Lundi 2 juin 2008

1998 - 2008. Dix ans que la France est devenue le "pays des 35 heures" et des "Réductions du Temps de Travail" . Dix ans qu'elle traîne un boulet qui la paralyse, avec un bilan économique catastrophique.

En imposant à certains une réduction de leur temps de travail, les socialistes qui ont voté les lois Aubry pensaient créer des emplois. Autrement dit, bosser moins réduirait le chômage ! S'il y a une chose que les 35 heures ont limité, c'est le pouvoir d'achat, pas le chômage. Sinon, comment expliquer que les pays où le taux de chômage est le plus faible sont ceux où la durée du travail par habitant est la plus élevée ? La limitation du temps de travail a réduit le pouvoir d'achat des français : travailler mois, c'est nécessairement gagner moins, donc consommer moins. Le revenu par habitant est, en France, 30% moins élevé que celui aux Etats-Unis. Dans "Temps de travail, revenu et emploi" (2007), Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Zylberberg écrivent d'ailleurs : "Si les salariés français travaillaient aussi longemps que leurs collègues nord-américains, la moitié de l'écart de revenu par habitant avec les Etats-Unis (...) pourrait être comblée".
L'argument socialiste selon lequel les 35 heures permettraient de créer des emplois est par ailleurs plus que douteux : d'une part, il est impossible de savoir le nombre d'emplois qui n'ont pas pu être créés, voire qui ont été supprimés, à cause de ce système. D'autre part, les entreprises de moins de 20 salariés, qui ne sont pas concernées par les lois Aubry, ont créé beaucoup plus d'emplois que celles soumises au régime des 35h. 

Les réductions du temps de travail ont provoqué de grandes inégalités : les cadres bénéficiant de RTT peuvent occuper cette libération de leur temps par des voyages, des week-ends, etc. Ils peuvent mettre à profit ce temps libre, car ils en ont les moyens. Mais parallèlement, les catégories les plus modestes subissent, du fait des RTT, une profonde injustice : ils sont impuissants face à un temps libre qu'ils ne peuvent pas exploiter par manque d'argent, et  sont appauvris par les lois Aubry qui leur interdisent de gagner plus d'argent !
93% des investisseurs américains jugent que la limitation de la durée du travail est un handicap du système français ; 84% portent le même jugement sur la rigidité du temps de travail (baromètre AmCham-Bain 2006). On imagine donc facilement le handicap que le lois Aubry ont créé pour notre économie.

Il ne faut pas oublier non plus que la réduction du temps de travail a un coût exorbitant. les 35 heures auraient coûté entre 150 et 250 millions d'euros à la SNCF et 70 millions d'euros à la RATP.
Les lois Aubry ont mis en péril la compétitivité de la France. Comme chaque année, la France ne brille pas dans le classement mondial publié début mai par l'institut IMD : elle n'occupe que le 28me rang sur 55 pays pour la compétitivité de son économie. En cause : sa fiscalité, ses charges sociales, sa faible croissance économique et... sa législation du travail, dont les 35 heures constituent l'un des aspects les plus contraignants.

Le travail en France, depuis les lois Aubry, est complètement dévalorisé. A l'exception des Pays-Bas et de la Norvège, la France est, de tous les pays de l'OCDE, celui où l'on travaille le moins.
Quand on veut travailler et faire des affaires avec des français, il faut regarder son calendrier avant : il ne faut pas que ça soit un vendredi (jour où les français prennent leurs RTT pour avoir un week end de trois jours!), ni un mercredi car c'est le jour des enfants. Il ne faut pas non plus que ce soient les vacances, qui tombent toutes les 5 semaines chez nous. Enfin, il faut s'assurer qu'il n'y ait pas de grèves au milieu de tout ça ! ... Mais avec un peu de chance, on peut arriver à trouver quelques français qui bossent ;  pour augmenter vos chances de pouvoir travailler sérieusement avec des français, un conseil : tournez-vous plutôt vers le privé.

De son côté, Hervé Mariton déclare, au sujet des 35 heures : "On a tellement dit que les 35 heures étaient une erreur, voire une catastrophe, qu'on ne peut s'arrêter devant ce symbole. Il faut savoir abattre les symboles. Sinon, on abime toutes nos démonstrations sur la reconquête de la valeur travail. Si nous avons fait une erreur depuis 2002, c'est justement de ne pas avoir abrogé les 35 heures. Evitons de persister dans l'erreur. D'autant que nous avons un mandat clair du peuple français pour le faire. alors certes, nous avons fait des correctifs intelligents avec les exonérations de charges sur les heures supplémentaires, mais on ne va pas rester prisonniers de nos compromis. S'il s'agit de prouver la rupture, il y a là une belle occasion à ne pas rater" (1)





(1) Source : le Figaro magazine du 24 mai 2008.  

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Samedi 17 mai 2008

Cela se vérifie à chaque grève de l'Education Nationale : les jeunes sont instrumentalisés par la gauche et les syndicats, qui mêlent les étudiants à leurs manifs alors qu'ils n'ont rien à y faire. Personnellement, à la place de ces jeunes manifestants, singes docilement dressés par la gauche, je préfèrerais voir des jeunes qui se manifestent contre ceux qui les empêchent de bosser, d'aller en cours ; je préfèrerais voir des jeunes avec un peu plus d'ambition et d'envie de bosser. Je sais que ces jeunes-là, il y en a, mais comme par hasard, d'eux, on ne parle jamais. Comme quoi, les gouvernements successifs pourront toujours être de gauche, de droite, au centre, et même de travers, ceux qui font toujours la loi dans ce pays, ce sont les syndicats, assez puissants pour instrumentaliser les jeunes.




A part ça, les soixante-huitards ne sont pas du tout derrière tout ça. C'est vraiment dingue d'être manipulés à ce point-là : en plus de défiler, les jeunes ne sont même pas foutus d'avoir assez d'imagination pour inventer de nouveaux slogans. Je suis en désaccord profond avec la pensée soixante-huitarde, mais eux au moins avaient encore des idées, en 68. Là, même plus. Du recrachage bête et méchand d'une propagande gauchiste. On va aller loin.






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Cette photo me choque. Un gamin de cet âge-là n'a rien à faire dans une manifestation. Qui lui a mis ce drapeau dans les mains ? Qui ose ainsi instrumentaliser un petit garçon dés son plus jeune âge en le faisant défiler avec un drapeau ? Qui ça amuse de voir un petit se mêler d'affaires d'adultes ?
Quand on embrigade les enfants, cela porte un nom : c'est de la propagande.



par Lisa publié dans : SOCIETE communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 11 mai 2008
C'est un mot très simple, et pourtant très explicite : non. 
C'est ce mot-là que je veux dire, tout simplement mais avec beaucoup de force, à ce lamentable bourrage de crâne quotidien sur Mai 68. Pas un journal, du quotidien au mensuel, en passant par l'hebdo, ne consacre à chaque numéro quelques pages, voire un dossier entier, à cette sinistre période. Les vieux soixante-huitards se la jouent anciens résistants, comme s'ils avaient été résistants pendant la guerre mondiale. Mais ils n'ont pourtant rien fait d'extraordinaire, à part laisser en héritage une belle pagaille et une mentalité navrante à de nombreux jeunes de ma génération.

A vous, ex-soixante huitards qui la ramenez encore pour pousser vos enfants dans la rue, vous qui jouissez à l'idée de voir à nouveau votre pays mis à feu et à sang par une jeunesse qui se croit "résistante", mais qui n'est que téléguidée par des gens de votre genre, à vous, soixante-huitards vieillissants, je ne vous dis pas, et ne vous dirai jamais, merci.  Vous qui avez cru que vous vous rebelliez, vous qui croyiez lutter pour une "belle" cause, vous n'avez en fait servi à rien.
Enfin, si, vous avez servi à quelque chose :
Grâce à vous aujourd'hui, les jeunes peuvent frapper leur professeur dés qu'il ose leur demander une banale consigne.
Grâce à vous aujourd'hui, les jeunes peuvent conduire sans permis, prendre la fuite à la première voiture de police rencontrée, se payer inévitablement un accident et réussir à faire accuser des policiers qui ne faisaient que leur boulot.
Grâce à vous aujourd'hui, les jeunes qui vous prennent pour "modèle" sont bien tristes, juste bons à réciter comme des ânes des slogans anarchistes qu'ils n'ont jamais connu, mais que vous vous empressez de leur apprendre. Vous vous empressez de faire croire à ces braves toutous qu'ils sont les dignes héritiers d'une période que vous leur décrivez comme fabuleuse, mais qui n'est qu'une page de notre passé dont on devrait au contraire avoir honte, et dont il faudrait au contraire essayer de réparer les dégâts. Mais non. Avec des gens comme vous, les mêmes erreurs se reproduisent, de génération en génération. Vos enfants ne vous servent que de pantins que vous manipulez à outrance, croyant pouvoir revivre à travers eux votre jeunesse révolutionnaire dont vous avez la nostalgie. Et qu'importe si vous avez fait beaucoup de mal à la génération qui vous a succédé, la seule chose qui vous importe aujourd'hui, c'est de savoir que votre affligeante propagande gauchiste continue à faire des émules parmi les jeunes, pour que vous ayez l'illusion qu'après votre mort vous aurez laissé quelque chose. Vous n'aurez laissé que le chaos, et il n'y a pas de quoi en être fier.
Votre slogan à la con, "il est interdit d'interdire", n'a permis que d'avoir aujourd'hui des jeunes capricieux à qui l'on doit tout céder sous peine d'avoir droit à un gros caca nerveux. Et je n'ai pas envie de vous dire merci pour cela, contrairement à la majorité des jeunes de ma génération, qui vous admirent autant qu'ils admirent le sanguinaire despote Che Guevarra.




A vous, mesdames les féministes, je ne vous dis pas davantage merci. Je ne vous dis pas merci d'avoir réduit les rapports entre hommes et femmes à des rapports de force, confondant amour et confrontation permanente. Grâce à vous aujourd'hui, un couple sur deux divorce, alors que les couples des générations précédentes savaient encore donner du sens et de la profondeur au mariage. Grâce à vous aujourd'hui, le mariage est devenu un CDD, un pacte que l'on signe pour faire plaisir aux parents et non plus pour fonder une famille harmonieuse. La vie amoureuse se résume à une succession d'aventures sexuelles depuis votre désastreuse  "révolution sexuelle".
Aujourd'hui, les femmes bourrées aux hormones de leur puberté jusqu'à leur ménopause, voyant leur trentaine approcher, commencent à s'inquiéter de n'avoir toujours pas d'enfant, et surtout pas de père potentiel. Votre cri "un enfant si je veux quand je veux" a sacrifié les papas, les pater familias, et il est aujourd'hui trop tard pour s'étonner que le modèle familial est aujourd'hui devenu une catastrophe, des parents solos qui ne pensent qu'à eux et non à leur enfant.
Vous les féministes, je ne vous admire pas d'être des bonnes femmes surexcitées qui, parce que vous avez décrêté que rester à la maison est un déshonneur, balancez votre bébé dans une crèche sitôt pondu, avec une tétine en silicone dans la bouche pour remplacer votre sein, et du lait industriel pour remplacer votre lait maternel, parce que vous n'êtes pas une "soumise", pas même, pour un temps, à toutes les attentions que recquiert votre enfant.
La pilule a permis quelques avancées salutaires, et je pense notamment au fait qu'elle a mis fin à ce drame des avortements clandestins, où mères et bébés risquaient leur vie. Je salue aussi le fait qu'il y a beaucoup moins de filles-mères qu'avant. Mais combien de côtés négatifs pour si peu de positifs ? :
Les cancers du sein sont en nombre croissant, et l'on voit aujourd'hui des femmes qui ont à peine la trentaine avoir un cancer, après 15 ans de pilule.
L'utilisation de la pilule, et vous en êtes grandement responsables, est excessive et irresponsable. Aujourd'hui, on fait avaler des hormones à des gamines dés leurs premières règles, par simple "prévention". Or c'est en donnant la pilule à des gamines que vous leur donnez l'idée d'aller coucher à droite, à gauche, puisqu'elles se sentent protégées par cette pilule miracle... sans laquelle elles prendraient le temps de réfléchir à leur sexualité et à devenir responsables de leur corps. Mais avec vous, mesdames les féministes, soyons libérées, gavons-nous d'hormones, et payons nous un cancer du sein en pleine jeunesse : c'est le prix de votre "liberté".
Alors, je dis "non", comme un refus d'adhérer à tout ce que vous avez laissé comme dégâts, je refuse d'accepter cette société sans morale ni discipline que vous avez légué. Je veux encore croire à un modèle familial fort, je veux encore croire au mariage qui dure, je veux encore croire à la fonction nourricière des mères.
Non à l'héritage de Mai 68, non au féminisme, non à l'anarchie.
Oui au respect de l'autorité et à un minimum de morale.
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Lundi 5 mai 2008

Une réflexion d'Yves Duteil, que je trouve vraiment très intéressante, et qui a le mérite de nous inviter à nous interroger sur nos sociétés où tout doit aller de plus en plus vite. A mon sens, on peut faire plein de choses, avoir des journées bien remplies, et être productif tout en prenant le temps de se consacrer à chaque chose entreprise ; ça évite aussi de bâcler ; bâcler notre travail, bâcler nos relations avec les autres, bâcler nos moments de plaisir et de bonheur...

"Tout s'accélère. Notre impatience n'a plus de limites, toute attente nous devient intolérable, la minute d'autorisation de la carte de crédit, l'ordi qui n'en finit plus de mouliner, la musique exaspérante des serveurs téléphoniques, l'arrivée des bagages à l'aéroport, l'e-mail resté sans réponse, les messageries vocales, la livraison qui n'arrive pas... Tout se contracte, le temps nous crispe. Internet nous télécharge son stress, le rendez-vous raté décale tout, le bouchon désorganise la journée. Où est le temps de la réflexion, de la pensée sereine, de la maturation d'une idée ? Le scoop prend le pas sur le vrai. On mange au fast-food et on avale un expresso en vitesse, le TGV n'attend pas...


Le monde au bout des doigts, le désir est instantané, on n'a plus le temps de se languir : http deux points slash slash, l'objet est là en vingt-quatre heures point net. Les mots sont devenus trop longs, on se rencontre en ADSL, on s'M en SMS, on bosse en CDD, on se repose en RTT. On se pacse, on se jette, les fruits poussent dans des serres, le soleil brille en cabine U.V, le caddie passe en caisse-express, le bonheur en coupe-file. Le temps de la justice s'éternise mais notre forfait s'écourte.


Il faut condenser le propos, raccourcir le temps de parole, résumer, faire des fiches, des dépêches, limiter à l'essentiel et courir, courir... L'esprit en excès de vitesse, les espaces de rêve ne sont plus que des interstices. Les enfants doivent "faire des activités", danse, judo, piano, pas le temps de jouer à tout et à rien, d'inventer le monde. Leur attention s'est calibrée à la durée des pubs, des clips, des spots, et leur pensée papillonne, la concentration se dilue au tempo des flashs et des images. Le voyage n'est plus qu'un trajet, le paysage un itinéraire, le GPS nous trace la route en direct. Immuable, dans l'infini, l'éternité règle le ballet silencieux des étoiles, pendant qu'à la surface du globe, le temps s'accélère, les hommes s'agitent, grouillent, fourmillent et tourbillonnent. Ils courent. Leur esprit clair se met à foncer. Le développement durable se fait attendre. A quand les bébés express ? Les paléontologues nous expliquent, comme une réponse inattendue, qu'à l'époque où l'homme courait à quatre pattes, sa gestation était de dix-huit mois. Avec la station debout, le rétrécissement de l'ouverture du bassin l'a obligé à naître à neuf mois... Rien à faire, c'était écrit depuis le début. Allez, je vous laisse, je dois faire court... Biz, Y"

Vous pouvez retrouver ce texte à l'adresse suivante : http://blog.yvesduteil.com/blog/wp-content/uploads/2008/02/chronique_duteil-2007-12.pdf

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Mercredi 19 mars 2008

La France n'est pas un pays de liberté, ni de civisme. Ce seul constat suffit à déranger, voire indigner, une majorité de français, qui va alors s'empresser de dire que la France est un pays libre... parce qu'il y a pire qu'elle, notamment de nombreux pays vivant sous le joug de dictatures. J'ai envie de répondre à cela que voir la merde chez son voisin empêche en général de voir sa propre merde. C'est ce qui se passe avec la plupart des français, qui préfèrent aller donner la leçon aux autres et faire les autruches face à ce qui ne va pas en France. Alors on brandit à chaque coin de rue la vieille rengaine "Liberté Egalité Fraternité", comme un argument inébranlable, parce que c'est notre devise nationale ; mais chaque journée qui passe dans notre pays nous montre que cette devise est aujourd'hui tombée en miettes. 
la France n'est pas un pays de liberté. J'en reviens à la réaction que j'ai montrée, dans mes deux précédents articles, sur la façon dont réagissent des militants de gauche sur le seul fait que des gens puissent ne pas penser comme eux. Je pense au comportement de Besancenot dans les médias, et je me rends compte alors que les militants de la LCR ne sont qu'à l'image de leur leader, lui-même cynique et agressif envers la moindre personne qui n'est pas communiste. Tous les jours de nouveaux exemples viennent montrer que l'on ne peut pas s'exprimer librement dans notre pays sans risquer d'être, non pas critiqué avec respect, mais d'être carrément méprisé ou insulté pour ses seules idées, comme le prouvent les commentaires de Blanc laissés récemment sur ce blog : "Votre ignorance et votre stupidité profonde me fait honte (...)Vous n'êtes qu'une bande de petit fachos, populos à deux balles, sans cerveaux comme tous les populos de droite. Des gens qui ne pensent qu'à leur gueule. Vous me répugnez,j'ai un mépris profond pour tous les gens de votre espèce".  Ou : "Quand on ne sait pas de quoi on parle, on ferme sa gueule et on évite de mettre autant de conneries sur son blog".  
Or, si nous étions vraiment un pays de liberté, nous réagirions autrement, notamment en faisant preuve du respect le plus élémentaire, avec ceux qui pensent autrement. A Hollywood, des membres du jury, interrogés sur les propos de Marion Cotillard concernant les attentats du WTC, qu'ils ignoraient lors de la cérémonie, ont répondu "Free speech !", et faisant valoir également qu'ils avaient bien récompensé un Michaël Moore beaucoup plus acide envers leur pays. Si beaucoup d'américains n'ont pas apprécié les propos de l'actrice, ce n'est pas parce qu'elle ne pense pas comme eux, mais parce qu'ils ont vu dans ces propos un mépris blessant envers les américains et leur patrie, surtout qu'au début, elle annonçait ne pas avoir l'intention de s'excuser. Il s'agissait là d'une question de respect envers les Etats-Unis, car ces attentats ont meurtri le pays tout entier, mais en aucun cas cela est venu remettre en cause la liberté d'expression de Marion Cotillard. Aucun américain n'a répondu à l'actrice par du mépris ou des injures. Il y a eu un débat pour savoir si elle aurait eu malgré tout ou pas son oscar parce que beaucoup d'américains se sont sentis blessés, mais ce sont les membres du jury qui ont répondu à la question : "Free speech" ! ... Comme ils le disent dans de nombreux journaux anglo-saxons, ils ont récompensé l'actrice pour ses performances dans "La môme", pas pour ses opinions.
En France, on boycotte la moindre personne qui pense différemment de la masse, on ne se prive pas pour l'injurier ou la mépriser au passage...
La liberté religieuse aussi est mise à mal, au moins pour les minorités. En France, c'est quasiment pathologique de considérer comme secte la moindre organisation qui n'appartient pas à l'une des trois grandes religions monothéistes. Et je pense notamment aux mormons, alors qu'aux Etats-Unis, une ville entière, Salt Lake City, est gouvernée par les mormons, et un ancien candidat à la maison blanche, Mitt Romney, est lui-même mormon. On est loin de tout ça en France. Je conçois qu'il y a des sectes qui puissent être dangereuses, mais ce contre quoi il faut lutter, c'est contre leurs dérives, pas contre leur existence même ; les gens sont libres d'avoir leurs croyances, du moment qu'elles ne nuisent pas aux autres. C'est ce que nous n'avons toujours pas compris, privant de liberté religieuse et de conscience certaines minorités. 

La France n'est pas non plus un pays de civisme. Cela, je le constate surtout dans les trains et dans les gares, le genre d'endroit idéal pour observer le civisme des gens, leur politesse, leur tenue. Je prends le train chaque week-end, et rares sont les fois où je ne constate pas que les français manquent de civisme. Je prends l'exemple du dernier week-end. Le train était à moitié vide, et un jeune homme prend place sur un fauteil, où personne n'était assis à côté de lui. Très vite, il s'affale de tout son long sur les deux places, laissant apparaître aux trois quarts son caleçon, les chaussures sur le fauteuil. C'est un manque de civisme total, quand on a un minimum de politesse, on ne se tient pas comme ça dans un lieu public, et il y a fort à parier que chez moi, je me serais certainement pris une bonne baffe par mon père ou ma mère si j'avais osé me tenir ainsi étant petite. Je ne sais s'il manque quelques baffes à ce jeune homme, ce qui est sûr c'est que s'il a reçu une éducation étant petit, il ne lui en reste pas grand chose aujourd'hui. Il y a tout à refaire, au moins dans sa tenue en société. 
Autre témoignage d'un véritable manque de civisme dans notre société : les téléphones portables. Il est clairement précisé lorsque l'on monte dans le train qu'il y a des endroits hors des wagons destinés à téléphoner, et que les wagons sont des endroits où l'on respecte la tranquilité des gens. Pourtant, une grande partie des gens ne respectent pas ces conseils de savoir-vivre, et font profiter à la rame entière leur conversation téléphonique, accrochés à leur téléphone qu'ils ne mettent même pas en silencieux, histoire, peut-être, d'avertir tout le monde qu'ils reçoivent un appel.
Ce sont des petits détails peut-être, mais qui, mis bout à bout, montrent qu'il n'y a plus de savoir-vivre ni de civisme dans notre pays. Les gens ne savent plus se tenir, et ça rejoint largement le manque de respect dont je parlais tout à l"heure. Je pourrais parler aussi de certains commerçants, assez nombreux, qui ne vous adressent pas un sourire, parfois même pas un bonjour. Je pourrais parler aussi d'une majorité de personnes qui ne s'excusent pas lorsqu'elles vous bousculent, surtout dans le métro parisien. Je pourrais parler de cette large majorité de français qui laisse les autres se débrouiller tous seuls alors qu'ils voient qu'ils auraient besoin d'aide. Les exemples du quotidien ne manquent pas dés lors que l'on prend la peine d'ouvrir les yeux sur tout cela. 
Pourtant, une société où un jeune aide une vieille dame à ranger sa valise, une société où des commerçants (ou n'importe quel professionnel d'ailleurs) vous dit bonjour en souriant, où l'on respecte la tranquilité des autres en téléphonant dans les endroits prévus à cet effet, où les gens s'excusent lorsqu'ils vous bousculent, ne serait-elle pas une société plus agréable à vivre, pour tout le monde ?!
Ce manque de civisme se retrouve aussi sur la route, l'incivisme est encore plus frappant lorsque les français sont au volant, mais il y a de quoi en faire un article entier, ce que je ferai une prochaine fois.

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Lundi 10 mars 2008

Bravo à drzz pour cette vidéo qui va peut-être, je l'espère, ouvrir les yeux de ceux qui n'auraient toujours pas compris que notre liberté est menacée ouvertement par des fanatiques qui veulent islamiser le monde par la terreur, la violence et le sang. Il est grand temps de se rendre compte qu'une terrifiante épée de Damoclès pend au-dessus de l'Occident, et qu'il nous faut réagir si l'on veut rester libres. Il n'y a pas trente-six solutions pour refuser cette dictature islamiste qui est bel et bien installée depuis longtemps : tendre la main aux Américains. Et rester un Occident fort et uni face à la menace. S'enfermer dans un anti-américanisme irréfléchi, aveugle et stupide est une attitude tant dangereuse que déplorable, et ces racistes anti-américains risquent fort un jour de regretter d'avoir préféré nier l'évidence de la menace plutôt que choisir le camp de la liberté. Car notre liberté à tous ne dépend que de cela aujourd'hui : choisir entre le camp de la vie et de la liberté ou celui de la mort et de la dictature. 
Je voudrais en profiter ici pour donner un chiffre, lu dans Les 4 Vérités du 7 mars 2008 (n°631) : Al-Qaida donne 200 dollars (136 euros) à un enfant irakien pour qu'il pose une bombe......

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Samedi 8 mars 2008

Concernant le débat sur l'euthanasie, je voudrais partager ici l'excellent article de Pierre Lance, dans les 4 Vérités du 7 mars 2008 :

Qui pourrait ne pas avoir été saisi d'effroi en voyant au journal télévisé
le visage défiguré de cette pauvre femme atteinte d'une tumeur du nerf olfactif qui pousse inexorablement ses yeux hors de leurs orbites ? Elle se nomme Chantal Sébire, habite près de Dijon, n'a que 52 ans et souffre le martyre. De temps à autre, elle ressent "des coups d'aiguille qui rentrent dans l'oeil de façon intense pendant six à sept secondes". 
Elle vit dans l'angoisse permanente de ces accès de douleur soudains et imprévisibles. C'est une maladie orpheline, évolutive et incurable qui l'a rendue aveugle en octobre dernier. La médecine est impuissante, non seulement à la guérir, mais même à la soulager. Son corps ne supporte plus la morphine qu'on lui administrait sans cesse. Elle a trois grands enfants, eux-mêmes désespérés de voir leur mère dans cet état."Aujourd'hui, dit-elle, je suis allée au bout de ce que je peux supporter et mon fils et mes filles n'en peuvent plus de me voir souffrir". Aussi demande-t-elle le droit de mourir, que la loi française archaïque et barbare lui refuse. 

On lui a conseillé de se rendre à Zürich, où l'association "Dignitas", en accord avec la loi helvétique, aide les souffrants incurables à quitter une vie de torture. L'un de mes fidèles lecteurs, Francis Rigoni, habitant le Haut-Rhin, atteint lui-même d'une maladie incurable qui rendait son existence infernale, avait adhéré à cette association suisse et organisé avec elle son suicide assisté en mars 2007. Il avait auparavant adressé à tous ses amis une missive bouleversante intitulée "Lettre d'Outre-Terre", dans laquelle il nous disait : 
"
Quand vous lirez mes lignes, je ne serai plus de votre monde. Pour moi, je suis présent, hors de ma carcasse et serein... Vous saviez que depuis longtemps je souffrais sans issue. Il est des gens qui croient que l'on peut "gommer" les douleurs ! Laissons-les à leurs utopies (...). La France, république bananière, ne connaît que scandales et mensonges sur le sujet des gens en irrémédiable détresse. (...) Je suis parti ailleurs, le jour anniversaire de ma maman, entouré des miens. Je vous laisse...Encore un mot grave : Prenez grand soin de la Mère Terre..."
Car cet homme admirable et courageux, voguant vers l'inconnu, pensait encore à l'avenir de notre planète et à celui des générations futures.

Mais Chantal Sébire ne veut pas aller se suicider à Zürich. Elle veut mourir dans son pays, entourée de toute sa famille et de ses amis, en toute sérénité. Elle veut exercer librement le droit sacré de tout être humain de décider de son propre sort. Et elle a écrit au président Sarkozy pour lui demander son autorisation, comme Vincent Humbert avait écrit au président Chirac pour le même motif. Démarches vaines, bien sûr, car nul président ne peut aller contre la loi, mais démarches symboliques soulignant une exigence légitime. Le jeune médecin qui soigne Chantal est terriblement stressé, à la fois par son impuissance devant le mal et par l'interdiction qui lui est faite de mettre fin aux souffrances de sa patiente, ce qu'il ne pourrait faire sans être aussitôt accusé de meurtre. 
Quant au député Léonetti, qui s'est à jamais déshonoré en donnant son nom à cette loi fasciste qui impose à chaque français en fin de vie la pire des agonies, interrogé par un journaliste, il se réfugie dans la plus honteuse hypocrisie et déclare en substance : "Mais voyons, on sait très bien qu'en augmentant les doses de morphine on peut aboutir au décés". Oui, mais alors qui décide arbitrairement ? 

La loi française est d'autant plus absurde qu'aujourd'hui quatre pays voisins de la France ont légalisé l'euthanasie volontaire, puisque le Luxembourg vient de rejoindre à ce sujet la Hollande, la Belgique et la Suisse. Il faut donc s'expatrier pour échapper à la torture finale. On dirait que la civilisation ne progresse décidément que dans les petites nations "à taille humaine", tandis que les grands Etats présomptueux et paralytiques s'enlisent dans les routines mentales et les préjugés d'un autre âge. Pourtant, 88% de nos concitoyens déclarent dans les sondages être favorables à la légalisation de l'euthanasie volontaire, devant être accompagnée, bien sûr, de toutes les garanties et précautions requises. 
La démocratie est donc délibérément violée par les prétendus "représentants du peuple" !

P. Lance

Voici le reportage :  



Chantal Sébire
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