Lundi 26 mai 2008

Un livre très intéressant, que je recommande vraiment. Je parle pas mal de ce sujet (les erreurs médicales, et aussi ce que j'appelle la "mafia médicale"), mais je m'y intéresse énormément car je compte, professionnellement, m'attaquer plus tard à ce genre de problèmes, graves. D'où mon intérêt pour le sujet ; c'est une chose qui me révolte. Surtout quand on sait que les médecins se protègent entre eux quand l'un de leurs collègues commet une erreur. Encore plus quand les conséquences sont lourdes voire irréversibles (décès). 
Ce livre explique très bien que les problèmes peuvent  se résoudre à l'amiable assez facilement, mais que bien souvent, les docteurs n'assument pas et ne reconnaissent pas leurs erreurs, ce qui conduit à un procès qui pourrait être évité si les médecins ne fuyaient pas leurs responsabilités. 

Patrick de la Grange est avocat spécialisé dans le droit de la réparation du préjudice corporel. Il a assuré la défense de plusieurs des victimes dans l'affaire de la clinique du Sport.
Fabrice Papillon est journaliste scientifique. Directeur de Scientifilms, société de production audiovisuelle spécialisée dans la science et la médecine.

De 10 à 20 000 personnes meurent chaque année des conséquences d'accidents médicaux (nettement plus que les accidents de la route). Or la moitié d'entre eux auraient pu être évités.
Forts de leur expérience du milieu médical, Patrick de la Grange et Fabrice Papillon osent dire la vérité sur :
l'engorgement des urgences,
les disparités entre les régions,
la formation des médecins,
les conséquences des 35 heures à l'hôpital...
... Le constat est sans appel. Si le dévouement des hommes et des femmes est incontestable, le système prend l'eau de toutes parts.
Autant qu'une enquête , ce livre est une réflexion sur l'avenir de notre système de santé, ainsi qu'un guide pour mieux se prémunir avant toute intervention médicale et se défendre en cas de faute ou d'accident.

Extrait :

Au cinquième mois de la grossesse de Mme R., une échographie montre une masse kystique au niveau du rein gauche du foetus. L'anomalie est régulièrement suivie et l'accouchement se fait normalement. une surveillance du kyste est initiée par le pédiatre de la maternité, mais l'enfant et sa mère peuvent quitter l'hôpital. Deux mois plus tard, le petit Marc fait une petite infection urinaire. Après plusieurs consultations et examens, il est décidé d'ôter le rein gauche non fonctionnel. L'opération a lieu au début de l'été sur l'enfant âgé de dix mois. Le compte-rendu opératoire signale clairement que le rein gauche présentait effectivement de nombreuses anomalies.
Dés le lendemain de l'intervention, l'état du bébé se dégrade. Il présente des diarrhées, refuse de boire et manger, n'urine que très peu, a le visage gonflé. Le pédiatre consulté pose un diagnostic d'allergie à l'antibiotique que prend le petit Marc, et autorise le retour au domicile. L'échographie de contrôle réalisée le jour même précise toutefois que le rein droit ne peut être visualisé... Un médecin appelé en urgence le lendemain à domicile pense immédiatement que les symptômes correspondent à un oedème d'origine rénale et diagnostique de fait une insuffisance rénale aiguë.
Marc est transféré en urgence en réanimation infantile, où il passera une vingtaine de jours. Les examens réalisés mettent en évidence une néphrectomie droite, avec incision à gauche, alors que le rein gauche dysplasique est toujours en place. En d'autres termes, le chirurgien a ouvert du bon côté mais a ôté  un rein sain (le droit) en passant par le côté gauche, et a laissé en place le rein malade.
Après trois ans de dialyse quotidienne, Marc a enfin pu bénéficier d'une transplantation rénale.
Face à un tel cas, on d'abord se poser la question du bien-fondé de l'intervention, étant donné qu'on peut mener une vie strictement normale avec un rein unique, le rein sain s'hypertrophiant avec le temps pour compenser la carence du rein malade.
(...) Etant donné la lourdeur et les contraintes du traitement, le petit Marc est victime de souffrances physiques et morales majeures. Quant à sa famille, elle doit assurer une surveillance permanente et les parents doivent fréquemment interrompre leurs activités professionnelles pour assurer les soins de leur enfant.
L'assurance a été condamnée,  à titre provisionnel, à verser 250 000 euros à la famille. La cour d'appel a ramené cette provision à 200 000 euros.

A lire aussi, les autres articles sur la question 

par Lisa publié dans : LIVRES communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 5 mars 2008

41u-TlWEFhL__SS500_.jpgMichaël Moore est un personnage abject n'étant capable que de mépris, d'hypocrisie, de trahison, de manipulation. Rien chez lui ne peut donner envie qu'on lui porte le moindre intérêt. 

Les 258 pages du livre de Guy Millière, intitulé "Michaël Moore, au-delà du miroir", le prouvent, où M. Millière a fait un travail extraordinaire en disséquant minutieusement, séquence par séquence, les réalisations de Moore, en analysant point par point les écrits de celui dont l'Amérique a honte. 
Alors qu'aux Etats-Unis, la plupart des américains méprisent Moore (y compris la gauche américaine), les français lui ont réservé un accueil particulièrement bon. Même les critiques ciné lui ont fait la part belle. Tous ceux qui admirent Moore, en France, ne connaissent pas les réalités des Etats-Unis. Ils préfèrent le croire sur parole, ça leur évite de réfléchir, et surtout ça les conforte dans leur mépris des Etats-Unis : un américain qui traine dans la boue l'Amérique a forcément raison à leurs yeux. Guy Millière, lui, enseigne aux Etats-Unis ; la réalité, il la connait. Il sait que tout est faux et mensonger dans ce que Moore raconte. C'est pour cela que les américains détestent Moore et qu'une majorité de français ignorants l'admirent. 

Présentation de l'ouvrage de Guy Millière par l'éditeur : "Quand il ne sait pas, il ment. Quand il ne ment pas, il invente. Quand il n'invente pas, il triche. Il traque les gens pour leur faire dire des choses qu'il truque ensuite. Quand il ne truque pas, il manipule. Il est richissime et se déguise en gueux. Il dit vouloir le bien de l'humanité et n'a que haine pour elle. Tout est fallacieux dans ce qu'il écrit ou filme. Presque plus personne ne se fie à lui, y compris la gauche américaine, qu'il a bernée plus souvent qu'à son tour. Il a été particulièrement bien traité en France : c'est pourquoi il est salubre que, ici, on aille voir au-delà de ce miroir nommé Michaël Moore, et que, comme le fait Guy Millière, patiemment, chirurgicalement, on décortique une bonne fois ce qu'il y a derrière tout cela". 

Morceaux choisis : 

A propos du film Fahrenheit 9/11 :
"Fahrenheit 9/11 est le produit de propagande le plus malhonnête à avoir vu le jour depuis de très nombreuses années. (...) [c'est], à ce jour, le seul produit d'un studio hollywoodien à avoir suscité les éloges dithyrambiques des bien-pensants de toutes les démocraties occidentales, et à avoir été diffusé intensément à des fins de propagande, sur le territoire qu'ils contrôlent, par un groupe terroriste, le Hezbollah, et par un dictateur communiste, Fidel Castro". 

"Douze minutes de film. Nous en sommes à une trentaine de mensonges, d'omissions biaisées et de manquement savamment étudiés". 

"Une femme appellée Lila Lipscomb, qui avait déjà été montrée par Moore un peu plus tôt dans le film, refait son apparition. Elle se dit patriote, fière d'être américaine, mais elle ajoute qu'elle a ouvert les yeux lorsque son fils, engagé volontaire en Irak, a été tué. Elle lit ce qui a été présenté comme la dernière lettre envoyée d'Irak par son fils : une lettre où il dit qu'il est furieux, qu'il espère que 'ce crétin ne sera pas réélu'. Lila Lipscomb est-elle représentative de toutes les familles de soldats blessés ou morts ? Non. Son discours et sa position sont très minoritaires. Elle est néanmoins la seule à qui Moore donne la parole. La lettre de son fils est-elle représentative de toutes les lettres de soldats ? Non encore".

"On n'évoque guère le sort du peuple irakien, sinon, avec un mépris dédaigneux, pour dire que le pays est un 'bourbier'. On guette avec impatience le jour où le dernier soldat américain quittera l'Irak. Et si cela se produit, si le terrorisme finit par l'emporter, si, sur sa lancée, il se montre à nouveau d'une violence meurtrière plus sanguinaire, on dira que tout ça, c'est, pour l'éternité, la faute de George W. Bush."

"Jamais un film, ses retombées et ses effets secondaires n'avaient à ce point empuanti l'atmosphère de la planète et obscurci la vue de millions d'êtres humains". 

Autres extraits : "Embaucher Moore est un luxe coûteux que personne ne semble vouloir se permettre. Et même si un propriétaire de journal atteint d'une crise de masochisme suicidaire avait envisagé de prendre ce genre de décision, il se serait instantanément retrouvé seul dans des bureaux soudain désertés. 'Après ce qui s'est passé chez nous, aucun journaliste n'aurait voulu travailler dans une rédaction où Michaël Moore aurait été présent', déclare une collaboratrice de Mother Jones. Fini la presse écrite, donc, sauf à mener l'aventure en solitaire. Michaël Moore ne peut même pas envisager de rester à San Francisco. Dans une ville de gauche où Mother Jones est une institution, on parle encore du 'comportement de connard' de Michaël Moore, pour citer l'expression employée par un des gérants de la Citylights Bookstore, la plus célèbre librairie de 'contre-culture' de la côte Ouest".

"On voit Michaël Moore 'essayer' de rencontrer Roger Smith et de lui parler, mais Moore 'oublie' de dire qu'il a parlé à Smith avant et pendant la réalisation du film. Il ne montre cette 'impossibilité' de rencontrer Smith que dans des circonstances où rencontrer Smith est effectivement impossible. Soit parce que Moore vient délibérément au mauvais moment et sans le moindre rendez-vous. Soit parce que Moore 'cherche' Smith à un endroit où il est sûr de ne pas le trouver : un club nautique du Michigan, le yacht-club de Grosse-Pointe, où Smith ne s'est jamais rendu de toute sa vie, un club privé dont Smith n'a jamais été membre, un palace New-Yorkais où Smith n'a jamais séjourné".

"Nombre de ceux qui, en Europe, prennent les produits signés Michaël Moore et diffusés depuis l'an 2000 comme vecteurs d'information sont victimes d'intoxication mentale en phase presque terminale".
"Une dénonciation du capitalisme qui montre à elle seule que Moore n'a mis les pieds que très brièvement à l'université et a, depuis, surtout acquis sa piètre culture économique dans les équivalents américains de lutte ouvrière". 

"En France, Moore parle de 'système gratuit. Il ne dit pas un mot des prélèvements croissants pour financer ce 'système gratuit'. Il ne dit pas que ce 'système gratuit' connaît un déficit financier abyssal, et suppose qu'une part toujours plus importante des dépenses de santé soit prise en charge par les malades indépendamment du 'système gratuit' que financent les prélèvements. Il ne dit pas non plus que 92% de la population ont recours à des assurances complémentaires mutualistes ou privées auxquelles ils souscrivent volontairement. Il se garde de signaler que ce 'système gratuit' français va de pair avec des pénuries et avec des retards plus ou moins importants d'équipements en technologie de pointe". 

Enfin un livre qui rétablit la vérité et démasque la personnalité écoeurante de Michaël Moore ! 
Michaël Moore, au-delà du miroir, de Guy Millière, Editions du Rocher
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par Lisa publié dans : LIVRES communauté : BLOGS, en parler ...
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