que les autres... bref, nous n'avons pas tous la même résistance à l'effort. Le plus important est donc d'abord d'apprendre à se connaître et de cerner son rythme idéal. Par exemple, si vous êtes un couche-tôt qui a besoin d'un nombre suffisant d'heures de sommeil, évitez les sorties nocturnes en semaine. Repérez les heures où vous avez sommeil, celles au contraire où vous avez les idées claires, on dit en général qu'on est "du matin" ou "du soir". Repérez également les heures où vous avez faim ; en général, l'organisme, avec sa petite horloge intérieure, manifeste ses petits gargouillis de ventre vide à peu près aux mêmes heures. Il est important aussi de cerner le nombre d'heures de sommeil dont on a besoin.

Alimenter ses neurones

Le tonus, c'est aussi dans la tête. Le cerveau est un organe comme les autres, qui a besoin d'être bien nourri pour pouvoir fonctionner correctement. Pour cela, il a besoin de certaines graisses. Exit, donc, les régimes amicissants à l'alimentation "0%". Nous devons manger suffisamment de corps gras. Les graisses alimentaires contiennent des acides gras de deux sortes : les acides gras saturés, et les acides gras insaturés. Les premiers sont ce qu'on appelle les mauvaises graisses, celles qui bouchent les artères et font grimper le cholestérol. Les seconds en revanche sont essentiels à la souplesse des membranes neuronales. Pour privilégier les bonnes graisses et éviter les mauvaises, le mieux est de diminuer sa consommation de graisses animales (beurre, crème, fromages gras et charcuteries) et de privilégier les huiles végétales crues.

Vitaminer son alimentation

Pour faire le plein de vitamines, on n'a pas trouvé mieux que de manger suffisamment de fruits et de légumes frais, ainsi que des céréales complètes. Pour ceux qui le peuvent, je ne peux qu'encourager à opter pour des produits issus de l'agriculture biologique, qui garantit des produits cultivés sans engrais chimiques, moins chargés en eau et donc avec une teneur en vitamines plus importante à poids égal.
Certaines vitamines supportent mal la chaleur. Côté cuisson, l'idéal est la vapeur douce ou le four tiède, mais un bémol pour la vapeur douce quand même : c'est un excellent mode de cuisson pour les légumes non traités ("bio"), en revanche, attention pour les légumes traités : si la vapeur permet de concentrer les vitamines, elle concentre aussi tous les résidus de pesticides et d'engrais chimiques !

Faire confiance aux abeilles

Le miel est un aliment à la fois énergétique et parfaitement équilibré.

Outre le miel, les abeilles nous offrent un élixir anti-fatigue : la gelée royale. Cette gélatine nacrée sert à nourrir les larves. Puis seule la reine a droit au précieux nectar. La gelée royale contient des acides aminés indispensables, une multitude de vitamines et de minéraux. Elle s'achète en magasins de produits diététiques et se consomme en cure de trois semaines à chaque changement de saison. On trouve également dans les magasins diététiques le pollen, un vrai concentré de tonus. Avec le pollen recueilli, les abeilles fabriquent des petites boules qu'elles agglomèrent avec leurs sécrétions. Ce pollen contient des précurseurs hormonaux et des antibiotiques naturels. S'y ajoutent des enzymes qui facilitent les réactions biochimiques de l'organisme. De quoi requinquer toutes les fatigues ! Le pollen se consomme en cure d'un mois.


Un petit coup pour se requinquer

C'est bien sûr à "consommer avec modération", mais ne boudez pas le vin ! Il contient des tanins,  et surtout des polyphénols et des flavonoïdes. Ces substances sont de formidables anti-oxydants qui protègent contre les maladies cardio-vasculaires et les effets délétères du vieillissement cellulaire, dont la fatigue.




Exit le tabac

C'est vrai, quand on ne fume pas, c'est facile à dire. Mais la cigarette est un suicide à petit feu et un gouffre financier ! (je vois ce que dépensent certains de mes amis qui sont obligés d'avoir un "budget clopes"). De nombreuses méthodes sont proposées aux fumeurs pour arrêter, et je connais certains anciens fumeurs qui ont réussi à arrêter définitivement, pourquoi pas vous ? 
Outre les risques sanitaires graves du tabac (notamment les risques de cancers), il fatigue l'organisme en pompant directement dans ses réserves vitaminiques. Une seule bouffée de cigarette mobilise plusieurs dizaines de milligrammes de vitamine C. Les échanges respiratoires sont altérés, l'oxygénation de l'organisme est ralentie et les réactions cellulaires patinent. Autant d'éléments qui provoquent une réelle fatigue, durable. L'effet tonique du tabac se manifeste uniquement sur un plan intellectuel, et s'avère de très courte durée, qui fait ressentir le besoin de rallumer une autre cigarette peu de temps après. Un cercle vicieux qui rend fortement dépendant ; raison pour laquelle le tabagisme est une véritable toxicomanie. 

S'hydrater à fond

Un organisme déshydraté est un organisme fatigué ! 

Dans notre corps, l'eau est partout : le sang, les muscles, le cerveau, la peau, la lymphe ... Nous devons absolument remplacer l'eau que nous évacuons, faute de quoi on tombe rapidement dans une fatigue sournoise et tenace. Il suffit d'une perte en eau de 2% pour que les performances physiques et intellectuelles baissent d'environ 20%. 


Aller nager

On sait que l'activité physique est essentielle dans une bonne hygiène de vie. Aller nager est une des meilleures activités physiques. 
C'est dans l'eau tiède que nous avons passé les 9 premiers mois de notre vie, dans le giron maternel. Lorsque nous plongeons dans l'eau, nous retrouvons tout naturellement ces sensations de la vie utérine. C'est pourquoi le simple fait de se baigner est en soi porteur de relaxation. Lorsque nous sommes immergés, nous flottons : nous sommes soulagés des lois de la pesanteur. Le cerveau, dispensé d'une partie de son travail, se met au repos. Une relaxation mentale s'instaure tout naturellement. Le système musculaire et les articulations font de même, procurant cette fois une relaxation physique. Lorsqu'on nage, les muscles du corps tout entier sont sollicités en douceur. Les muscles de la colonne vertébrale, souvent mis à mal, se dénouent. Enfin, la nage demande un synchronisation de la respiration qui nous oblige à respirer profondément et régulièrement. Et tout ça sans même y penser ! 

Se balader

Pour ceux que la piscine municipale n'attire pas, une autre activité physique très complète reste la marche. Associée au grand air, en forêt ou au bord de la mer, c'est le gros lot !
La marche est l'activité sportive idéale pour ceux qui n'ont pas une âme de grand sportif. A condition de marcher d'un pas assez vif, tous les muscles du corps travaillent. On peut facilement y associer une respiration ample et profonde. Résultat : les tensions physiques s'envolent, la respiration s'amplifie, les cellules sont mieux oxygénées, la circulation sanguine s'améliore, l'évacuation des déchets métaboliques s'accélère, les muscles et les articulations s'assouplissent... 
Pendant ce temps, côté moral, au rythme des pas, les pensées se clarifient. On peut les aider en fixant son attention sur des détails du paysage autour de soi. La marche dans la nature (l'idéal) devient alors comme une sorte de méditation. Le contact avec la nature aide en outre à relativiser les problèmes du quotidien, qui semblent parfois insurmontables lorsque nous manquons de recul. 

Attention à vos dents !

Si vous avez des plombages dentaires, savez-vous que ces mélanges de mercure et de plomb provoquent une lente intoxication de l'organisme (ce sont des métaux lourds, toxiques), se manifestant par une fatigue grandissante ? 

Pendant très longtemps, les médecins ont cru que le mélange qui constitue les plombages (plomb + mercure) était parfaitement stable et qu'il ne diffusait aucune particule dans l'organisme. Or on s'est aperçu qu'au contact de la salive et lors des brossages, certains amalgames dentaires se défont petit à petit de leurs particules de plomb et de mercure. Celles-ci sont avalées avec la salive et intoxiquent doucement mais sûrement l'organisme. Résultat : maux de tête, problèmes de mémoire et de concentration, et fatigue intense. 
La solution est de faire remplacer ses plombages. Tous les dentistes ne sont pas d'accord sur la toxicité des amalgames dentaires. Mais ils sont de plus en plus nombreux à envisager cette éventualité. Lorsqu'ils constatent que des plombages sont défectueux, ils peuvent les enlever et les remplacer par d'autres matériaux, notamment des matières synthétiques qui durent moins longtemps mais sont inoffensives. Par la suite, l'organisme, débarrassé de son intoxication permanente, se nettoie peu à peu. On peut accélerer ce processus d'élimination des métaux lourds avec l'homéopathie, en prenant pendant trois mois une dose de Mercurius Solubilis 5 ch, une fois par semaine. En vertu du principe de similitude, la dilution homéopathique de mercure aide le corps à éliminer ce métal. 


Savoir dire non
Lorsque l'on a besoin de repos pour récupérer, il faut savoir dire non aux sollicitations des proches. Certaines personnes sont incapables de prononcer ce mot de trois lettres, au point parfois de s'empoisonner elles-mêmes l'existence. Pour ces personnes, dire oui à tout est une façon de se prémunir contre le risque de ne plus être aimé. Pourtant, opposer un refus à une demande, ce n'est pas rejeter la personne tout entière. C'est au contraire affirmer ce que l'on est et se poser en face de l'autre comme un interlocuteur à part entière. Dire non sereinement lorsqu'on le pense vraiment, c'est donner par avance de la valeur à tous les "oui" que l'on prononcera par la suite, car ils seront vraiment sincères et vos proches le sauront. 

Le petit-déjeuner

C'est le premier repas de la journée, et le plus important. Un petit-déjeuner complet est essentiel pour être en forme toute la journée. 

La nuit, l'organisme fonctionne sur ses réserves de la veille. La respiration, les battements cardiaques, le travail de filtration des reins, etc. ont peu à peu épuisé ces réserves. Au réveil, il faut donc les reconstituer, et c'est le rôle du petit-déjeuner : d'abord apporter de l'énergie aux organes, notamment au cerveau ; ensuite, fournir aux muscles des protéines ; enfin, se ravitailler en eau et en nutriments essentiels.

Un bon petit-déjeuner représente 1/4 de l'apport calorique quotidien. Exemple de petit-déjeuner équilibré : un oeuf ou du jambon (protéines), des céréales ou du pain (glucides lents), de la confiture ou du miel (glucides rapides), un jus de fruit ou un fruit frais (vitamines), du lait ou un yahourt nature (calcium), une boisson (thé, café...). 

Eviter les médicaments

Les français sont les plus gros consommateurs au monde de psychotropes : somnifères, anxiolytiques, antidépresseurs... Pourtant, ces médicaments ont plus d'inconvénients que d'avantages, et ne doivent être réservés qu'aux gens dépressifs, je veux dire qui souffrent d'une dépression au sens pathologique du terme, pas d'une petite déprime passagère. 
Ces médicaments prescrits à tour de bras par certains médecins, par facilité, n'ont rien d'une panacée. D'abord ils sont assortis d'une grande quantité d'effets secondaires, dont certains peuvent être très handicapants à la longue : somnolence, perte de mémoire, fatigue, baisse de la libido, nausées, etc. Mais là n'est pas le plus important. Le pire est la dépendance qu'ils provoquent, car leur effet (diminution de l'anxiété, amélioration du sommeil...) diminue rapidement. Pour continuer à se sentir "mieux", on doit alors augmenter les doses, et c'est le cercle vicieux qui créé la dépendance, exactement comme pour n'importe quelle drogue. Concernant les psychotropes, cela s'appelle la pharmacodépendance. 
Ces médicaments ne peuvent de toute façon pas résoudre les problèmes auxquels on est confrontés, ils servent juste à nous anesthésier psychologiquement.
Quelques séances sur le divan peuvent aider certaines personnes à aller mieux psychologiquement et les aider de façon plus durable à faire face à leurs problèmes. 
Pour l'anxiété et le stress, certaines plantes sont efficaces pour en gommer les effets : 
La marjolaine est apaisante. Elle soulage la nervosité, l'anxiété et l'agressivité. Une cuillère à soupe pour un litre d'eau bouillante, faire infuser 10 minutes. 
La valériane aide à retrouver le sommeil, calme l'agitation et les palpitations dues au stress. Une cuillère à soupe de racines coupées pour 1/4 de litre d'eau froide, à faire bouillir 3 minutes ; faire infuser 10 minutes.
La passiflore apaise les personnes surmenées et leur rend un sommeil serein. Une cuillère à soupe pour une tasse d'eau bouillante, à infuser 10 minutes. 

Rire

Après un bon fou rire, on se sent détendu, vidé de ses tensions. Le rire est en fait un excellent médicament naturel contre les maux de la tête et du corps. Comme le disais Rabelais, "le rire est le propre de l'homme". Notre hilarité peut être provoquée par une foule de stimuli intellectuels (plaisanterie, image drôle...) ou physiques (chatouilles...). 

En riant, la respiration s'amplifie, les sécrétions gastriques augmentent, l'estomac se contracte et les intestins accélèrent leur travail, le foie et le pancréas sont "massés" par les contractions du diaphragme, les échanges chimiques se modifient à l'intérieur du cerveau. Résultat : on respire et digère mieux, les tensions physiques s'évanouissent, et l'état d'euphorie fait un peu oublier les soucis.

Caresser ses pieds
 Les pieds sont des petites merveilles de technologie ostéo-articulaire, remplies de terminaisons nerveuses, qui ne nous servent pas seulement à nous tenir debout, et trop souvent on les néglige. Nous avons sous les pieds une sorte de pompe, faite d'un entrelacs serré de muscles, de vaisseaux sanguins et lymphatiques. Cette pompe aide le sang et la lymphe, contre la gravité, à remonter jusqu'au haut du corps. Ne serait-ce que pour cette tâche vitale, les pieds méritent d'être bichonnés !
Selon la médecine chinoise, nous avons sous les pieds des "zones réflexes" correspondant, sans exception, à tous les organes. Un bon massage de l'ensemble du pied contribue ainsi à détendre les muscles et relaxer le corps tout entier. Un  vrai moment de plaisir !

S'entourer d'amour

Certaines personnes nous soutiennent alors que d'autres critiquent tout et tout le monde. Nous avons tout à gagner à privilégier le contact avec ceux qui nous aiment et qu'on aime. Les relations humaines sont complexes, et nos attachements aussi. Il arrive que nous nous efforcions de garder coûte que coûte le contact avec des gens qui nous font du mal. Insidieusement, l'air de rien, elles sapent tous nos efforts, démollissent nos projets et nos espoirs, grignotent notre moral. Si, après quelques efforts de "réajustement relationnel", leur comportement ne change pas : courage, fuyez ! Mais sans rancune, car dans l'immense majorité des cas, ceux qui sapent le moral des autres n'ont pas conscience de faire du mal et ne le font pas contre les autres. Ils sont enfermés inconsciemment dans un schéma comportemental destructeur pour leur entourage. Cela étant dit, ce n'est en aucun cas une raison pour se laisser détruire sans réagir ; si ces personnes ont un problème, c'est à elles à le régler, pas à nous d'en subir les conséquences. La réaction la plus efficace est de mettre une distance entre ces personnes et nous ; et prendre beaucoup de recul lorsqu'on les voit.

Chouchouter son sommeil

Impossible d'attaquer une journée en pleine forme lorsqu'on a mal dormi ! Le sommeil est notre principal outil de récupération, capable d'effacer toutes les fatigues, physiques ou nerveuses. Seulement, lorsqu'on est trop fatigué, le sommeil perd en qualité, il devient superficiel, haché, entrecoupé de rêves ou de cauchemars. Il se fait de moins en moins réparateur, pire : il peut parfois devenir lui-même une source supplémentaire de fatigue. Pour éviter ce cercle vicieux, il faut chouchouter son sommeil comme s'il s'agissait de notre meilleur ami. Des règles simples le permettent : repérer ses propres marques (couche-tôt ou couche-tard, lève-tôt ou lève-tard...) et essayer au maximum de les respecter, éviter comme la peste les excitants après 16 heures (café, thé) et enfin prendre un repas léger le soir. Sans oublier les petits "plus" : tisanes, bains (à la lavande par exemple), etc. Eviter les images violentes avant de se coucher.

Par Lisa
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Mardi 7 avril 2009

Je suis d'habitude très critique envers la médecine que je qualifierais de médiocre lorsqu'elle est dépourvue de toute humanité et de tout bon sens, celle qui donne lieu à des erreurs médicales parfois dramatiques. Mais là, je tire au contraire mon chapeau à l'équipe médicale, dont fait partie le docteur Laurent Lantiéri, qui vient de réaliser une triple greffe, des deux mains et du visage. Trente heures d'opération, 40 personnes mobilisées, une prouesse qui donne à la médecine tout son sens, celui de sauver la vie ou de l'améliorer nettement.
Toute la partie du visage au-dessus des lèvres (encore bien conservées) a été réimplantée : le cuir chevelu, le nez, les oreilles, le front et surtout les quatre paupières, hautes et basses. Depuis cinq ans, le patient, âgé de 30 ans, était un grand brûlé qui n'avait plus de vie sociale tant ses séquelles étaient graves ; depuis un an, il était inscrit sur une liste d'attente pour recevoir une greffe.
Cette triple greffe a été réalisée à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil par l'équipe du professeur Lantiéri qui s'est occupé de la greffe du visage, accompagné par le docteur Jean-Paul Méningaud et, pour la greffe des mains, par l'équipe du docteur Christian Dumontier, de l'hôpital Saint-Antoine.
C'est la première fois que l'on greffe simultanément sur un même patient les deux mains et le visage.
Pour l'instant, le patient est encore maintenu dans un sommeil artificiel mais son état est jugé bon ; ses fonctions respiratoires vont bien, et tous les éléments qui ont été transplantés sont parfaitement vascularisés. Tous les greffons proviennent du même donneur, pour limiter les risques de rejet. Les médecins se sont assurés que le patient était prêt à supporter une telle opération, tant sur le plan physique que psychologique.

Un grand bravo à cette équipe qui a pratiqué une médecine digne de ce nom, qui fait progresser la science médicale dans le sens de la vie et redonne de l'espoir à beaucoup de gens.

Cela permet de reparler aussi du don d'organe ; que l'on soit pour ou contre, il s'agit juste de le faire savoir autour de soi, et l'on peut également remplir un formulaire sur le site de l'agence de biomédecine, pour exprimer son choix. Cela facilite les choses lorsque la question du don se pose dans un moment déjà douloureux et pénible (le décès d'un proche).

Par Lisa
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Mardi 31 mars 2009

Violaine Vanoyeke, célèbre égyptologue, n'a cette fois pas écrit un livre sur les mystères des tombes égyptiennes. Elle a écrit un récit sur un drame personnel qu'elle a vécu il y a un an environ. Un drame où elle a perdu son mari suite à une succession inadmissible d'erreurs médicales et un comportement odieux du personnel hospitalier, qui a fait preuve de mépris et d'indifférence.
Elle a écrit ce livre pour dire aux gens de ne pas se laisser faire, pour leur dire qu'ils ont des droits, pour dire aussi que les médecins ont des responsabilités, trop peu assumées jusqu'à présent. Elle a écrit ce livre pour dénoncer l'impunité dans laquelle encore aujourd'hui les médecins laissent mourir des patients, alors qu'ils auraient pu l'éviter.
Elle a décidé de porter plainte contre l'hôpital, de mobiliser la presse, pour que les malades soient mieux traités dans les hôpitaux, les maisons de retraite et les centres pour handicapés. Elle demande plus de suivi dans les soins, une plus grande humanité, un respect des malades et un contrôle des médecins. 
Elle vient de créer un site : victimesdeshopitaux.com 

Tout part d'un rhume mal soigné de Philippe, le mari de Violaine Vanoyeke. Comme il doit se rendre avec elle quelques jours plus tard en Egypte, un médecin lui conseille d'aller prendre les antibiotiques nécessaires à l'hôpital. Ils se rendent donc dans un C.H.U de la région parisienne pour régler ce problème bénin. Philippe doit sortir de l'hôpital l'après-midi même, au plus tard le lendemain.
C'est en fait le début de deux mois d'enfer inimaginable pour le couple, l'enchaînement incroyable d'erreurs qui vont entraîner la mort de Philippe.
Comme il était très fatigué, Violaine a préféré un transport en ambulance, son médecin lui ayant indiqué différentes sociétés privées. Elle se rend alors compte de la difficulté de trouver des ambulances de libres, et n'ose imaginer des cas urgents. Elle finit par trouver une société qui lui envoie une ambulance ... après quatre heures d'attente. Les ambulanciers, dont le look (boucles d'oreilles et tatouages) étonne sur le coup Violaine lui interdisent de monter dans l'ambulance avec son mari. Elle les rejoint donc à l'hôpital avec sa voiture personnelle.
MAIS que s'est-il passé dans l'ambulance.... Philippe y rentre avec un mauvais rhume, un quart d'heure après Violaine le retrouve littéralement jeté en travers du lit à l'hôpital, la tête dans le vide, dans un coma respiratoire ! L'enquête judiciaire en cours s'attache notamment à retrouver les ambulanciers et à savoir ce qui s'est passé dans cette ambulance, car là est le début de leur enfer.
Le chef de service constate rapidement le coma respiratoire, et Philippe est transporté en service de réanimation. Il sort de son coma et retrouve un état à peu près normal dix jours après.
Une autre erreur intervient, que le chef de service reconnaît à plusieurs reprises ... oralement : alors qu'il est intubé, Phillipe a été placé en position assise, ce qu'il ne faut jamais faire dans un tel cas. Le tube est alors tombé, mais étant resté sans surveillance, Philippe fait un arrêt cardiaque, le tube ne sera remis en place ... qu'une demie-heure plus tard.
Le cerveau ayant été très mal oxygéné pendant ces trente minutes, on laisse donc entendre à Violaine Vanoyeke que son mari ne sera plus qu'un légume. Il s'en sortira cependant, mais à la suite du réintubage, il va contracter une bactérie.
A partir de là, Violaine et son mari vont se retrouver complètement seuls et abandonnés par tout le personnel médical, car lorsqu'un patient est maltraité ou mal soigné, il rompt avec les médecins, en qui il n'a plus, et c'est logique, confiance. Un mur entre le patient et les médecins s'érige alors, qui conduit à un véritable abandon du patient :
Quand Philippe est finalement revenu à lui, il était très encombré au niveau bronchique. A plusieurs reprises, Violaine a demandé un kiné, pour pouvoir faire remonter les encombrements et les évacuer. Mais personne n'a répondu à son appel à l'aide, aucun kiné n'est venu s'occuper de son mari, sachant qu'on lui a refusé de faire venir un kiné de l'extérieur.
Philippe est mort étouffé par ses encombrements, faute d'attention et de présence des médecins.......


Extraits :


Il faut (...) une réglementation qui oblige tous les médecins à soigner correctement leurs malades, sous peine d'homicide ou de non-assistance à personne en danger.
Philippe avait 52 ans. Il a été victime d'un homicide, volontaire ou involontaire. Les coupables sont aujourd'hui en liberté, et vivent ou travaillent sans être inquiétés. Je pose seulement la question : trouvez-vous cela normal ? Devons-nous nous taire ou nous incliner devant les institutions, si puissantes soient-elles ? Sommes-nous prêts à tout accepter ?

J'étais à peine levée que le téléphone retentit (...).
- C'est le docteur P., je voulais absolument vous joindre. Votre mari a fait un arrêt cardiaque.
Je ne comprenais pas :
- Un arrêt cardiaque ? Mais il n'a jamais eu de problème au coeur !
Je n'y croyais pas vraiment. Bien que mon coeur battît très vite, j'étais confiante. Il ne pouvait s'agir que d'une erreur puisque Philippe n'avait aucun problème cardiaque et que je l'avais vu en pleine forme. Je pensais même que ce médecin se trompait de malade.
- C'est grave. En fait, j'ai commis une erreur. C'est de ma faute. Je me sens responsable. Je reconnais mon erreur.
- Mais de quoi parlez-vous ?
- Nous l'avons échappé belle. Mais nous ne savons pas comment votre mari va s'en sortir.
Il m'expliqua ce qui venait de se passer :
- Votre époux s'est désintubé et nous avons dû faire un massage cardiaque.
- Désintubé ? Il n'avait pas les mains attachées(* )?
- Si
- Alors comment voulez-vous qu'il se soit désintubé ?
- En réalité, j'ai fait une grosse erreur. Je l'ai mis en position assise. Il a dû s'endormir. Sa tête est tombée violemment sur le côté et le tube est tombé. Nous avons mis près d'une demie-heure pour le réintuber. Il a été mal oxygéné pendant trop longtemps. Nous ne savons quelles vont être les conséquences sur son cerveau. (...)

- Où se trouvait l'infirmière chargée de surveiller mon mari ?

Le médecin baissa les yeux.

- Elle était sortie de la pièce pour s'occuper des soins d'un autre malade ... Je lui avais dit de ne pas quitter votre mari. Mais j'assume la responsabilité de ce qui est arrivé.

- Vous avez quantité d'aide-soignants et d'infirmières et vous me dites qu'elle a été dans une autre chambre pour plaisanter avec ses copines alors que mon mari risquait sa vie ? Je vis quasiment ici depuis une dizaine de jours. Inutile d'inventer. Je sais que les infirmières se retrouvent dans les mêmes pièces pour discuter. Pendant ce temps-là, de grands malades restent seuls. J'ai moi-même dû prévenir les infirmières que le patient voisin était tombé de son lit ! Malgré le vacarme qu'il a fait en chutant et le bruit de verre cassé, l'équipe médicale n'avait rien entendu.

(*) On attache les mains des personnes intubées car leur premier réflexe est d'ôter le tube qui les gêne.

Très irritée, je me taisais parfois en me disant que ces gens qui défilaient étaient complètement stupides et qu'ils ne tenaient aucun compte des rapports des jours précédents. Quelquefois, je leur expliquais rapidement les erreurs commises par le service. Ils préféraient s'en aller, gênés. La seule phrase qu'ils répétaient tous inlassablement était :

- Ne vous inquiétez pas... Nous sommes habitués.

"Habitués" à quoi ? A tuer les malades ? Je me posais sérieusement la question. Une telle indifférence chez les jeunes, les néophytes qui n'avaient jamais travaillé dans un tel service, les "séniors" ou les chefs de clinique faisait peine à voir. J'étais déconcertée par leur manque de discernement, leur mauvais diagnostic, leur aveuglement. On aurait dit des fonctionnaires programmés pour se promener dans les chambres afin de justifier leur salaire.


Quand je pénétrai dans la chambre de Philippe, celui-ci était étendu, le teint cireux. Je compris qu'il était décédé et qu'on l'avait laissé mourir sans assistance.

 


 

 

Tous ceux qui ont été victimes d'un personnel hospitalier, de celui d'une maison de retraite ou de handicapés peuvent aujourd'hui s'exprimer et se manifester en envoyant leur histoire et leur courrier à Violaine Vonyeke chez son éditeur :

Editions Alphée - Edit Plus,

12 rue de l'Ancienne-Comédie, 75 006 Paris
Ou ui écrire sur le site
www.victimesdeshopitaux.com
Ces témoignages viendront soutenir les demandes de réforme que Violaine Vanoyeke adresse au président de la République et au ministre de la santé :
1) Pour une plus grande humanité dans les milieux hospitaliers, les maisons de retraite et les centres accueillant des handicapés
2) Pour un meilleur suivi des soins
3) Pour une plus grande considération du malade et de sa famille
4) Pour un contrôle et une responsabilisation des médecins

Autre site : Association le Lien :
www.association-lien.org

Sachez aussi que le Pôle Santé et Sécurité des soins est une ligne d'écoute anonyme et confidentielle qui informe et reçoit toutes les informations qui mettent en cause :
- Le non respect des droits des malades
- La qualité du système de santé
- La sécurité des soins
- L'accès aux soins
Vous pouvez appeler le pôle santé et sécurité au 0810 455 455 du lundi au vendredi, de 9h à 20h.
http://www.mediateur-republique.fr/fr-citoyen-05-178

Par Lisa
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Lundi 30 mars 2009



Voici une petite liste de remèdes homéopathiques pour soigner les bobos du quotidien.


Allergie et rhume des foins
- Poumon Histamine 15 CH et Apis 15 CH -  5 granules de chaque matin et soir.
Si éternuements : Nux vomica 9 CH et Sabadilla 5 CH, 5 granules en alternance toutes les heures.
Si écoulements : Allium Cepa 9 CH et Pulsatilla 9 CH, 5 granules en alternance toutes les heures.

Si écoulements peu abondants mais brûlants : Arsenicum album 9 CH et Kalium Iodatum 9 CH, 5 granules en alternance toutes les heures ; ou : Rhinallergy : 2 cp à sucer toutes les heures.

Pour les narines irritées : Homéoplasmine, pommade à appliquer localement matin et soir.

Si larmoiement : Kalium Iodatum 5 CH et Euphrasia 5 CH, 5 granules en alternance toutes les heures.

 

A savoir : Ces traitements seront plus efficaces si le terrain est soigné. Il est préférable de commencer un traitement de fond de manière préventive, c'est-à-dire un ou deux mois avant l'arrivée des pollens.

Le traitement de l'allergie permet de bien expliquer les différences entre l'homéopathie et l'allopathie. En  schématisant, on peut dire que dans l'allopathie, on habitue progessivement l'organisme à ne plus répondre. Dans l'homéopathie, on lui apprend à répondre d'une façon mieux adaptée. Alors que l'allopathie cherche à neutraliser les réactions de l'organisme, l'homéopathie au contraire fait avant tout confiance aux capacités réactionnelles de l'organisme et surtout les respecte.

 

Le stress

La maladie des temps modernes !
 
Sédatif PC, 2 cp matin, midi et soir

ou Zenalia, 1 cp le matin à jeun, puis 1 le midi et 1 au coucher (ce remède est conseillé plus précisément pour le trac, état plus passager que le stress).

En cas de boule dans la gorge ou de sensation d'oppression (respiration courte et bloquée) : Ignatia amara 9 CH, 5 granules 3 fois par jour.  Idéal en cas de stress pendant les exams !

A savoir : Penser aussi à la relaxation et à la respiration abdominale, et/ou à pratiquer un sport : marche, footing, vélo, natation... au moins une fois par semaine.
La médecine classique cherche à mettre le corps à l'abri des émotions, en prescrivant des médicaments de type anxiolytiques, qui entraînent une dépendance ainsi que des troubles de la mémoire. L'homéopathie considère que les émotions, les troubles psychiques et fonctionnels sont liés : ce sont les témoins d'une trop grande sensibilité qu'il faut traiter. Au-delà des symptômes de l'anxiété, il s'agit d'agir sur un terrain.

Aphonie, enrouement
(Après un rhume, un coup de froid ou une fête trop arrosée par exemple)

Homéovox, au moins trois fois par jour. 

 
A savoir : éviter les corticoïdes locaux, qui peuvent favoriser le risque de mycose buccale.
Penser aux tisanes chaudes avec du miel.


Aphtes
Homéoaphtyl, 1 cp toutes les heures, en alternance avec Mercurius solubilis 9 CH (5 granules).

Bains de bouche : Phytolacca teinture mère et Calendula teinture mère : 1 cuillère à café dans un 1/2 verre d'eau, matin et soir.

A savoir : Eviter les aliments acides
Si les aphtes apparaissent lors d'un traitement médical agressif ou s'ils persistent avec des douleurs d'angines, de fatigue ou de fièvre, il faut consulter votre médecin.

Constipation
Alumina 5 CH, Nux vomica 9 CH, Opium 5 CH - 5 granules de chaque matin et soir

Si c'est une constipation en voyage : Platina 5 CH, 5 granules trois fois par jour.

A savoir : Boire des eaux minérales riches en magnésium de type Hépar, privilégier les légumes et le pain complet, riche en fibres (les fibres aident le transit).

Crise de foie
Si vous abusez du chocolat de Pâques, pas de panique ...

Antimonium crudum 5 CH , Nux Vomica 9 CH, 5 granules de chaque toutes les heures + Chelidonium composé, 10 gouttes dans un peu d'eau (ou 5 granules) avant chaque repas.

Brûlures d'estomac  et régurgitations : Gastrocynésine, 1 à 2 cp à sucer toutes les heures.

Si brûlures intenses : Iris versicolor 9 CH, Kalium Bichronicum 9 CH, 5 granules de chaque toutes les 30 minutes.

 

A savoir : Une petite diète de 24 à 36 heures : jus de fruits, bouillon de légumes et eaux minérales, est encore le meilleur remède pour mettre l'organisme au repos après des excès alimentaires qu'il n'a pas supporté.

Diarrhée
Arsenicum album 15 CH en dose, une dose dés que possible, à renouveller 3 heures après.

Diaralia, 2 cp toutes les heures

 

A savoir : Se laver les mains fréquemment, boire de l'eau minérale et rester au chaud permet souvent une guérison dans les 24 heures. Eviter les laitages, les légumes  et fruits crus.
Attention aux antidiarrhéiques et antiseptiques intestinaux : leur abus peut entraîner une constipation réactionnelle avec un déséquilibre de la flore ... Petite expérience personnelle : évitez l'Imodium. J'en ai pris un après une diarrhée, résultat : constipée pendant plus d'une semaine, avec le mal de ventre qui va avec ... 
La consultation chez votre médecin est un impératif pour les diarrhées du nourrisson. Elle est également obligatoire pour les adultes lorsque la diarrhée dure plus de 24 heures ou qu'elle s'accompagne de fièvre.

Irritation occulaire
Homéoptic, 1 à 2 gouttes, 2 à 6 fois par jour dans les yeux.
Avis personnel : Idéal après la piscine, pour les yeux irrités par le chlore.

A savoir : En cas de port de lentilles, les retirer jusqu'à disparition des symptômes.

Mal de gorge
Homéogène 9, 1 cp toutes les heures

Préparation à une intervention chirurgicale
Avant
: Arnica montana 9 CH, Gelsemium 15 CH, 5 granules de chaque matin et soir pendant les 8 jours avant l'intervention + Phosphorus 15 CH en dose en cas de risque hémorragique, une dose la veille de l'intervention.

Après : Apis mellifica 15 CH dose, une dose au réveil, + Opium 30 CH en cas d'anesthésie générale, une dose 15 minutes après le réveil.

Puis Apis mellifica 15 CH, Arnica Montana 9 CH et nux vomica 9 CH, 5 granules de chaque 3 fois/ jour, pendant 8 jours.

En cas de douleur (exemple : après les dents de sagesse) : Hypericum 15 CH, 5 granules toutes les heures.

 

A savoir : ne pas prendre d'aspirine pendant les 7 à 10 jours qui précèdent l'opération. Les traitements homéopathiques sont compatibles avec tous les types d'intervention et d'anesthésie.

 

Rhume
Coryzalia, 1 cp toutes les heures

 

En cas de sinusite : Sinuspax, 2 cp trois fois par jour.

 

A savoir : Eviter de fumer et préférer les mouchoirs jetables, peut-être pas très écolos, mais plus sains que les mouchoirs en tissu.
Attention aux effets secondaires (somnolence, insomnie) et aux contre-indications de certains traitements allopathiques. De plus, l'abus de pulvérisations ou d'instillations de certaines gouttes peut entraîner des rhinites chroniques et répétitives.

Toux
Phytotux sirop, 1 cuillère à soupe, 3 à 5 fois par jour ou Stodal sirop, même posologie (préférence personnelle pour Phytotux).

Rajouter :

Si toux grasse : Ipeca 5 CH, 5 granules toutes les heures

Si toux sèche : Drosera composé, 10 gouttes 3 fois/ jour, ou 5 granules, trois fois par jour aussi.

 

A savoir : pensez à aérer votre chambre, et à placer un humidificateur la nuit si l'air est trop sec.
La toux sèche d'irritation sans expectoration est épuisante. La toux grasse, productive, encombre les voies respiratoires. La première doit être empêchée ; la seconde au contraire doit être encouragée. La toux grasse est en effet bénéfique car elle libère les voies respiratoires, c'est une réaction de défense de l'organisme qu'il faut respecter.
Si la toux persiste au-delà de 2 semaines, consultez votre médecin.
Si la toux est sèche et persiste, il peut s'agir de coqueluche, une maladie contagieuse mais bénigne et qui se soigne bien, elle nécessite une consultation de votre médecin.

Verrues
Thuya 15 CH dose, une dose par semaine + verrulia, un cp à sucer matin et soir pendant 1 mois.

Si verrues sous l'ongle : Causticum 9 CH, 5 granules matin et soir pendant un mois ; à renouveler si nécessaire

Si verrues autour de l'ongle : Graphites 9 CH, même posologie.

Dans tous les cas : compléter le traitement avec une application locale de Thuya teinture mère, à appliquer 2 fois par jour.

A savoir : Eviter de marcher pieds nus dans les vestiaires des salles de sport et des piscines (utiliser des tongs).  Dans l'idéal, éviter les piscines municipales pendant toute la durée des verrues pour éviter de contaminer les autres nageurs : les verrues sont en effet contagieuses.

Hémorroïdes

Avenoc suppositoire, 1 le matin et 1 le soir.
+

Avenoc pommade, 1 application 3 à 4 fois/jour
+
Arnica montana, 5 granules toutes les heures

A savoir : quelques règles d'hygiène de base permettent de lutter contre leur apparition : boire régulièrement des eaux très minéralisées riches en magnésium, type Hépar. Eviter les plats épicés et l'alcool. Sous la douche, une toilette intime s'impose également.

Gastro-entérite aiguë
Arsenicum album 15 CH dose, une dose dés que possible à renouveler si nécessaire 3 heures après. 

En cas de diarrhées :  Aloe 9 CH, 5 granules toutes les 30 minutes, à espacer selon les améliorations

En cas de nausées et vomissements : Ipeca 9 CH, nux vomica 9 CH, 5 granules de chaque toutes les heures ou au rythme des nausées.

 

A savoir : Du repos au chaud, avec une bouillote sur le ventre. Penser à boire de l'eau régulièrement pour se réhydrater, se laver souvent les mains, conseil qui vaut aussi pour l'entourage. Pendant les diarrhées, éviter les laitages, les fruits et légumes crus.

Pour les enfants de moins de trois ans, il est impératif de consulter votre médecin, à cause du risque de déshydratation, particulièrement important chez les nourrissons. Un nourrisson de 4 kg qui maigrit de 400 grammes peut être en danger et cela peut arriver très rapidement.. Aucune auto-médication pour la gastro des tout-petits donc, c'est une règle absolue.

Poussées dentaires des bébés

Camilia, 1 unidose 2 à 3 fois par jour

+

Chamomilla 15 CH et Belladonna 9 CH, 5 granules de chaque à diluer dans un peu d'eau 2 à 4 fois par jour.


Quelques lectures utiles pour en savoir plus :

- L'homéopathie, du Dr Jacques Boulet. Le Cavalier Bleu éditions, collection "Idées reçues", 2007. 128p. 9,50€

- Homéopathie : l'enfant. Dr Jacques Boulet, éditions Marabout, collection Marabout pratique. 143p. 2003. 7,90€

- Guide familial de l'homéopathie, Dr Alain Horvilleur, Le livre de Poche, collection Vie pratique. 320p. 2007. 6€

-L'homéopathie de A à Z, Dr Jean-Louis Masson, Marabout pratique, collection marabout santé/forme. 2006. 223p. 7,90€.

Par Lisa
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