Samedi 10 mai 2008
C'est un mot très simple, et pourtant très explicite : non. 
C'est ce mot-là que je veux dire, tout simplement mais avec beaucoup de force, à ce lamentable bourrage de crâne quotidien sur Mai 68. Pas un journal, du quotidien au mensuel, en passant par l'hebdo, ne consacre à chaque numéro quelques pages, voire un dossier entier, à cette sinistre période. Les vieux soixante-huitards se la jouent anciens résistants, comme s'ils avaient été résistants pendant la guerre mondiale. Mais ils n'ont pourtant rien fait d'extraordinaire, à part laisser en héritage une belle pagaille et une mentalité navrante à de nombreux jeunes de ma génération.

A vous, ex-soixante huitards qui la ramenez encore pour pousser vos enfants dans la rue, vous qui jouissez à l'idée de voir à nouveau votre pays mis à feu et à sang par une jeunesse qui se croit "résistante", mais qui n'est que téléguidée par des gens de votre genre, à vous, soixante-huitards vieillissants, je ne vous dis pas, et ne vous dirai jamais, merci.  Vous qui avez cru que vous vous rebelliez, vous qui croyiez lutter pour une "belle" cause, vous n'avez en fait servi à rien.
Enfin, si, vous avez servi à quelque chose :
Grâce à vous aujourd'hui, les jeunes peuvent frapper leur professeur dés qu'il ose leur demander une banale consigne.
Grâce à vous aujourd'hui, les jeunes peuvent conduire sans permis, prendre la fuite à la première voiture de police rencontrée, se payer inévitablement un accident et réussir à faire accuser des policiers qui ne faisaient que leur boulot.
Grâce à vous aujourd'hui, les jeunes qui vous prennent pour "modèle" sont bien tristes, juste bons à réciter comme des ânes des slogans anarchistes qu'ils n'ont jamais connu, mais que vous vous empressez de leur apprendre. Vous vous empressez de faire croire à ces braves toutous qu'ils sont les dignes héritiers d'une période que vous leur décrivez comme fabuleuse, mais qui n'est qu'une page de notre passé dont on devrait au contraire avoir honte, et dont il faudrait au contraire essayer de réparer les dégâts. Mais non. Avec des gens comme vous, les mêmes erreurs se reproduisent, de génération en génération. Vos enfants ne vous servent que de pantins que vous manipulez à outrance, croyant pouvoir revivre à travers eux votre jeunesse révolutionnaire dont vous avez la nostalgie. Et qu'importe si vous avez fait beaucoup de mal à la génération qui vous a succédé, la seule chose qui vous importe aujourd'hui, c'est de savoir que votre affligeante propagande gauchiste continue à faire des émules parmi les jeunes, pour que vous ayez l'illusion qu'après votre mort vous aurez laissé quelque chose. Vous n'aurez laissé que le chaos, et il n'y a pas de quoi en être fier.
Votre slogan à la con, "il est interdit d'interdire", n'a permis que d'avoir aujourd'hui des jeunes capricieux à qui l'on doit tout céder sous peine d'avoir droit à un gros caca nerveux. Et je n'ai pas envie de vous dire merci pour cela, contrairement à la majorité des jeunes de ma génération, qui vous admirent autant qu'ils admirent le sanguinaire despote Che Guevarra.

A vous, mesdames les féministes, je ne vous dis pas davantage merci. Je ne vous dis pas merci d'avoir réduit les rapports entre hommes et femmes à des rapports de force, confondant amour et confrontation permanente. Grâce à vous aujourd'hui, un couple sur deux divorce, alors que les couples des générations précédentes savaient encore donner du sens et de la profondeur au mariage. Grâce à vous aujourd'hui, le mariage est devenu un CDD, un pacte que l'on signe pour faire plaisir aux parents et non plus pour fonder une famille harmonieuse. La vie amoureuse se résume à une succession d'aventures sexuelles depuis votre désastreuse  "révolution sexuelle".
Aujourd'hui, les femmes bourrées aux hormones de leur puberté jusqu'à leur ménopause, voyant leur trentaine approcher, commencent à s'inquiéter de n'avoir toujours pas d'enfant, et surtout pas de père potentiel. Votre cri "un enfant si je veux quand je veux" a sacrifié les papas, les pater familias, et il est aujourd'hui trop tard pour s'étonner que le modèle familial est aujourd'hui devenu une catastrophe, des parents solos qui ne pensent qu'à eux et non à leur enfant.
Vous les féministes, je ne vous admire pas d'être des bonnes femmes surexcitées qui, parce que vous avez décrêté que rester à la maison est un déshonneur, balancez votre bébé dans une crèche sitôt pondu, avec une tétine en silicone dans la bouche pour remplacer votre sein, et du lait industriel pour remplacer votre lait maternel, parce que vous n'êtes pas une "soumise", pas même, pour un temps, à toutes les attentions que recquiert votre enfant.
La pilule a permis quelques avancées salutaires, et je pense notamment au fait qu'elle a mis fin à ce drame des avortements clandestins, où mères et bébés risquaient leur vie. Je salue aussi le fait qu'il y a beaucoup moins de filles-mères qu'avant. Mais combien de côtés négatifs pour si peu de positifs ? :
Les cancers du sein sont en nombre croissant, et l'on voit aujourd'hui des femmes qui ont à peine la trentaine avoir un cancer, après 15 ans de pilule.
L'utilisation de la pilule, et vous en êtes grandement responsables, est excessive et irresponsable. Aujourd'hui, on fait avaler des hormones à des gamines dés leurs premières règles, par simple "prévention". Or c'est en donnant la pilule à des gamines que vous leur donnez l'idée d'aller coucher à droite, à gauche, puisqu'elles se sentent protégées par cette pilule miracle... sans laquelle elles prendraient le temps de réfléchir à leur sexualité et à devenir responsables de leur corps. Mais avec vous, mesdames les féministes, soyons libérées, gavons-nous d'hormones, et payons nous un cancer du sein en pleine jeunesse : c'est le prix de votre "liberté".
Alors, je dis "non", comme un refus d'adhérer à tout ce que vous avez laissé comme dégâts, je refuse d'accepter cette société sans morale ni discipline que vous avez légué. Je veux encore croire à un modèle familial fort, je veux encore croire au mariage qui dure, je veux encore croire à la fonction nourricière des mères.
Non à l'héritage de Mai 68, non au féminisme, non à l'anarchie.
Oui au respect de l'autorité et à un minimum de morale.
par Lisa publié dans : SOCIETE communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 9 mai 2008
Tous les textes de Charles Aznavour sont de vrais bijoux. Et qui d'autre mieux que le "grand Charles" peut parler de sujets tels que l'homosexualité ? Parmi tous les trésors qu'il écrit, si je ne devais choisir qu'une seule chanson, ce serait probablement soit celle-là, soit "la mamma".


Charles Aznavour - Comme ils disent


"Comme ils disent" :

"J'habite seul avec maman
Dans un très vieil appartement,
 rue Sarasate
J'ai pour me tenir compagnie
Une tortue deux canaris
et une chatte.
Pour laisser maman reposer
Très souvent je fais le marché
 et la cuisine
Je range, je lave, j'essuie,
A l'occasion je pique aussi
 à la machine.
Le travail ne me fait pas peur
Je suis un peu décorateur
 un peu styliste
Mais mon vrai métier c'est la nuit.
Je l'exerce en travesti,
je suis artiste.
Jai un numéro très spécial
Qui finit en nu intégral
après strip-tease,
Et dans la salle je vois que
Les mâles n'en croient pas leurs yeux.
Je suis un homo comme ils disent.

Vers les trois heures du matin
On va manger entre copains
de tous les sexes
Dans un quelconque bar-tabac
Et là on s'en donne à cœur joie
 et sans complexes
On déballe des vérités
Sur des gens qu'on a dans le nez,
on les lapide.
Mais on le fait avec humour,
Enrobé dans des calembours
mouillés d'acide
On rencontre des attardés
Qui, pour épater leurs tablées,
 marchent et ondulent
Singeant ce qu'ils croient être nous
Et se couvrent, les pauvres fous,
de ridicule
Ça gesticule et parle fort.
Ça joue les divas, les ténors
de la bêtise.
Moi les lazzi, les quolibets
Me laissent froid puisque c'est vrai,
Je suis un homo comme ils disent.

A l'heure où naît un jour nouveau
Je rentre retrouver mon lot
de solitude.
J'ôte mes cils et mes cheveux
Comme un pauvre clown malheureux
de lassitude.
Je me couche mais ne dors pas
Je pense à mes amours sans joie
si dérisoires.
A ce garçon beau comme un Dieu
Qui sans rien faire a mis le feu
à ma mémoire.
Ma bouche n'osera jamais
Lui avouer mon doux secret,
mon tendre drame
Car l'objet de tous mes tourments
Passe le plus clair de son temps
 au lit des femmes.
Nul n'a le droit en vérité
De me blâmer de me juger,
 et je précise
Que c'est bien la nature qui
Est seule responsable si
Je suis un "homme oh" comme ils disent"...

par Lisa publié dans : MUSIQUE communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 9 mai 2008

On vient d'entamer le mois de Mai, et je crains le pire... Ce joli mois de Mai où les français, qui ne foutent déjà pas grand chose en temps normal, battent leurs records d'inactivité et d'inertie.
On commence le mois avec le pont du 1er mai : comprenez que les français ne bossent que les lundi, mardi, mercredi, et repartent en vacances jusqu'au lundi suivant... après, rappellons-le, 15 jours de vacances (les vacances de printemps : ben oui, après 5 semaines de travail aux 35h entrecoupées de RTT, il leur faut bien ça, à ces petits chéris).
La semaine suivante, rebelotte : pont du 8 mai : les français ne vont bosser que le lundi, mardi, mercredi, et repartent à nouveau en vacances, cette fois jusqu'au... mardi, lundi de pentecôte oblige !!! (vous ne croyez tout de même pas que les français vont accepter de sacrifier la moindre petite journée de glandouille, eux, les champions de la feignantise et de l'immobilisme).
Puis, sitôt ces périodes de ponts passées, continuons sur la lancée : plusieurs journées de grève sont annoncées, alors qu'ils n'ont rien foutu jusque là ! Je parle évidemment des fonctionnaires, et je commence vraiment à penser qu'ils sont une plaie, un fléau, une gangraine, appelez ça comme vous voulez, le cancer même, dans notre pays, et je pense savoir très bien de quoi je parle : 
Des membres de ma famille exercent une profession libérale, et je  veux rappeler ici certaines réalités :
Pendant que tous ces fonctionnaires vont aller brandir leurs drapeaux marxistes dans la rue après s'être bien reposés depuis le début du mois (et encore je ne compte pas leurs 15 jours de vacances précédents), dans ma famille pendant ce temps là, personne n'a fait le pont et ils ont tous bossé le vendredi. Il y a dans ma famille un médecin qui n'a pour seul jour de repos dans la semaine que le dimanche (encore, quand il n'y a pas de garde).
Pendant que tous ces fonctionnaires vont aller chialer pour leurs RTT et leurs putains d'acquis sociaux, les professions libérales, elles, ne connaissent pas les congés payés : quand une profession libérale prend des vacances, la moindre journée est à ses frais, c'est une journée de revenus en moins. Ce n'est pas le cas des fonctionnaires, qui ont leurs vacances payées (sinon ils en prendraient pas autant !!), et qui ont l'indécence de pleurer sur leur pouvoir d'achat : à se demander à quoi ça sert d'avoir des RTT et des vacances à tout-va si c'est pour se faire chier chez soi faute d'avoir des sous pour occuper son temps libre de façon intéressante. Donc,  fonctionnaires français, prenez des vacances, continuez à ne rien foutre, mais fermez vos gueules : pendant que l'on vous paie vos RTT et vos cinq semaines de vacances, pendant que chaque mois vous avez votre salaire qui tombe tous les mois, d'autres ne peuvent se permettre de prendre que 3 petites semaines de vacances par an, parce que personne n'est là pour les payer à avoir les doigts de pieds en éventail, et aussi parce que l'Etat leur prend 65% de leurs revenus ... pour payer les fonctionnaires.
En fait, les fonctionnaires, en France, je ne peux plus me les encadrer. Une bande d'égoïstes descendants de Marx qui ne foutent rien de leur vie et à qui l'on a envie de  dire qu'une seule chose : qu'ils peuvent se mettre leurs RTT et leurs acquis sociaux là où je pense, faute d'avoir une cervelle, et de se mettre au boulot. Car pour moi, il n'est rien de plus juste que la récompense au mérite : plus tu bosses, plus tu gagnes... et inversement.
Par ailleurs, les gauchistes français ont un discours qui me révolte, au-delà de tout ce que je viens d'écrire, c'est qu'ils se permettent encore de dire des trucs du genre "ouais mais les professions libérales elles gagnet plein de thunes". Aux gens qui tiennent ce genre de discours, je leur répond sans aucune hésitation et sans aucun état d'âme : gros con ! Ce n'est pas toi qui a à rémunérer une secrétaire (secrétaire médicale, secrétaire juridique...) ou autres employés, et de ce fait verser une fortune aux Assedics et à l'Urssaf pour payer des gens comme toi qui ne foutent rien ; ce n'est pas toi qui doit bosser 10 heures par jour pour supporter toutes ces charges, pendant que toi tu cumules tes RTT, tes tickets repas et tes vacances tous frais payés, alors : ta gueule. Ne serait-ce que par décence et par respect pour ceux qui t'entretiennent.

par Lisa publié dans : COUP DE GUEULE communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 9 mai 2008

On parle beaucoup, ces derniers temps, de cette maladie assez terrible qui vole les souvenirs les plus précieux et les plus beaux... Lynda Lemay, une chanteuse dont je suis une grande "fan" (comme on dit), a mis des mots sur cette maladie, et en écoutant l'album tout à l'heure, j'ai eu envie de mettre sur ce blog les paroles de cette chanson :



Tu t'appelles Marguerite

Tu t'appelles Marguerite,
Je t'appelle encore "la voisine d'en face",
Quand on était petites,
Tu étais la plus jolie de la classe
On revenait de l'école à bicyclette,
On se planquait dans le sous-sol pour se faire en cachette
Nos petites confidences de fillettes.
Tu t'appelles Marguerite,
J'ai nos 23 Juins au fond du coeur
On vidait nos pupitres,
On faussait un "adieu m'sieur le professeur",
Puis on courait se mettre en maillots de bain,
On plantait l'arrosoir au fond du jardin,
Pour rire sous les gouttelettes, puis enfin
On regardait de loin
Le soleil se coucher,
On riait un peu moins,
On était fatiguées.
On disait : regarde bien, le ciel est tout rosé :
Il fera beau demain, faudra en profiter. 
On a la jeunesse et la chance
D'avoir une bonne amie d'enfance.

L'enfance a pris la fuite,
La révolte t'a frappée de plein fouet,
Aurais-tu eu trop vite
Onze ans et plus de courbes qu'il n'en fallait ?
Tes parents dormaient sur leurs deux oeillères,
Rêvant d'une honorable et belle carrière,
Pour toi la tendre chair de leurs chairs.
Tes rêves étaient précis,
T'avais ta liberté à conquérir
Tu avais tant fleuri

Tu sentais le bon coeur prêt à cueillir
Les garçons se ruaient sur tes rondeurs,
Et j'en ai vu plus d'un te tirer des pleurs,
Mais on riait sous des gouttelettes, puis enfin
On regardait de loin
Le soleil se coucher
On riait un peu moins on était fatiguées.
On disait : regarde bien, le ciel est tout rosé :
Il fera beau demain, faudra en profiter.
On a la jeunesse et la chance
D'avoir une bonne amie d'enfance

Puis un beau soir t'as fait ta valise,
T'as dit "je suis prête",
On s'est promis toutes sortes de bêtises
En riant sous des tonnes de gouttelettes,
On a regardé de loin le soleil se coucher,
On parlait un peu moins, on était fatiguées.
On a dit : regarde bien, le ciel est tout rosé,
Il fera beau demain, faudra en profiter...
...Puis tu es partie dans le silence,
Ma bonne et seule amie d'enfance.

Tu t'appelles Marguerite,
Je t'appelle encore "la voisine d'en face",
T'as la chambre 108,
T'es toujours la plus jolie de la place,
T'as eu quelque mari et trois enfants
Qui viendront peut-être à Pâques ou au jour de l'An...
Mais t'as moins de visites, depuis que ta mémoire a foutu le camp...

Quand le hasard a jeté nos vieux corps
Dans le même corridor,
J'ai senti monter sous mes lunettes
Comme une petite marée de gouttelettes...
On regardera encore le soleil se coucher,
Et si jamais tu t'endors, si t'es trop fatiguée,
Je te dirais " regarde bien : le ciel est tout rosé,
Il fera beau demain, faudra en profiter"
Mais tant que tu ne pars pas dans le silence,
Je vais te remémorer ton enfance :
Tu t'appelles Marguerite,
Je t'appelle encore "la voisine d'en face"
Quand on était petites,
Tu étais la plus jolie de la classe...

Cette chanson là est la première de l'album. A la fin du même disque, Lynda Lemay a voulu donner la parole à cette Marguerite, pour lui laisser dire sa version de ces retrouvailles d'amies d'enfance :

Je m'appelle Marguerite

Les minutes s'égrennent,
Les heures et les semaines filent en fumée
Faudrait que je me souvienne
Je ne peux plus m'arrêter d'oublier
J'ai oublié l'adresse de ma maison,
J'ai oublié ma veste à la réflexion,
J'ai peu qu'il ne me reste qu'un prénom :
Je m'appelle Marguerite
Mais quel est ce village que je traverse
Je vais marcher plus vite,
J'ai peur que le gros nuage échappe une averse
J'ai rencontré 2 ou 3 inconnus,
Des petits effrontés qui m'ont dit "salut",
Est-ce que je les connaissais ? Je ne sais plus.
Je regarde de loin
Le soleil se coucher,
Je ne sais plus mon chemin,
Je me sens fatiguée
Si je me rappelle bien,
Quand le ciel est tout rosé,
C'est qu'il fera beau demain :
Je voudrais en profiter,
Mais j'ai de l'esprit en absence :
J'ai plus d'amis, j'ai plus d'enfance.

Mes heures s'entretuent,
Mon coeur a des secrets qui me tenaillent
Mon corps ne sait même plus
Si quelqu'un a germé dans ses entrailles,
J'ai perdu la notion du temps qui passe
Je me mire dans une vitrine comme dans une glace :
J'ai pas trop mauvaise mine, mais hélas :
J'ai les cheveux en bataille,
J'ai oublié de soigner ma coiffure
J'ai même pas mon chandail
J'ai qu'une chemise de nuit en pleine nature,
Mais qui donc est cette femme d'âge mûr
Qui se dépêche à descendre d'une voiture,
Qui m'agrippe le bras et murmure :
"Ne vois-tu pas de loin
Le soleil se coucher,
Il est tard, allez viens
T'es sûrement fatiguée"
Elle me dit : "regarde bien, le ciel est tout rosé
Il fera beau demain faudra en profiter,
Je t'ai retrouvée, t'as de la chance,
Mais faudrait pas que tu recommences"
Elle m'a inventé toute une enfance,
Là sur la banquette
Elle m'a ramené à ma résidence, à ma chambre
Et enfin, de ma fenêtre
On a regardé de loin le soleil se coucher
On parlait un peu moins, on était fatiguées
On a dit : regarde bien, le ciel est tout rosé,
Il fera beau demain, faudra en profiter...
Et là, je l'ai reconnue, je pense :
Ma bonne et seule amie d'enfance...

Les minutes s'en vont,
Prennent mes souvenirs comme en otage
J'ai le sommeil d'un poupon
Mais la nuit noire blanchit mes images,
Je me réveille une photo entre les mains :
Deux petites filles qui courent au bord d'un jardin
Mais qui sont ces enfants ?
C'est fou ce que ma mémoire a foutu le camp...

J'entends glisser dans le corridor
De molles chaussures
Et comme une vie sur mon cerveau mort,
Y'a la voix de cette femme qui murmure :
"On regardera encore le soleil se coucher
Et si jamais tu t'endors, si t'es trop fatiguée,
Je te dirais : regarde bien le ciel est tout rosé
Il fera beau demain faudra en profiter,
Mais tant que  tu ne pars pas dans le silence
Je vais te remémorer ton enfance.
Tu t'appelles Marguerite,
Je t'appelle encore "la voisine d'en face",
Quand on était petites,
Tu étais la plus jolie de la classe....."



par Lisa publié dans : MUSIQUE communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 6 mai 2008

Après un moment à écrire sous le pseudo "Ruby" (un prénom que j'adore, mais qui n'est pas le mien), et surtout après une lente et mûre réflexion,  je décide d'écrire à nouveau "sans masque" :
- Certains bloggueurs ont continué dans leurs commentaires à m'appeller par mon prénom, Lisa, et ils ont eu raison. D'autre part, ceux que je cherchais à fuir en recréant un blog sous un autre nom m'ont finalement "retrouvée". Autant dire que mon pseudo est devenu quasiment inutile.
- Je me suis aidée des commentaires de Jean et d'Amétyste (article "le totalitarisme de la gauche") pour me décider à faire renaître le blog de Lisa :

"La remarque amicale que je voulais vous faire est celle ci.
- Vous avez eu tord de supprimer le blog de Lisa.
- Vous avez eu tord de changer de nom.

Comme le tennisman à la fin d'un match, pour gagner votre main ne doit pas trembler.

Or en supprimant votre journal, vous leur donnez raison, vous légitimez leur action violente, vous vous êtes affaiblie, amoindrie.
Si vous avez reculé celà signifie que vous leur concédez le point.
Ainsi inconsciemment vous leur avez reconnu une part de vérité car eux, ils ont gardé leur journal !
(...)
Pour vivre debout et pleinement il faut être blindé et ne par s'effondrer au moindre vent contraire.
Faites renaitre votre ancien blog !"
commentaire n° : 9 posté par : Jean le: 14/03/2008


"Hello Lisa
Je n'avais pas compris pourquoi je ne trouvais plus votre blog. Quel dommage ! Je suis d'accord avec Jean, assumez ce que vous êtes et ce que vous faites (...)

Ce serait bien de revoir le Blog de Lisa quand même ... :)"
commentaire n° : 11 posté par : Amethyste
(site web) le: 20/03/2008

Désolée pour ceux qui ne sauraient pas trop sur quel pied danser en me mettant dans leurs liens tantôt sous le nom de "Lisa", tantôt sous le nom de "Ruby" ... Mais après ces quelques tâtonnements, et après mûre réflexion, c'est vrai que j'ai plutôt envie de faire un blog qui me ressemble vraiment, et que mes visiteurs puissent mettre un nom et un visage sur ce qu'ils lisent. Je ne suis pas très à l'aise avec un pseudo : j'ai l'impression de ne pas m'approprier totalement mon blog.
 
N'hésitez pas à me donner votre avis !

par Lisa publié dans : BLOG/DIVERS communauté : BLOGS, en parler ...
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Lundi 5 mai 2008

Une réflexion d'Yves Duteil, que je trouve vraiment très intéressante, et qui a le mérite de nous inviter à nous interroger sur nos sociétés où tout doit aller de plus en plus vite. A mon sens, on peut faire plein de choses, avoir des journées bien remplies, et être productif tout en prenant le temps de se consacrer à chaque chose entreprise ; ça évite aussi de bâcler ; bâcler notre travail, bâcler nos relations avec les autres, bâcler nos moments de plaisir et de bonheur...

"Tout s'accélère. Notre impatience n'a plus de limites, toute attente nous devient intolérable, la minute d'autorisation de la carte de crédit, l'ordi qui n'en finit plus de mouliner, la musique exaspérante des serveurs téléphoniques, l'arrivée des bagages à l'aéroport, l'e-mail resté sans réponse, les messageries vocales, la livraison qui n'arrive pas... Tout se contracte, le temps nous crispe. Internet nous télécharge son stress, le rendez-vous raté décale tout, le bouchon désorganise la journée. Où est le temps de la réflexion, de la pensée sereine, de la maturation d'une idée ? Le scoop prend le pas sur le vrai. On mange au fast-food et on avale un expresso en vitesse, le TGV n'attend pas...


Le monde au bout des doigts, le désir est instantané, on n'a plus le temps de se languir : http deux points slash slash, l'objet est là en vingt-quatre heures point net. Les mots sont devenus trop longs, on se rencontre en ADSL, on s'M en SMS, on bosse en CDD, on se repose en RTT. On se pacse, on se jette, les fruits poussent dans des serres, le soleil brille en cabine U.V, le caddie passe en caisse-express, le bonheur en coupe-file. Le temps de la justice s'éternise mais notre forfait s'écourte.


Il faut condenser le propos, raccourcir le temps de parole, résumer, faire des fiches, des dépêches, limiter à l'essentiel et courir, courir... L'esprit en excès de vitesse, les espaces de rêve ne sont plus que des interstices. Les enfants doivent "faire des activités", danse, judo, piano, pas le temps de jouer à tout et à rien, d'inventer le monde. Leur attention s'est calibrée à la durée des pubs, des clips, des spots, et leur pensée papillonne, la concentration se dilue au tempo des flashs et des images. Le voyage n'est plus qu'un trajet, le paysage un itinéraire, le GPS nous trace la route en direct. Immuable, dans l'infini, l'éternité règle le ballet silencieux des étoiles, pendant qu'à la surface du globe, le temps s'accélère, les hommes s'agitent, grouillent, fourmillent et tourbillonnent. Ils courent. Leur esprit clair se met à foncer. Le développement durable se fait attendre. A quand les bébés express ? Les paléontologues nous expliquent, comme une réponse inattendue, qu'à l'époque où l'homme courait à quatre pattes, sa gestation était de dix-huit mois. Avec la station debout, le rétrécissement de l'ouverture du bassin l'a obligé à naître à neuf mois... Rien à faire, c'était écrit depuis le début. Allez, je vous laisse, je dois faire court... Biz, Y"

Vous pouvez retrouver ce texte à l'adresse suivante : http://blog.yvesduteil.com/blog/wp-content/uploads/2008/02/chronique_duteil-2007-12.pdf

par Lisa publié dans : SOCIETE communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 1 mai 2008

Les français ont une mentalité détestable, et de ce fait font de la France un pays détestable.


Première raison : ils sont formatés à la pensée unique et avalent aveuglément la propagande gauchiste de nos médias, quand celle-ci n'est pas carrément marxiste. Et les français manipulés sont détestables, car dés qu'on leur dit que les infos en France manipulent l'opinion et que le but des journalistes français est d'entretenir la pensée unique,  immédiatement ils s'indignent, s'insurgent contre la personne qui oserait dire cela (preuve-même qu'on ne peut pas penser différemment de la masse), et bien sûr, inutile de discuter, ils ont forcément raison... même sans jamais avoir un jour regardé d'autres infos que les infos françaises, histoire de voir comment on voyait le monde et l'actualité, dans les autres pays. Non, pour eux, pas besoin de regarder ailleurs, de s'intéresser à d'autres regards sur le monde que le regard français. Mais après tout, pourquoi iraient-ils regarder ailleurs, puisqu'il n'y a que leur petit nombril qui les intéresse.


C'est quoi, le petit nombril des français ? C'est travailler le moins possible. Avec les RTT, tout est dit : "réduction du temps de travail" : on ne peut être plus clair : bossons-moins ! Ok, mais alors gagnons moins, dans ce cas. Ahhhh nooon : travaillons moins mais gagnons autant, si ce n'est plus.  RTT, ça voudrait plutôt dire "Repose Toi tout le Temps".
Les français sont détestables parce qu'ils font tout au long de l'année des grèves qui paralysent tout le pays pour leurs sacro-saintes 35 heures et autres avantages sociaux personnels, mais pour se donner bonne conscience, vont faire mollement un geste à noël pour des associations caritatives.

Vous ne trouvez pas qu'il y a un air de famille entre les deux photos ci-dessus ?


Autre raison pour laquelle les français sont détestables, c'est leur refus systématique de l'autorité.
Un accident entre une voiture de police et une voiture conduite par des jeunes sans permis et en fuite ? C'est la faute des policiers ! Dans la mentalité française,  si les policiers n'avaient pas poursuivi ces pôôôvres jeunes, il n'y aurait pas eu l'accident. Impossible de faire dire à un français que c'est plutôt si les jeunes n'avaient pas pris la fuite qu'il n'y aurait pas eu l'accident : le français préfèrera toujours être du côté du délinquant plutôt que respecter l'autorité. Ce dénigrement de l'autorité est un héritage direct de Mai 68, dont le slogan "il est interdit d'interdire" trouve aujourd'hui écho auprès des jeunes qui (le résultat est là) frappent et injurient les profs, en toute impunité puisqu'ils savent que les français prendront leur défense et accuseront le prof.  Ce refus de l'autorité va jusqu'à des émeutes qui sont la preuve que les français ne sont pas des gens civilisés, mais de vrais sauvages qui ont besoin de violence à tout prix pour se donner l'illusion qu'ils existent, tellement leur quotidien est ennuyeux. Ils ont besoin de leur dose d'adrénaline pour se donner l'impression qu'il se passe encore quelque chose dans leur pays pourtant empêtré dans un immobilisme effarant.

Dans ce rejet du respect de la moindre règle ou de la moindre contrainte, les français ont cette vision bien à eux de l'employeur, qui n'existe nulle part ailleurs :
celle du "patron salaud". Partout dans le monde,  le patron est perçu comme celui qui permet d'avoir un boulot et un salaire, et qu'à ce titre l'on respecte. Partout ailleurs, le patron est celui dont la réussite force l'admiration et sert d'exemple à suivre. En France, le patron c'est ce salaud qui a osé réussir mieux que nous. Pour un français, c'est dégradant d'avoir à obéir aux consignes d'une hiérarchie. Le patron, en France, est coupable d'être patron, et il faut tout faire pour éviter de lui ressembler. Plutôt que d'essayer de prendre exemple sur ceux qui gagnent, les français préfèrent rester dans la médiocrité et la bassesse d'esprit. Etre patron est un gros mot en France, une ambition dans le reste du monde.


Alors, dans cette guerre qu'ils s'inventent entre le "patron salaud tout-puissant" et le "pauvre salarié asservi", les français ont érigé en sport national la grève. Grève pour gagner plus. Grève contre l'augmentation du temps de travail. Grève pour ne pas partir à la retraite plus tard. Grève pour avoir plus de semaines de vacances. Et puis, un jour, ces grèves à gogo se paient : licenciements et délocalisations. Mais, au lieu de s'interroger sur les raisons de ces suppressions de postes, qui traduisent une difficulté financière de l'entreprise, les français accusent encore plus le patron qui n'est plus un salaud, mais un véritable salopard. Jamais ils n'admettront qu'ils ont une grande part de responsabilité dans ce qui leur arrive. Jamais les français n'admettront que ce sont leurs incessantes grèves qui ont fait baisser la productivité de l'entreprise au point de la mettre en difficultés financières. Jamais ils ne reconnaîtront qu'un patron doit faire face à des charges considérables et qu'il est impossible pour lui de garder la tête hors de l'eau avec des grèves à répétition qui font perdre des millions à la boîte à chaque fois. Non, ça, les français ne l'admettront jamais. Ils seront toujours les  prolétaires opprimés et le patron sera toujours le puissant salaud. Les français n'ont qu'un seul dieu : Marx. 


Les français sont détestables aussi dans leur rapport à l'argent. Dans tous les pays qui gagnent, l'argent, c'est bien, on ne s'en cache pas. Produire de la richesse, c'est permettre au pays de se développer, aux entreprises de créer des emplois au lieu d'en supprimer. Gagner de l'argent, c'est augmenter le pouvoir d'achat, faire prospérer l'économie du pays. Il n'y a plus que les français pour ne l'avoir toujours pas compris. En France, l'argent est tabou, celui qui gagne de l'argent est mauvais, forcément corrompu, et le capitalisme est le mal absolu.  Plutôt que de reconnaître que gagner de l'argent permet d'entrer dans un cercle vertueux,  les français préfèrent se complaire dans leur pauvreté et leur précarité. Pour éviter d'avoir à se bouger pour évoluer et sortir de la misère, les français préfèrent considérer leur sort comme une fatalité au lieu de chercher à être des battants. Car pour un français, être un battant, ça signifie risquer d'être un gagnant, donc de gagner de l'argent, et l'argent, dans la tête des français, c'est mal, c'est tabou, c'est la puissance, et la puissance, c'est pas bien. Alors en France on se complait dans cette "fatalité" qui n'en est pas une, puisqu'il appartient à chacun de faire bouger les choses en y mettant du sien.
Mais ça, y mettre du sien, pour un français, vous n'y pensez pas ! Tout lui est dû, l'assistanat permanent est une religion. Le français, comme un gros bébé qui ne sait rien faire seul, a besoin d'être entièrement pris en charge par maman France.

Les français, jour après jour, contribuent doucement mais sûrement à faire de leur pays un pays sous-développé. La France devient en effet inévitablement un pays sous-développé car elle est plongée dans la léthargie la plus complète (aucune envie de bosser, aucune ambition, aucune volonté, pays constamment bloqué par les grèves, etc.) alors que le reste du monde regarde vers le futur. La France est partie pour devenir un pays pauvre : la jeunesse représente l'avenir d'un pays. En Inde, en Australie, aux Etats-Unis, et dans bien d'autres pays dans le monde, les jeunes veulent créer leur boîte, ils veulent réussir, et ce d'autant plus s'ils sont issus d'une famille modeste ou pauvre : ils veulent s'en sortir et refusent la fatalité. Comme disait Simone de Beauvoir "la fatalité triomphe dés que l'on croit en elle" : les jeunes dans le monde refusent de croire en la fatalité et refusent de la laisser triompher. Mais en France... En France, tout est fait pour ne donner pour seule ambition aux jeunes que de devenir fonctionnaires : l'éducation nationale, bastion de la gauche, pousse les lycéens dans la rue à chaque manifestation d'enseignants, et il n'y a rien de plus facile : en ne trouvant aucun prof pour leur faire cours, les élèves n'ont plus que ça à faire : suivre leurs profs dans la rue. S'ils ne portent que peu d'intérêt à leurs leçons, en revanche, les revendications cgtistes intéresse beaucoup les jeunes : leur avenir est là. Pour devenir à leur tour de bons CGTistes, ils ont intérêt à suivre assidûment les manif '. Les jeunes français qui ont voulu créer leur entreprise et qui ont eu un peu plus d'ambition ont quitté la France : ils ne sont pas suicidaires et savent très bien que la France est un système qui fait tout pour empêcher les initiatives personnelles. Elles ne sont pas impossibles, mais extrêmement compliquées car tout est fait pour les décourager, alors que dans bien d'autres pays, tout est fait au contraire pour encourager ces initiatives.

Les français sont ensuite détestables par leur anti américanisme, dont Chirac est grandement responsable : c'est lui, avec son caniche De Villepin, qui ont fait des français des racistes. Oui, des racistes. Quand on dit qu'on est "anti noir" ou "anti arabe", c'est perçu, à juste titre, comme du racisme. Il en est de même quand on se décrit comme "anti américain". C'est être contre un peuple étranger, c'est donc être raciste. Et bien entendu, les français n'ont de cesse que de donner la leçon à ces "sales américains", ou ces "sales amerloches", mais bien entendu ils sont incapables de proposer des meilleures solutions que les américains. Bien entendu, les américains ont toujours tort, ce sont eux qui ont tort d'avoir un chômage dans les 4% et c'est nous qui avons raison d'avoir un chômage dans les presque 8%. Ce n'est qu'un exemple. Les américains ont forcément tort dans la guerre en Iraq. D'ailleurs ils ont eu tort de faire tomber la dictature de Saddam. Et les français ne voient aucun inconvénient à critiquer les Etats-Unis sans jamais réussir à proposer la moindre alternative. Donner la leçon aux autres sans jamais balayer devant sa porte : voilà l'attitude française par excellence. Et c'est une attitude méprisable.

Et les français sont détestables dans la vie quotidienne car ils ont banni de leur vocabulaire les mots respect et  civisme. Pour le français, dans la vie en société, la seule chose qui compte, c'est de tricher, passer avant les autres. Quand il y a la queue pour monter dans les transports en commun, les français ne laissent pas les autres descendre avant de monter à leur tour. Les transports en commun version française, c'est "dégage de là que je m'y mette". La vie en société en France, c'est ne pas céder la place assise à une personne âgée ou à une femme enceinte jusqu'aux yeux. C'est se vautrer sur le double siège quand il n'y a personne à côté dans le train, dégueulassant tout avec les chaussures sans aucun scrupules. La vie en société avec les français, c'est se garer sur une place pour handicapés quand au bout de cinq minutes on ne trouve pas de place pour se garer. La vie en société avec les français, c'est surtout éviter que l'on soit dérangé dans notre petit confort. Une vieille dame est en difficulté pour monter dans le bus ou pour attraper un produit dans les rayons du supermarché ? Elle va galérer un moment avant que quelqu'un ne daigne enfin remarquer qu'elle a besoin d'aide.
Sur la route, leur incivisme devient pathétique. Un radar ? On tape dessus avec des gourdins ! Les limitations de vitesse ? Je vois peu de personnes respecter le 50 réglementaire en centre ville, ils roulent tous comme des cons, collent au cul et sont prêts à se rentrer dedans. Tu te fais klaxonner si tu ne démarres pas au quart de tour au feu, les stops, c'est en option pour les français, qui confondent stop et cédez-le-passage. J'en passe et des meilleures. Les français au volant me font peur, et je suis sincère. Encore, je ne parle pas de ces jeunes qui dépensent un fric fou pour le "tunning" et transforment leur bagnole d'occas' en manège ambulant, et qui après vont aller pleurer qu'ils n'ont plus de fric pour se payer à manger. Leur attitude sur la route, à ces jeunes-là est, à quelques exceptions près, quasiment criminelle : mieux vaut ne pas se trouver sur leur chemin.



Et puis, pour terminer, les français sont exaspérants par leur chauvinisme. Dites à un français "plus belle avenue du monde ?"... Mais c'est les Champs Elysées bien sûr ! Ah ouais ? Ont-ils déjà vu, au moins en photo, l'avenida 9 de Julio à Buenos Aires ? Ont-ils au moins entendu parler de l'avenue Pall Mall à Londres, de la Gran Via de Madrid, de l'avenue Nanjing à Shangaï, la Cinquième à New-York ?...
Toutes ces artères sont aussi connues dans le monde que les Champs, mais, bien sûr, pour un français, c'est une certitude, la "plus belle du monde", c'est les champs Elysées ! Je suis loin de penser la même chose. Pour moi, les champs Elysées sont une grande avenue où tu ne peux pas faire dix mètres sans risquer de marcher dans une merde de chien. C'est une avenue où ça klaxonne dans tous les sens avec des embouteillages et un bruit qui devient vite assomant. C'est une avenue avec des trottoirs ébréchés, jonchés de mégots et de vieux chewing-gums. C'est une avenue où il faut s'armer de patience pour trouver quelque chose d'ouvert à 23 heures quand on veut manger un petit quelque chose de sympa après un spectacle. Alors en "plus belle avenue du monde", permettez-moi de penser qu'il y a mieux :

Avenida 9 de Julio, Buenos Aires























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