Mercredi 28 mai 2008

Presque 20 ans après la chute du mur de Berlin et la fin de la dictature communiste, la mentalité des français reste baignée de marxisme et d'idéologie communiste.
 

Les drapeaux rouges de la CGT et autres syndicats envahissent régulièrement nos rues. A coups de "c'est la luuuutte", nous voici replongés en pleine lutte des classes ; les pauvres prolétaires asservis face au patron salaud multiplient les grèves. Les syndicats, clairement affichés à gauche, prennent régulièrement le pays en otage. L'Internationale flotte dans l'air. Le pays est paralysé.

Besancenot, porte-parole de la "Ligue Communiste Révolutionnaire", vient à chaque grève encourager les salariés. Invité dans l'émission très populaire de Michel Drucker, "vivement dimanche", il a fait exploser l'audimat. Le canapé rouge de Drucker a déteint sur l'esprit des français. Pendant tout un dimanche après midi, on a donc eu droit à un fou furieux anticapitaliste, anti américain, anti patrons, mais pro Marx et pro Che Guevara, dont il dit d'ailleurs "Le che est une source d'inspiration inépuisable"...



La France est rouge
. Sournoisement, les français sont formatés à la pensée marxiste. Dans les émissions de variété du week-end, aux heures de grande écoute, les gens dansent et applaudissent à la voix d'une Natalie Cardonne qui s'époumonne :"aqui, se queda la clara, la entrañable transparencia de tu querida presencia, commandante che guevara"... Traduisez "ici reste la clarté, la profonde transparence de ta chère présence, commandant che guevara". Dans la rue, les jeunes arborent un tee shirt à l'effigie du révolutionnaire qui a massacré des millions de gens au nom de son idéologie.
 


La France est rouge, mais pas seulement. Elle est aussi lâche et arrogante
. Les français sont des planqués et des lâches, à commencer par Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Deux individus qui ont planté un couteau dans le dos aux américains, nos alliés d'hier. En 2003, Jacques Chirac, président de la République, s'oppose à la guerre en Irak, et place la France en principal opposant des Etats-Unis. L'Amérique de Georges W Bush avait besoin de nous, nous lui avons fermé la porte au nez, avec un ministre aux affaires étrangères (De Villepin) qui oppose son véto au conseil de sécurité de l'ONU. A part quelques courageux comme Bernard Kouchner ou André Glucksman, personne en France n'osera s'attaquer à cette opposition française.


Ce qui prouve à quel point nous sommes des lâches, c'est que nous n'avons pas pris la peine de les écouter, de leur accorder l'attention qu'ils méritaient. Nous n'avons même pas eu l'intelligence de nous questionner sur les raisons de cette guerre, et de façon plus générale sur les raisons qu'ont les Etats-Unis de se lancer dans une guerre. Ils se battent pour la liberté et la démocratie, contre toutes les dictatures. Un certain 6 juin 1944, baptisé D-Day, on était bien contents qu'ils soient venus nous libérer des troupes allemandes. 


Pendant la guerre froide, ils ont lutté et vaincu contre une dictature qui a ravagé les pays de l'Est : le communisme. Aujourd'hui encore, ils se battent contre une dictature meurtrière, celle des fous de Dieu (surtout fous de pouvoir et de sang), qui menace la liberté et la démocratie dans notre 21ème siècle. Et c'est être un lâche de la pire espèce que de renoncer à se battre contre ceux qui veulent imposer leur dictature dans le monde par la violence et la mort.  La France s'est opposée à la guerre, mais n'a jamais su proposer la moindre alternative. Nous n'avons eu pour président pendant 12 ans qu'un guignol qui n'a rien fait d'autre de ces années à l'Elysée que siroter ses Corona dans son fauteuil et donner des leçons aux autres.

 

Anti-américains, les français ont pour loisir préféré de considérer les Etas-Unis avec le pire des mépris, à grand coups de préjugés. Tant pis s'ils n'ont jamais mis les pieds outre atlantique, ils savent bien sûr très bien de quoi ils parlent. Les anti-américains français dénigrent les Etats-Unis sur leur politique pétrolière. Mais que d'hypocrisie ! Parce que nous n'avons pas besoin de pétrole, en France, dans notre vie quotidienne, peut-être ? On pourrait se passer de ce pétrole, dont notre accès est sécurisé par... les Etats-Unis ? Chômage, exclusion, pauvreté, tous les maux de la Terre sont attribués aux seuls Etats-Unis par les français. C'est simplement oublier que nous avons exactement les mêmes problèmes, parfois dans des proportions pires (exemple du taux de chômage, qui avoisine les 8% en France, contre 4% et des poussières outre-atlantique). Mais les français ne se contentent que de donner la leçon aux autres, sans jamais balayer devant leur porte.


Mais, là où cette lâcheté et cet anti-américanisme français deviennent écoeurants,
c'est que pendant ce temps-là, chaque jour, des jeunes soldats américains se font tuer. Pendant que l'on traite les Etats-Unis de tous les noms, qu'on les accable de tous les défauts de la terre après les avoir lâchement abandonné, des pères de famille américains vont risquer leur vie, loin de leur femme et leurs enfants, pour défendre notre liberté à tous, et nous permettre de continuer à vivre dans un monde libre. J'ai vu, sur la plage de Santa Monica à Los Angeles,  un mémorial dédié à tous ces soldats morts pour la liberté. J'ai vu sur cette plage des dizaines de croix plantées dans le sable, et des dizaines de cercueils recouverts du drapeau américain, pour rappeler que les Etats-Unis sont un pays en guerre. J'ai vu une petite fille de 5 ou 6 ans mettre un petit mot "I love U Dad" sur une croix blanche où était accrochée la photo de son papa mort au combat.


Pendant  ce temps-là, le seul souci pour un jeune français c'est de savoir qui va gagner la Star Ac', pendant qu'aux Etats-Unis ils prient tous les jours pour leur père ou leur frère au combat. J'ai  eu honte, devant ce mémorial, de me dire que la France "dégueule" sur les Etats-Unis, lui tourne le dos, mais sans jamais avoir eu un jour à se relever d'un 11 septembre : c'est tellement facile comme ça.


Les français font ainsi de la France un pays à la dérive. Baignés dans une pensée unique marxiste, ce sont de lâches égoïstes qui ne savent que se regarder le nombril. Pourvu qu'ils puissent avoir leurs RTT ("Repose Toi tout le Temps" !!), partir en vacances toutes les 5 semaines et regarder Besancenot chez Drucker, le reste du monde ne les intéresse pas, il peut bien tourner sans eux.

par Lisa publié dans : COUP DE GUEULE communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 27 mai 2008

A l'annonce de la mort du cinéaste américain Sydney Pollack, je ne peux m'empêcher de penser à ce qui est sûrement mon film préféré : Out of Africa. Un grand classique qui reçut sept oscars.
Alors, pour lui rendre un hommage, j'ai choisi un extrait de ce film que je trouve à chaque fois toujours aussi époustoufflant de beauté :


Out of Africa
envoyé par lecinema
par Lisa publié dans : CINEMA/FILMS communauté : BLOGS, en parler ...
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Lundi 26 mai 2008

Un livre très intéressant, que je recommande vraiment. Je parle pas mal de ce sujet (les erreurs médicales, et aussi ce que j'appelle la "mafia médicale"), mais je m'y intéresse énormément car je compte, professionnellement, m'attaquer plus tard à ce genre de problèmes, graves. D'où mon intérêt pour le sujet ; c'est une chose qui me révolte. Surtout quand on sait que les médecins se protègent entre eux quand l'un de leurs collègues commet une erreur. Encore plus quand les conséquences sont lourdes voire irréversibles (décès). 
Ce livre explique très bien que les problèmes peuvent  se résoudre à l'amiable assez facilement, mais que bien souvent, les docteurs n'assument pas et ne reconnaissent pas leurs erreurs, ce qui conduit à un procès qui pourrait être évité si les médecins ne fuyaient pas leurs responsabilités. 

Patrick de la Grange est avocat spécialisé dans le droit de la réparation du préjudice corporel. Il a assuré la défense de plusieurs des victimes dans l'affaire de la clinique du Sport.
Fabrice Papillon est journaliste scientifique. Directeur de Scientifilms, société de production audiovisuelle spécialisée dans la science et la médecine.

De 10 à 20 000 personnes meurent chaque année des conséquences d'accidents médicaux (nettement plus que les accidents de la route). Or la moitié d'entre eux auraient pu être évités.
Forts de leur expérience du milieu médical, Patrick de la Grange et Fabrice Papillon osent dire la vérité sur :
l'engorgement des urgences,
les disparités entre les régions,
la formation des médecins,
les conséquences des 35 heures à l'hôpital...
... Le constat est sans appel. Si le dévouement des hommes et des femmes est incontestable, le système prend l'eau de toutes parts.
Autant qu'une enquête , ce livre est une réflexion sur l'avenir de notre système de santé, ainsi qu'un guide pour mieux se prémunir avant toute intervention médicale et se défendre en cas de faute ou d'accident.

Extrait :

Au cinquième mois de la grossesse de Mme R., une échographie montre une masse kystique au niveau du rein gauche du foetus. L'anomalie est régulièrement suivie et l'accouchement se fait normalement. une surveillance du kyste est initiée par le pédiatre de la maternité, mais l'enfant et sa mère peuvent quitter l'hôpital. Deux mois plus tard, le petit Marc fait une petite infection urinaire. Après plusieurs consultations et examens, il est décidé d'ôter le rein gauche non fonctionnel. L'opération a lieu au début de l'été sur l'enfant âgé de dix mois. Le compte-rendu opératoire signale clairement que le rein gauche présentait effectivement de nombreuses anomalies.
Dés le lendemain de l'intervention, l'état du bébé se dégrade. Il présente des diarrhées, refuse de boire et manger, n'urine que très peu, a le visage gonflé. Le pédiatre consulté pose un diagnostic d'allergie à l'antibiotique que prend le petit Marc, et autorise le retour au domicile. L'échographie de contrôle réalisée le jour même précise toutefois que le rein droit ne peut être visualisé... Un médecin appelé en urgence le lendemain à domicile pense immédiatement que les symptômes correspondent à un oedème d'origine rénale et diagnostique de fait une insuffisance rénale aiguë.
Marc est transféré en urgence en réanimation infantile, où il passera une vingtaine de jours. Les examens réalisés mettent en évidence une néphrectomie droite, avec incision à gauche, alors que le rein gauche dysplasique est toujours en place. En d'autres termes, le chirurgien a ouvert du bon côté mais a ôté  un rein sain (le droit) en passant par le côté gauche, et a laissé en place le rein malade.
Après trois ans de dialyse quotidienne, Marc a enfin pu bénéficier d'une transplantation rénale.
Face à un tel cas, on d'abord se poser la question du bien-fondé de l'intervention, étant donné qu'on peut mener une vie strictement normale avec un rein unique, le rein sain s'hypertrophiant avec le temps pour compenser la carence du rein malade.
(...) Etant donné la lourdeur et les contraintes du traitement, le petit Marc est victime de souffrances physiques et morales majeures. Quant à sa famille, elle doit assurer une surveillance permanente et les parents doivent fréquemment interrompre leurs activités professionnelles pour assurer les soins de leur enfant.
L'assurance a été condamnée,  à titre provisionnel, à verser 250 000 euros à la famille. La cour d'appel a ramené cette provision à 200 000 euros.

A lire aussi, les autres articles sur la question 

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Dimanche 25 mai 2008
... C'est ça.


BONNE FETE A TOUTES LES MAMANS
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Samedi 24 mai 2008


Vous ne pouvez pas :
Créer la prospérité en décourageant l'épargne,
Donner la force au faible en affaiblissant le fort,
Aider le salarié en anéantissant l'employeur,
Favoriser la fraternité et encourager la lutte des classes,
Aider les pauvres en ruinant les riches,
Eviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez,
Former le caractère et la volonté en décourageant l'initiative et l'indépendance,
Aider continuellement les hommes en faisant pour eux ce qu'ils pourraient faire eux-mêmes.

Abraham Lincoln, 1860



(Publié aussi sur le blog de Déborah)

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Mercredi 21 mai 2008

Qui en aurait douté, en cette période d'élections présidentielles américaines : La France, raciste envers les américains, a bien entendu (mon Dieu comme ce peuple est prévisible !) sauté sur l'occasion pour étaler une nouvelle fois son anti américanisme aveugle, irréfléchi et viscéral, contre les américains. Par exemple, depuis plusieurs semaines, dans le supermarché où je vais régulièrement, les DVD de Michael Moore sont placés bien en évidence, en tête de gondole. Mais la raison de cet article n'est pas cela ; la raison de cet article, c'est que ce soir, est diffusé sur France 2 le film "Fahrenheit 9/11" de M. Moore.


Or, dans son livre, dont j'ai déjà parlé sur ce blog, intitulé "Michael Moore, au-delà du miroir", Guy Millière dénonce, avec beaucoup de précision, les méthodes scandaleuses de M. Moore. Celui-ci ne fabrique que des mensonges en déformant ou tronquant les propos des gens, en plaçant des scènes dans un contexte complètement étranger à leur véritable contexte, etc. Je vous renvoie à l'article sur ce blog, dans la catégorie "livres", à propos de ce livre de Guy Millière.
Alors, parce que je ne peux me taire en voyant que ce soir, France 2 diffuse la propagande de Moore, je voudrais revenir un peu plus longuement sur ce livre-vérité de Guy Millière. Je voudrais notamment vous citer des extraits concernant précisément Fahrenheit 9/11, puisque c'est ce film qui est diffusé ce soir. Je voudrais également, par ces extraits, vous inciter à lire ce livre : se contenter de regarder les films de Moore, juste pour flatter son anti-américanisme primaire, ce n'est pas très intelligent quand on sait qu'à côté de ça, les méthodes "Mooriennes" sont dénoncées. Libre à vous, racistes français, de ne pas lire ce livre si ça vous irrite trop, mais au moins, vous saurez qu'il existe une autre réalité que celle présentée par Moore, même si vous ne voulez pas l'admettre.

Extraits de "Michael Moore, au-delà du miroir", de Guy Millière, publié aux éditions du Rocher, concernant le film Fahrenheit 9/11 :

"Moore insère en gros plan un titre censé figurer en une de l'édition du 19 décembre 2001 d'un journal de Bloomington, Illinois, The Pantagraph. Le titre dit : Le dernier comptage en Floride montre que Gore a gagné l'élection. Aucun article du journal concerné n'est jamais paru sous ce titre. On trouve, sous un autre format, une lettre dans le courrier des lecteurs du journal, et la lettre inclut les mots utilisés par Moore, mais c'est une lettre de lecteur. Elle figure, qui plus est, dans l'édition du journal datée du 5 décembre 2001, et non dans celle du 19 décembre. L'avocat de The Pantagraph a écrit à Michael Moore pour protester et lui demander de procéder à des rectifications aux fins de ne pas tromper le public. A ce jour, Moore n'a pas daigné répondre." (p.154)


" Viennent l'intronisation et l'entrée à la Maison-Blanche. Pluie. Musique funèbre. Les Etats-Unis entrent dans les ténèbres : ce n'est pas dit, c'est simplement suggéré. Commentaire : Le jour de l'investiture de Bush, des dizaines de milliers de personnes ont envahi les rues de Washington pour tenter une dernière fois de reprendre ce qu'on leur avait volé... Ils jetèrent des oeufs sur le cortège... dans l'impossibilité de sortir de sa limousine, Bush fut privé de la traditionnelle marche jusqu'à la Maison-Blanche... Aucun président n'avait vécu un jour d'investiture comme celui-ci.
Rectification : Toutes les investitures de présidents républicains ont été accompagnées, depuis quarante ans, de manifestations gauchistes. (...) Pour eux [les gauchistes], George W. Bush n'est pas légitime, Bush père n'était pas légitime, Reagan n'était pas légitime, Nixon ne l'était pas non plus et Johnson lui-même ne l'était guère. Un seul oeuf a été jeté sur le cortège, et Moore procède verbalement à la multiplication des oeufs. (p. 157)
Bush a bel et bien parcouru les dernières centaines de mètres vers la Maison-Blanche à pied, comme le veut la tradition. Et il a salué les milliers de gens venus l'applaudir parce qu'ils avaient voté pour lui. Ceux qui ont vu les images diffusées en direct sur toutes les chaînes de télévision américaines ont pu constater tout cela. Ceux qui ont dû se contenter du montage de Moore ont vu une succession d'images tronquées et ont vu leurs tympans subir une grêle de phrases fausses". (p. 158)

"Douze minutes de film. Nous en sommes à une trentaine de mensonges, d'omissions biaisées et de manquements savamment étudiés" (p. 161).



"Texte du commentaire : Au moment des attentats, monsieur Bush s'apprêtait à rendre visite aux élèves d'une école primaire de Floride. Lorsqu'on l'informa qu'un avion avait percuté l'une des deux tours, monsieur Bush prit la décision de poursuivre sa séance de photos. Quand un avion percuta l'autre tour, le Secrétaire général pénétra dans la salle de classe et dit à monsieur Bush : la nation est attaquée. Ne sachant pas quoi faire, n'ayant personne pour lui dire ce qu'il fallait faire...monsieur Bush resta là assis et poursuivit la lecture de "Ma Biquette" avec les enfants... Près de sept minutes s'écoulèrent. A l'image, Bush apparaît effectivement assis dans la salle de classe de Sarasota, un livre de classe à la main, calme, mais intérieurement inquiet.
Moore ne sait pas ce que le Secrétaire général de la Maison-Blanche a dit à Bush : donc, il invente. Moore ne peut savoir ce que Bush pensait en cet instant : donc il invente toujours, de manière très malveillante. Moore donne à un manuel de lecture le titre de l'un des récits qu'il contient de façon à faire rire l'auditoire, et il invente, donc, ce titre aussi. Ses inventions sont des mensonges, toujours. Moore ne dit pas que les images étaient à la télévision et ne prend pas en compte un seul instant les répercussions qu'une réaction hâtive et inconsidérée du Président auraient pu avoir sur des millions de gens et à l'échelle de la planète, car les images auraient fait le tour du monde.
Moore ne dit pas qu'Ari Fleischer, porte-parole du Président, se tenait derrière les enfants et montrait à Bush une feuille de papier sur laquelle il était écrit en lettre capitales : Ne dites rien pour le moment. Moore ne dit pas non plus que l'institutrice a fait l'éloge du sang-froid de Bush, et la directrice de l'école aussi : Je ne crois pas qu'il aurait été possible de mieux gérer la situation. Le comportement de Bush a eu un effet apaisant et nous a beaucoup aidé à vivre une journée difficile." (p. 163 / 164).

"Moore montre Bush en train de parler du terrorisme pendant une partie de golf. Nous devons arrêter la terreur, dit Bush. Il faut arrêter ces terroristes assassins. Le spectateur pense-t-il que Bush parle du terrorisme qui menace les Etats-Unis ? Sans doute. Et voir Bush passer de la fermeté affichée à sa partie de golf pourrait amener à conclure que Bush n'est pas très inquiet. C'est le genre d'images que vous obtenez quand vous allez interviewer quelqu'un sur un terrain de golf, a noté Christopher Hitchens. Si Moore n'avait pas coupé la question posée à Bush et le début de sa réponse, le spectateur aurait compris qu'un journaliste interrompait Bush et lui demandait de réagir à la nouvelle d'un attentat-suicide qui venait de survenir en Israël. Bush ne parlait pas du danger terroriste menaçant les Etats-Unis. Cela se passait, qui plus est, avant le 11 septembre, donc avant que le terrorisme ne frappe les Etats-Unis et qu'on y parle de menace. (p. 186/187)".


"Scènes de Bagdad en 2003. La vie est belle, tranquille, heureuse. Les enfants s'amusent.
Bush parle du lancement des opérations militaires. Moore montre un bâtiment en feu, sans dire que c'est le ministère de la Défense à Bagdad.
Commentaire de Moore : Le 19 mars 2003, George Bush et l'armée des Etats-Unis envahirent la nation souveraine d'Irak, une nation qui n'avait jamais attaqué les Etats-Unis, une nation qui n'avait jamais menacé d'attaquer les Etats-Unis, une nation qui n'avait jamais assassiné un seul citoyen américain.
Rectifications : La vie n'était pas belle en Irak, et on ne pouvait parler de nation souveraine. L'Irak était une dictature totalitaire brutale au territoire couvert de charniers. Des villages kurdes avaient été gazés au nord, et des milliers de chiites massacrés au sud. Le régime était sous surveillance internationale depuis 1991.
Le régime irakien avait attaqué les Etats-Unis en ce qu'il avait armé et financé ceux qui ont perpétré l'attentat de 1993 contre le World Trade Center, et il avait accordé refuge à l'artificier de l'attentat, Abdul Rahman Yasin. Le régime irakien avait assassiné ou fait assassiner des américains lors de l'invasion du Koweït par l'armée irakienne en 1990. Le régime irakien avait financé des terroristes palestiniens qui ont commis des attentats en Israël et tué des américains. (p. 192)
(...) Le régime irakien avait menacé d'attaquer les Etats-Unis. Ainsi, dans un discours télévisé le 25 novembre 2000, Saddam Hussein avait déclaré : Le peuple arabe n'a pas jusqu'à présent fait son devoir. Il doit prendre pour cible les intérêts américains et sionistes partout, et prendre pour cible aussi ceux qui protègent ces intérêts. (p. 193)
(...) Moore montre de jeunes soldats qui écoutent de la musique en partant au combat. C'est le pied intégral, dit l'un d'entre eux. Un autre répète les mots d'une chanson : Crame, espèce d'enfoiré. Suivent des images d'enfants ensanglantés, mutilés. Moore invente à nouveau, prête aux jeunes soldats des pensées qu'ils n'ont pas, trahit leurs vraies pensées.
Les plans de jeunes soldats qui écoutent de la musique ont été filmés par un documentariste australien, Georges Gittoes. Ce documentariste avait filmé ces plans à de toutes autres fins, pour un film appelé Soundtrack to War. Moore a utilisé les plans sans le consentement de Gittoes. Il les a tronqués. Gittoes a protesté. En vain. Les propos complets des jeunes soldats montrent sans la moindre ambiguïté que, lorsqu'ils parlent d'enfoiré, c'est à Saddam Hussein et à ses sbires massacreurs de Kurdes qu'ils pensent. En prêtant aux jeunes soldats des pensées de massacreurs d'enfants, Moore dépasse là encore le niveau du mensonge et pratique, par falsification, une véritable incitation à la haine, voire une incitation au meurtre envers des soldats tels que ceux qu'il montre. (p. 194).

"Une phrase de soldat : Nous sommes là pour apporter des idéaux de démocratie et de liberté. Les images suivantes montrent une perquisition de nuit dans une maison en Irak, des femmes en pleurs, des gens apeurés. Rien n'est dit sur les raisons de la perquisition. Il s'agit seulement pour Moore de montrer que l'armée américaine parle de liberté, mais pratique l'oppression la plus brutale. La démocratie et la liberté sont, insinue-t-il, de faux prétextes utilisés pour cacher le crime.
Ils nous détestent, je me demande pourquoi, demande un autre soldat. Le spectateur, lui, grâce à Moore, est censé comprendre aisément pourquoi ils détestent les américains.
L'immoralité engendre l'immoralité, dit Moore ; quand un Président commet l'acte immoral d'envoyer des jeunes faire une guerre qui repose sur un mensonge, voilà le résultat.
Les images montrent un homme qui semble mort, et on entend des remarques de soldats américains sur le sexe de cet homme. On pourrait croire qu'il s'agit d'un combattant irakien. On pourrait croire que c'est un comportement immoral de soldats américains. La réalité est que, témoigneront des soldats américains et des journalistes qui ont vécu la scène, c'est un homme ivre mort ramassé sur la voie publique. Une action de police dépourvue d'immoralité se trouve ainsi faussement présentée comme une action militaire immorale (p. 200).

Pour finir, sachez que ce film sert de propagande aux totalitaires islamistes, à commencer par l'Iran. Au moins, si vous faites une confiance aveugle en ce film, vous saurez dans quel camp vous ranger, comme en 40, oserais-je dire... :

"Ce film arrache son masque au Grand Satan américain, clamera, à propos de Fahrenheit 9/11, l'un des dirigeants de la République islamiste d'Iran, visiblement enthousiaste. Il dit aux peuples musulmans qu'ils ont raison de détester l'Amérique. C'est le devoir de tout musulman de voir le film et d'apprendre la vérité. Dans l'article qu'il a consacré au film, Christopher Hitchens, constatant que Moore cite Orwell et la description du monde totalitaire de 1984 aux fins de décrire les Etats-Unis sous George W. Bush, propose une autre citation d'Orwell qui me semble, effectivement, plus adéquate. Il existe une minorité d'intellectuels dits pacifistes dont la motivation véritable mais inavouée semble être leur haine de la démocratie occidentale et une admiration pour le totalitarisme.
Moore se dit-il pacifiste ? Même pas. Est-ce un intellectuel ? Il ne revendique pas ce titre. La haine pour la démocratie occidentale et l'admiration pour le totalitarisme, en revanche..." (p. 209)

Tout le film, du début à la fin, n'est basé que sur de tels mensonges. Mais Moore n'a pas procédé ainsi uniquement pour Fahrenheit 9/11. Il emploie les mêmes méthodes malhonnêtes pour chacune de ses oeuvres. Guy Millière l'explique très bien dans son livre.

par Lisa publié dans : CINEMA/FILMS communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 20 mai 2008

Tiens! La droite se réveille. Nicolas Sarkozy semble être revenu de son flirt avec les "progressistes". Après l’ouverture, la fermeture ? Sa décision surprise, il y a une semaine, d’affronter les syndicats, hostiles au service minimum dans les écoles primaires et à la réduction des effectifs d’enseignants, ravive un vieux clivage. "Dans la vie, il y a la gauche et il y a la droite", a dit le président, mardi. Retour aux fondamentaux.

L’UMP n’est pas en reste. Dès lundi, son secrétaire général, Patrick Devedjian, demandait la suppression des 35 heures. Mardi, dans Le Figaro, le sénateur Philippe Marini fustigeait l’ISF qui pousse les fortunes à l’exil (plus de deux départs par jour). Le même jour, les députés envoyaient balader les exigences du PS sur le projet de réforme des institutions, tandis que François Fillon et Jean-François Copé appelaient "à la mobilisation générale". Castagne en perspective.

Alors que la gauche "utopiste" s’imagine vaguement en grand manitou d’un nouveau 68, la droite mesure, chaque jour davantage, sa victoire sur les idées. Quand Devedjian plaide pour la contractualisation de la durée minimum du travail, il bouscule un des interdits qui ne demandent qu’à tomber sous le poids des évidences. La liste est longue de ces tabous que Sarkozy, hier iconoclaste, protège encore.

L’empressement mis par l’Élysée à démentir la charge de l’UMP contre les 35 heures a d’ailleurs montré la tension qui traverse la majorité. Le visible raidissement des rapports entre le chef de l’État et son premier ministre, qui se dit plus va-t-en-guerre, laisse voir la querelle sur l’amplitude des réformes. Si la voie de la conciliation n’est plus celle de Sarkozy, sa réelle envie d’en découdre est à confirmer.

Son bilan suffira-t-il à le ragaillardir, face aux processions des fonctionaires ? "Les heures supplémentaires, ça marche", s’est-il félicité, mardi, tandis que Silvio Berlusconi reprenait son idée de défiscalisation. La baisse du chômage, le taux de croissance (2,2 %) sont autant d’arguments qui valident ses choix les moins timides. La droite gagne quand elle s’affirme. Pas de meilleure recette.

Test de résistance

La résistance de Nicolas Sarkozy se lira, peut-être, face aux enseignants, qui appellent à défiler à nouveau, samedi, contre les suppressions de postes. Ils disent avoir été humiliés par le chef de l’État, qui a exigé des grévistes qu’ils se déclarent 48 heures à l’avance pour mettre en place un service minimum. Il est vrai que Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), venait d’assurer que le pouvoir franchirait "la ligne rouge" s’il obligeait à une telle démarche. Le bras d’honneur élyséen n’a pas plu. Mais la FSU n’est pas propriétaire de l’Éducation nationale.

Puisque l’UMP veut mettre les pieds dans le plat : qu’elle dise ce qu’elle pense de ces apparatchiks. Depuis des décennies, ils accompagnent le désastre éducatif. Quand Aschieri assure qu’il "défend ceux qui se battent pour que l’école marche mieux", il dresse son constat d’incompétence, au regard d’un système qui recule dans les classements européens tandis que son coût ne cesse d’augmenter. Le syndicalisme, toujours opposé aux réformes, est comptable de la régression de l’Éducation nationale et de son inégalitarisme.

Les enseignants ne sont évidemment pas dispensés de toute responsabilité dans cet échec qui crève les yeux. Ce sont les élèves les plus défavorisés qui devraient protester de leur ghettoïsation pour avoir été mis à l’écart des subtilités du langage, de la grammaire, de la culture. Beaucoup de ces profs ont, en effet, renoncé à transmettre des savoirs, au profit d’un uniforme droit-de-l’hommiste inspiré des conformismes d’une gauche voulant formater des "citoyens du monde". Les jeunes des cités, qu’on a vus défiler derrière les syndicats, sont de dociles frondeurs.

Mais les professeurs, qui en viennent parfois à se confondre avec des travailleurs sociaux, sont surtout le produit d’une idéologie anti-élitiste qui, depuis quarante ans, a conduit à les dévaloriser et à les paupériser. Or, c’est sur leurs épaules que repose en partie la cohésion sociale, qui ne peut s’abîmer davantage. C’est pourquoi toute l’attention du gouvernement devrait se porter sur leur statut, afin de leur rendre autorité et liberté pédagogique. Les enseignants sont-ils prêts à assumer cette révolution culturelle?

La conversion du PS

Même la gauche, leur mentor, se remet en question. Elle fait maintenant l’éloge du libéralisme, mot interdit dans les écoles. Courant sans cesse derrière la droite, elle s’était convertie pareillement à la sécurité, puis à la nation. Les enseignants suivront-ils? "Je suis libéral. La droite ne l’est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté et le mot et la chose", assure Bertrand Delanoë. Manuel Valls veut même introduire le libéralisme dans la "déclaration de principe" du parti. Bienvenus au club!

Suivre Berlusconi ?

La droite suivra-t-elle l’Italie sur l’immigration ? Berlusconi a annoncé, mercredi, la création d’un délit d’immigration clandestine. En France, on en est encore à dissimuler les chiffres officiels (voir mon
blog)*.

*
 Il est vrai que la liberté de dire et de décrire reste un exercice périlleux. Personne ne se bouscule pour regarder les réalités. L’historien Bernard Lewis le remarque, dans la revue Le Débat (mai-août  2008) : "(…) En ce moment nous assistons à un changement dans l’histoire dont l’ampleur égale celle de la chute de Rome, l’avènement de l’islam ou la découverte des Amériques". Il écrit : "Il se pourrait que dans un avenir envisageable des musulmans soient majoritaires dans quelques villes européennes du moins, sinon dans des pays (…)". Mais, pour un fumeux prétexte, le rapport 2006 de la Documentation française, "Immigration et présence étrangère en France", ne sera jamais publié. On y apprenait que les jeunes issus de l’immigration représentent 25% de la tranche des 20-29 ans et que cette proportion devrait dépasser prochainement les 30%. Circulez, rien à voir!

Par Ivan Rioufol pour Le Figaro le 23 mai 2008



On peut retrouver l'article d'Ivan Rioufol également sur le site Une Vision Néoconservatrice

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Lundi 19 mai 2008

Voilà ce qui se passe lorsque les médecins veulent se croire plus forts que l'Eternel...
Elodie Amouriq aurait pu partir dans le mystère le plus parfait et naturel. Mais un médecin, se croyant plus fort que le Ciel lui-même, a décidé qu'Elodie méritait l'enfer sur Terre plutôt que le Paradis des anges...
Ou quand la médecine n'en finit plus d'aller à l'encontre du bon sens, avec un troupeau de docteurs qui s'acharnent sur un tout petit être. Des docteurs qui matraquent un corps minuscule d'appareils repiratoires, cardiaques, d'une batterie de tubes, d'encéphalocardiogrammes et d'indicateurs en tout genre ; des docteurs qui, pour refuser que Dieu rappelle à lui ses enfants, condamnent les êtres à vivre à tout prix, même à une vie à l'état végétatif. De plus en plus, les médecins sont des acharnés qui n'ont plus aucun bon sens, ni plus aucune pitié pour les familles entières qu'ils détruisent par leurs actes aveugles et criminels.
Mais à part ça, faisons confiance à la médecine traditionnelle...

A sa naissance, lors d'un accouchement qui s'est déroulé dans des conditions dramatiques, la fille d'Annie Amouriq, Elodie (née en 1982), après être venue au monde morte-née, a été réanimée... contre la volonté de ses parents, qui se sont opposés à cette réanimation.
Depuis, Elodie a un très lourd handicap mental, est tétraplégique, muette et presque aveugle.
Aujourd'hui, la mère d'Elodie réclame réparation et attaque en justice l'hôpital pour avoir ranimé sa fille morte-née contre sa volonté et celle de son mari. Elle demande 6,5 millions d'euros au centre hospitalier de Châteauroux, pour couvrir les frais de la vie quotidienne d'Elodie, sachant que le père est mort en 2000, et qu'il était le seul salaire du foyer ; Annie Amouriq avait abandonné son emploi à la naissance d'Elodie afin de se consacrer à elle.

Témoignage d'Annie Amouriq au micro de France-Info :

Ma santé me disait que, quand même, au niveau de mon corps, j'étais très gonflée et tout ; je savais que je dépassais le terme, je savais aussi que j'avais alerté les médecins dés le début, que j'avais une date de déclaration de grossesse un peu litigieuse. A ce moment-là, on m'a dit : "Il n'y a pas de danger à dépasser un terme, et de toute façon, nous ne provoquons pas, ici, à l'hôpital de Châteauroux". Donc je suis rentrée chez moi absolument inquiète, meurtrie, et quand enfin des convulsions violentes sont venues, je me suis précipitée à l'hôpital, et à ce moment-là tout s'est enclenché. Des douleurs terribles,  je n'avais aucune dilatation, mais l'enfant faisait des soubresauts immenses sous le ventre ; on m'a même dit, lorsque je suis arrivée à l'accueil : "mais c'est pas possible, j'ai jamais vu de tels soubresauts sous le ventre d'une femme"... Je pense que ça témoignait de l'enfant qui était en train de s'éteindre intérieurement.

J'ai dit que l'enfant poussait, pour qu'on puisse me faire entrer en salle d'accouchement. Et quand enfin j'étais en salle d'accouchement, il n'y avait pas d'infirmière, la sage-femme était en train d'accoucher un petit préma, on m'a dit de patienter ; et quand enfin elle était libérée, elle est venue, cette jeune sage-femme qui produisait son premier emploi là. Elle m'a donc libéré la poche des eaux ; à ce moment-là, il s'est avéré que tout était vert, vert épais, purée de pois. J'ai beaucoup souffert, j'ai poussé pendant plus de 25 minutes ; il n'y avait pas vraiment de dilatation, mon mari est monté sur la table d'accouchement, a poussé sur le ventre, et quand l'enfant est née, elle était totalement inerte, blanche, livide. Elle était morte. J'ai perdu connaissance.
Mon mari a du comprendre ce qui se passait, il a donc suivi l'enfant qui avait été portée auprès du pédiatre, et à ce moment-là il a dit :"qu'est-ce que vous faites ? Je m'oppose à une réanimation." Et on lui a dit : "Monsieur, vous sortez de cette pièce, vous n'avez rien à y faire".


Journaliste : Ce médecin, qui veut réanimer l'enfant, pourquoi il fait ça, à votre avis ?

Je ne sais pas... Encore maintenant, je me pose toujours la question, d'autant plus que j'étais encore sur la table d'accouchement lorsqu'il est venu me dire : "Madame Amouriq, je viens de réanimer votre enfant ; mais il sera, ou ne sera pas, mais n'y croyez pas, totalement handicapé ; elle ne marchera pas, elle ne parlera pas", et tout et tout. Alors étant conscient de tous les dégâts que le cerveau avait subi, je ne peux pas comprendre, et encore moins admettre, qu'on puisse donner ça à vivre à un petit être, et bien sûr, en conséquence, à toute une famille.
C'est... horrible, et dans l'état actuel des choses, moi je... comment dire... je culpabilise, dans le sens où je me reproche de ne pas avoir eu, comment je pourrais dire... une réaction puissante et de révolte, et d'exprimer : "mais de quel droit vous faites ça !"... Mais on est tellement abattu lorsqu'il nous tombe ça dessus ; comme je vous dis, j'étais encore sur la table d'accouchement, je ne comprenais pas... Abasourdie.

Journaliste : Votre enfant est née totalement handicapée. Aujourd'hui, comment s'appelle-t-elle, et dans quel état est-elle ? Quel âge a-t-elle ?

Elodie, maintenant, a 26 ans. Elle est en effet totalement handicapée, c'est à dire qu'elle est tétraplégique, elle ne parle pas, bien sûr elle ne marche pas, elle ne peut rien faire de ses mains, elle est maintenue dans une coquille qui la maintient pendant trois heures maxi, elle peine. D'autre part, elle a des difficultés d'alimentation, alimentation toujours mixée. Elle est incontinente salivaire, elle est incontinente aussi pour le reste.
Elle peut être douce, maintenant ; elle a hurlé pendant douze ans. Hurlé. Matin, midi, soir, il n'y a aucun repère dans le temps. Pourquoi je me souviens qu'elle s'est arrêtée de hurler à l'âge de 12 ans : parce que mon fils passait son bac, à 17 ans, et je sais que quand il préparait ce bac, il y avait sa soeur qui hurlait toujours à la maison.
Dans l'immédiat, la vie est plus douce, mais elle est hypersensible ; elle a une sensibilité que j'appelle "animale", elle ressent les choses très fortement ; sinon, elle est quand même plus douce. Mais elle est tellement sensible qu'elle fait toujours des crises d'épilepsie, elle fait des crises convulsives que j'assure moi-même en l'assistant avec du Valium... On fait au mieux, mais on fait au mieux en vivotant toutes les deux. Je ne vis que par son rythme. Je peux parler de la journée passée, mais je ne sais jamais ce que sera la journée à venir. C'est une petite vie... Une petite vie, une petite survie.
Je résiste comme je peux. J'ai une force, sûrement intérieure, je sais pas d'où elle vient. J'essaie de faire reconnaître le combat d'Elodie, comme quoi elle n'aurait pas du naître comme ça. J'ai demandé à la justice de bien vouloir le reconnaître, qu'on va reconnaître les moyens dont nous avons besoin, puisque l'expertise qui a été demandée par le tribunal de Limoges a donné une reconnaissance réelle de nos besoins, et j'espère enfin être reconnue.

Journaliste : Qu'est-ce que vous, vous reprochez à l'hôpital ?

Pour moi, on m'a fait dépasser le terme. On m'a dit qu'il n'y avait pas de danger à dépasser le terme. On n'a pas fait d'examen supplémentaire pour voir comment se passait le problème intérieurement, si le liquide amniotique était encore convenable. Le jour de l'accouchement, le monitoring a été posé sur mon ventre, avec la violence des contractions qui se produisaient pour un enfant qui mourait, le monitoring est tombé, on ne me l'a pas remis, on ne s'est pas rendu compte quand est-ce que s'est produit l'arrêt du coeur. Donc c'est quand même des grosses failles ; il n'y avait pas de médecin présent, il n'y avait pas d'infirmière présente ; cette petite sage-femme sortait tout juste de l'école de sage-femmes... Moi, il me semble que, quand même, il y a quelque chose... Il s'avère qu'Elodie avait le cordon ombilical 3 tours autour du cou... L'échographie que j'ai subie au mois de juillet devait quand même me déterminer... A ce moment là on aurait pu dire "attention, il peut se produire quelque chose"... Rien ! Comme si la nature devait tout bien faire chez moi, parce que j'avais déjà eu un enfant et que tout s'était bien passé. Eh bien non, malheureusement, ça ne s'est pas bien passé.

Journaliste : Ensuite, vous avez réclamé le dossier médical à l'hôpital, qu'est-ce qui s'est passé ?

J'ai demandé le dossier médical deux, trois fois, et on m'a dit : "le dossier médical, on ne l'a pas retrouvé, on ne sait pas où il est" ; on ne m'a pas dit qu'on l'avait perdu, on m'a dit qu'on ne savait pas où il était. En plus, maintenant, les dires de la partie adverse s'attachent à dire que le dossier médical n'avait pas à être conservé parce que toutes façons, au-delà de 20 ans, on ne doit pas le conserver. Il y a déjà deux erreurs : Quand j'ai demandé le dossier, Elodie n'avait pas 20 ans : première erreur. D'autre part, les dossier pédiatriques, neurologiques, doivent être conservés 70 ans, et je crois que dans l'état où était Elodie, la neurologie est une chose totalement flagrante.
On est en train de se battre avec une certaine mauvaise foi ; et à plus forte raison n'ayant pas été secourue il y a 26 ans, n'étant toujours pas reconnues sur nos difficultés et nos souffrances actuelles, je me dis que de la part de l'hôpital, il  y a quelque chose qui n'est pas... généreux, on va dire.

Journaliste : Là, vous allez devant le tribunal administratif, donc c'est pour obtenir une sorte de dommages et intérêts, parce que vous en avez besoin...

Je parle beaucoup de la souffrance, parce que c'est la souffrance qui me meurtrit, qui nous meurtrit, mais il ne faut pas oublier que dans la vie, il faut de l'argent. Pour donner un exemple, j'ai un véhicule aménagé pour Elodie. Il est à bout, il me faudrait de l'argent pour racheter un véhicule, ça coûte très très cher. Les aménagements, pour donner un ordre  d'idée : les aménagements, en 2000, m'avaient coûté 96 000 francs, l'aménagement du véhicule... La vie d'Elodie, au niveau alimentaire, ça coûte cher aussi, parce que c'est un bébé à vie, on dit que les bébés coûtent cher, mais c'est vrai ; bon, il y a des aides pour les bébés lorsqu'ils naissent, au niveau des familles, mais ces aides n'existent plus quand on est âgé comme Elodie. Il faut des aménagements, fauteuil roulant...

Journaliste : Actuellement, vous vivez principalement de l'allocation handicapé, c'est ça ?

Ma fille touche l'allocation handicapé, et comme moi j'ai arrêté de travailler il y a 26 ans à la naissance d'Elodie par force, je touche, enfin Elodie touche, mais je me la reverse après,  l'ACTP, de 700 et quelques euros. Donc je vis de ça... Je vis grâce à ma fille, je donne ma vie pour ma fille, mais je vis de ces allocations.
C'est une vie d'incertitudes, et vraiment totalement aléatoire.

Pour en savoir plus : 
Cliquez ici ou/ et ici 

                                                            Merci Docteur...

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Samedi 17 mai 2008

Cela se vérifie à chaque grève de l'Education Nationale : les jeunes sont instrumentalisés par la gauche et les syndicats, qui mêlent les étudiants à leurs manifs alors qu'ils n'ont rien à y faire. Personnellement, à la place de ces jeunes manifestants, singes docilement dressés par la gauche, je préfèrerais voir des jeunes qui se manifestent contre ceux qui les empêchent de bosser, d'aller en cours ; je préfèrerais voir des jeunes avec un peu plus d'ambition et d'envie de bosser. Je sais que ces jeunes-là, il y en a, mais comme par hasard, d'eux, on ne parle jamais. Comme quoi, les gouvernements successifs pourront toujours être de gauche, de droite, au centre, et même de travers, ceux qui font toujours la loi dans ce pays, ce sont les syndicats, assez puissants pour instrumentaliser les jeunes.




A part ça, les soixante-huitards ne sont pas du tout derrière tout ça. C'est vraiment dingue d'être manipulés à ce point-là : en plus de défiler, les jeunes ne sont même pas foutus d'avoir assez d'imagination pour inventer de nouveaux slogans. Je suis en désaccord profond avec la pensée soixante-huitarde, mais eux au moins avaient encore des idées, en 68. Là, même plus. Du recrachage bête et méchand d'une propagande gauchiste. On va aller loin.






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Cette photo me choque. Un gamin de cet âge-là n'a rien à faire dans une manifestation. Qui lui a mis ce drapeau dans les mains ? Qui ose ainsi instrumentaliser un petit garçon dés son plus jeune âge en le faisant défiler avec un drapeau ? Qui ça amuse de voir un petit se mêler d'affaires d'adultes ?
Quand on embrigade les enfants, cela porte un nom : c'est de la propagande.



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Jeudi 15 mai 2008

Comme la France est la patrie de la grève, on est obligés... de s'organiser en prévision des jours de grève. Comprenez : il Y AURA des jours de grève quoi qu'il arrive, car c'est une institution chez nous. Concernant l'école, il s'agit d'accueillir les enfants dans les établissements les jours de grève. Face à cela, les syndicats ont, comme toujours, eu une réaction déplorable : le service minimum est "de la provocation" selon eux. Ces gens là ne cherchent qu'à mettre la pagaille dans le pays, ils sont syndicalisés dans cet unique but, peu importe s'ils ont des raisons valables ou non de faire grève, ils croient avoir suffisament de poids pour faire la loi. Où sont passés les 53% qui ont voté pour Nicolas Sarkozy, et plus particulièrement pour réformer le pays ? La leçon à comprendre est très claire : les syndicats sont une plaie qui paralyse le pays, que le gouvernement soit de gauche ou de droite. Cela fait plus de 30 ans que ça dure, on connaît la chanson, à force ; c'est à cause des syndicats que la France court toujours à la catastrophe.

En considérant que le service minimum à l'école est "une provocation", les syndicalistes montrent leur vrai visage : des gens bornés sans aucune bonne foi qui ne sont intéressés que par le chaos, car vivre dans un pays qui FONCTIONNE, cela ne les intéresse pas : ils font tout pour mettre le pays à l'arrêt.


La preuve qu'ils s'en fichent que leur pays fonctionne ou pas ? Niveau éducation, on fait partie des mauvais élèves,  les enfants français ont des retards importants dans la lecture et autres fondamentaux par rapport aux autres pays développés : Selon une étude Pisa* (programme international pour le suivi des acquis des élèves) de décembre 2007, le décrochage français en matière d'éducation s'aggrave d'année en année. Cette enquête révèle que les élèves français de 15 ans arrivent au 19me rang pour leurs performances en sciences et 17me pour leur compréhension de l'écrit et pour les maths, sur les 30 pays de l'OCDE, les plus développés économiquement. Parmi ces pays, la Finlande arrive en tête pour les sciences, et en 2me pour les maths et la compréhension de l'écrit. Les résultats des élèves dégringolent d'année en année selon la même enquête Pisa : en sciences, la France a rétrogradé de la 10me place (en 2003) à la 19me place aujourd'hui. En maths, elle passe de la 13me place à la 17me. En lecture, elle passe de la 14me place à la 17me (sur 30, je le rappelle...). L'OCDE évoque pour la France une augmentation d'environ 20% d' "élèves en difficulté". Par ailleurs, l'élite en France est en proportion nettement inférieure par rapport aux pays mieux classés dans les études Pisa (plutôt normal pour un pays peuplé de médiocres pour qui essayer de faire partie des gagnants est la honte absolue).

... mais malgré ce constat plus qu'inquiétant, les syndicats ne veulent surtout toucher à rien !!! Continuons à être nuls, maintenant ça devient notre marque de fabrique.

Le gouvernement se montre ferme sur le service minimum et n'entend pas céder aux caprices des syndicats, qui durent depuis plusieurs décennies. Il a raison, il faut ces réformes : les français n'ont pas voté Nicolas Sarkozy pour le voir avec des oreilles de Mickey à Disney en compagnie de Carla, mais bien parce qu'il a promis de réformer ce pays, qui en a un besoin urgent. Il y en a assez de la dictature des syndicats, c'est le moment où jamais de leur faire comprendre que ce ne sont pas eux qui vont décider, cette fois, mais bien les urnes. Ces urnes qui veulent enfin que le pays se réveille et cesse de s'enfoncer dans la médiocrité et le désastre.

Je ne saurais que trop vous encourager à signer la pétition en ligne,
ici

* Enquête Pisa, source : La Tribune, du 4 décembre 2007.  

par Lisa publié dans : POLITIQUE communauté : BLOGS, en parler ...
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